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Les plaintes pour crimes contre l'humanité

    Deux associations de harkis ont déposé des plaintes pour crimes contre l'humanité et complicité devant différents tribunaux de France. Ces procédures visent aussi bien les autorités françaises qu'algériennes pour leurs responsabilités respectives dans l'abandon et le massacre de 150 000 harkis après le 19 mars 1962, date de la fin de la guerre d'Algérie. Les premières plaintes ont été déposées le 30 août dernier par maîtres Philippe Reulet et Emmanuel Altit au nom du Comité national de liaison des harkis et de neuf plaignants auprès du doyen des juges du Tribunal de grande instance de Paris. Elles ont été bien relayées par les différents médias. 

          Les secondes plaintes ont été tributaires de la tragique actualité venue des États-Unis, donc peu évoquées dans les journaux. Elles ont été déposées le 18 septembre 2001 par le Collectif "Justice pour les harkis" auprès des juges du Tribunal de grande instance de Marseille. Le jour du dépôt de plainte était organisé une manifestation devant le palais de justice de Marseille. Robert Vigouroux, ancien maire de Marseille, était au côté des manifestants et justifiait sa présence en affirmant à propos des harkis que "leurs droits avaient été oubliés depuis 1962". Et ces droits ont été symbolisés par une immense carte d'électeur provisoire brandie par les manifestants de la communauté harkie.

"Les harkis en appellent à la Justice" par Charles Tamazount, président du Comité "Harkis et Vérité". Article publié la veille du dépôt de plainte pour crimes contre l'humanité dans le journal  "Libération" daté du 29 août 2001.

  

La plainte du Collectif "Justice pour les harkis" avait été annoncée dans numéro de septembre de la revue "Harkis et Vérité".

 

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