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L'association
GMH envisage des poursuites en justice aprés les propos
de l'UMP Pierre Lellouche
Communiqué
de GMH -27 avril 2007 - "M. Bayrou fera ce qu'il voudra.
(...) En revanche, les députés qui vont nous rejoindre
auront leur place. Ce ne seront pas des harkis ou des chaouch
de la majorité présidentielle. Ils seront soutenus au moment
des législatives. Ceux qui se mettront contre Nicolas Sarkozy
en tireront les conséquences", a résumé le député
UMP de Paris Pierre Lellouche.
Ces
propos sont confirmés dans un article signé de l’agence
Reuters et paru notamment dans le Nouvel observateur.
S’agissant des tractations d’appareils, il est devenu de
notoriété publique depuis dimanche soir 22 avril, que les Députés
UDF sont soumis à une très importante pression pour apporter
leurs soutiens au candidat à la présidentielle, en la
personne de monsieur
Nicolas SARKOSY. Que monsieur Pierre LELLOUCHE pratique la
politique avec l’insulte envers ses homologues hommes
politiciens de son rang, ou appartenant au groupe de l’UDF
est dégradant pour la démocratie.
Mais,
lorsque monsieur Pierre LELLOUCHE, avocat de formation, Député,
Délégué général d’une grande organisation politique
qu’est l’UMP vient s’attaquer et associer le titre
identitaire « Harkis » sans que ceux-ci soient
parties prenantes dans l’échange, relève de l’insulte et
de la discrimination gratuite. Est-ce cela la fonction d’un
député de la nation qui use de sa liberté de parole, voire
de son prestige parlementaire pour diffamer l’identité de
toutes celles et ceux qui se reconnaissent sous cette
appellation de communauté historique que sont les anciens
Harkis ?
Cette
particulière discrimination de « sous citoyen »
est un acte indigne et déloyal d’un responsable politique.
Il n’est nullement permis de faire une autre lecture que
celle comprise comme ci-dessus. Le texte et le contexte sont
clairs : « M. Bayrou fera ce qu'il voudra. (...) En
revanche, les députés qui vont nous rejoindre auront leur
place. Ce ne seront pas des harkis ou des chaouch de la
majorité présidentielle »
Monsieur Pierre LELLOUCHE menace les députés UDF
et porte atteinte à l’honneur et à la considération
de l’identité « des harkis » lorsqu’il
illustre son propos politique par l’exemple : « Ce
ne seront pas des harkis ou des chaouch de la majorité présidentielle ».
Générations
Mémoire Harkis ne peut laisser passer de telles dérives du
langage qui consistent à imprégner l’opinion publique que
les anciens Harkis et leurs descendants sont voués à être
des éternels « sous citoyens restés des supplétifs
à jamais » comme à l’ époque coloniale.
Monsieur
Pierre LELLOUCHE tente de se défendre et se pose en victime
dans un communiqué adressé à l’Agence France Presse daté
du 25 avril et apporte cette précision : « …J’ai
simplement voulu dire que les élus de l’UDF concernés ne
seraient pas traités comme des supplétifs de l’UMP, et
qu’ils seraient au contraire pleinement reconnus ».
Pour
celles et ceux qui n’avaient pas saisi le véritable sens du
propos, cette précision enfonce désormais l’auteur des
propos dans l’injustifiable ! Peut-être que l’agression
n’était pas suffisamment caractérisée ! En
effet, en Algérie les anciens Harkis étaient justement des
supplétifs de l’armée française et n’étaient pas
pleinement reconnus par l’Etat, d’où leur abandon et
massacres en 1962 que de nombreux candidats déclarent enfin
reconnaître.
C’est cette discrimination et insulte qui ont été proférés
par monsieur Pierre LELLOUCHE !
En
conséquence, Générations Mémoire Harkis prend acte des
regrets formulés par monsieur Pierre LELLOUCHE mais se réserve
tous les droits de poursuite y compris judiciaires afin que
de telles insinuations ne se reproduisent plus.¢
Smail
BOUFHAL
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Des
associations de harkis s'indignent de l"insulte"
de M. Lellouche
AFP
27 avril 07 -15h31 - Trois associations de harkis se sont
indignées vendredi de récents propos du député UMP Pierre
Lellouche jugés insultants à leur égard.
L'élu avait déclaré mardi que les députés UDF qui vont
rejoindre Nicolas Sarkozy pour le second tour de l'élection
présidentielle "ne seront ni des harkis ni des chaouch
(domestiques, factotums) de la majorité présidentielle, ils
auront pleinement leur place et seront soutenus au moment des
législatives".
Ces propos relèvent de "l'insulte et de la
discrimination gratuite", a réagi Générations Mémoire
Harkis, association basée en Seine-Maritime.
L'association "ne peut laisser passer de telles dérives
de langage, qui consistent à imprégner l'opinion publique de
l'idée que les anciens harkis et leurs descendants sont voués
à être d'éternels sous-citoyens restés supplétifs à
jamais", ajoute-t-elle, en annonçant qu'elle "se réserve
le droit de poursuites".
La Coalition nationale des Harkis, rassemblant 14 associations
du Nord-Pas-de-Calais, s'étonne sur son site internet que
"l'auteur d'une loi contre le racisme et l'antisémitisme
(un texte adopté en février 2003 visant à aggraver les
peines punissant les infractions à caractère raciste, ndlr)
puisse "tenir des propos quasi-racistes".
"La Coalition Nationale des Harkis et des Associations de
Harkis condamne, fermement, les présentes dérives et,
exhorte Nicolas Sarkozy à (...) le sanctionner de manière
exemplaire", poursuit-elle. "Nous demandons à
Monsieur Lellouche de faire des excuses publiques devant les
caméras de la chaîne sur laquelle il s'est exprimé", a
exigé l'Union nationale des Harkis (UNH), basée en
Seine-Saint-Denis, après avoir estimé que ses propos étaient
"blessants".
Selon l'historien Philippe Denoix, 91.000 harkis, ces supplétifs
de l'armée française en Algérie et leurs familles, s'étaient
installés en France au lendemain de la guerre d'Algérie
entre 1962 et 1968.
Après les accords d'Evian du 19 mars 1962, plusieurs dizaines
de milliers de harkis avaient été massacrés par le
FLN.¢
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"Des
harkis ou des chaouch..."
.PARIS
(Reuters) - 24.04.07 | 17h58 - Rassembler sans se renier pour
Nicolas Sarkozy, tendre la main sans rogner sur sa gauche pour
Ségolène Royal : l'inconnue centriste pèse sur la campagne
du candidat de l'UMP et de sa rivale socialiste, à la
recherche de l'équation la plus efficace pour une victoire le
6 mai. Quand Nicolas Sarkozy refuse les "combinaisons
d'appareils" en proposant un rassemblement à ses
conditions, Ségolène Royal invite François Bayrou à
"prendre ses responsabilités" en vue d'"un
dialogue ouvert et public" sur le programme socialiste.
La candidate socialiste a été sans détour mardi : elle veut
que "les choses aillent vite", même si elle se défend
de toute "pression" ou "ultimatum" envers
le président de l'UDF, qui fera connaître ses intentions
mercredi lors d'une conférence de presse à 15h30 dans un
grand hôtel parisien. Ségolène Royal a décidé de
multiplier les signaux en direction du pôle centriste,
recevant mardi l'ancien président de la Commission européenne
Jacques Delors, qui a validé sa "démarche
d'ouverture". Vendredi à Lyon, le président du Conseil
italien Romano Prodi, autre figure du centre-gauche européen,
participera à un meeting de la candidate socialiste.
Durant la campagne, François Bayrou avait déclaré que son
Premier ministre idéal serait un Jacques Delors "en plus
jeune".
Le candidat centriste a fédéré 6,8 millions de suffrages
(18,57%) lors du premier tour de la présidentielle. Une manne
précieuse pour Ségolène Royal, qui dispose d'un réservoir
naturel de voix inférieur à 37%.
Contraint à la neutralité s'il veut pérenniser sa stratégie
"anti-système" et conforter son indépendance, François
Bayrou devrait annoncer la création d'une grande formation du
centre et inviter ses électeurs à reprendre leur liberté :
certains pourraient choisir de rejoindre leur famille
d'origine, droite ou gauche, d'autres de poursuivre sur la
voie de l'iconoclasme en se livrant à un "tout sauf
Royal" ou un "tout sauf Sarkozy" ou opter pour
le bulletin blanc ou l'abstention.
"DES HARKIS OU DES CHAOUCH..."
Les sondages réalisés depuis dimanche sur le report des voix
bayrouistes offrent des prédictions contrastées. Selon une
enquête Ipsos-Dell pour SFR et Le Point diffusée mardi, l'électorat
de François Bayrou se reporterait davantage sur Ségolène
Royal que sur Nicolas Sarkozy, dans une proportion de 38%-35%;
27% s'abstiendraient ou ne s'exprimeraient pas.
A l'UMP, où l'on aime à souligner avec le candidat que
"c'est le fort qui tend la main", on taxe la stratégie
socialiste de "marchandage" et on fait valoir
l'impossible "grand écart" de Ségolène Royal
"entre François Bayrou et Olivier Besancenot".
Le Premier ministre, Dominique de Villepin, a souligné mardi
à l'issue d'un déjeuner à Matignon avec Nicolas Sarkozy la
"volonté" et l'"ambition" de
rassemblement du candidat de l'UMP dans une démonstration
d'unité soigneusement mise en scène.
Pour Nicolas Sarkozy, "la formule, c'est pas de négociations
d'appareils mais parler aux Français et aux élus", a résumé
Bernard Accoyer, président du groupe UMP de l'Assemblée, à
l'issue d'une réunion des parlementaires UMP avec le
candidat.
Sans négliger un soupçon de menace en vue des élections législatives
des 10 et 17 juin, au fil de tractations qui ne disent pas
leur nom.
François Fillon, présenté comme l'un des favoris pour
Matignon si Nicolas Sarkozy est élu, s'est chargé du rappel
à l'ordre à l'adresse des élus UDF.
L'ancien ministre prévient dans Le Figaro qu'il y aura
"un problème aux élections législatives" si François
Bayrou n'apporte pas un soutien clair au candidat de l'UMP.
Dans cette hypothèse, l'UMP présenterait un candidat contre
chaque sortant centriste. Mais l'UDF pourrait riposter en
provoquant des triangulaires - dans 469 circonscriptions,
selon Le Monde.
"M. Bayrou fera ce qu'il voudra. (...) En revanche, les députés
qui vont nous rejoindre auront leur place. Ce ne seront pas
des harkis ou des chaouch de la majorité présidentielle. Ils
seront soutenus au moment des législatives. Ceux qui se
mettront contre Nicolas Sarkozy en tireront les conséquences",
a résumé le député UMP de Paris Pierre Lellouche. Six députés,
deux sénateurs et l'unique ministre UDF du gouvernement,
Gilles de Robien, se sont ralliés à Nicolas Sarkozy avant le
premier tour. André Santini précise dans Le Figaro
qu'"une douzaine d'autres" pourraient franchir le
pas. L'UDF compte 29 députés et 33 sénateurs.¢
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Narbonne
:
les fils de harkis tentés par la gauche
Journal
Le Midi libre le 8 avril 2007- A. PERNIA - « Nous étions
des racailles avant l'heure ». Il y a seize ans, sur ce même
terrain de la cité des Oliviers de Narbonne, Abdelkader
Bouaziz affrontait les CRS avec d'autres fils de harkis. Jets
de pierre, barricades, voitures incendiées, arrestations. Les
revendications : dignité pour les pères, travail pour les
fils. Et puis, plus rien. « Tout cela nous a finalement
causé du tort. Aujourd'hui, nous sommes dans la même
situation sur le plan de l'emploi et du logement », poursuit
Abdelkader, 44 ans, intérimaire, père de deux enfants et
toujours locataire de cette cité gérée par la Sonacotra. A
l'image de Mohamed, 80 ans, qui porte une veste de treillis
comme pour rappeler son passé militaire au service de la
France et qui égrène ses choix électoraux depuis 1964 : «
De Gaulle, Pompidou, Giscard, Chirac », Abdelkader votera
à droite le 22 avril prochain. Mais ce choix n'est plus
vraiment celui des plus jeunes de la cité. "Ils
voteront pour Ségolène", croit-il savoir.
"Ils voient qu'avec la droite rien n'a vraiment changé
depuis trente ans et maintenant, ils se mélangent avec les
beurs et prennent pour eux ce que dit Sarkozy sur la racaille
ou le kärcher." Le drame des harkis a toujours tenu
au fait qu'ils étaient considérés comme des étrangers par
les « Européens » et comme des traîtres par les immigrés.
En seize ans, ce qui a changé, c'est peut-être l'oubli chez
les jeunes beurs de l'histoire de la guerre d'Algérie. Le
passé s'est estompé, fils de harkis et fils d'immigrés
finiraient par se trouver des points communs, dont un pourrait
être dans deux semaines le rejet de la droite.
Un vote socialiste malgré les propos de Frêche sur les
sous-hommes ? « Les harkis de Montpellier sont des
mendiants. La ville les a aidés et ils vont dans le camp
adverse, Frêche a eu raison », soutient Abdelkader,
rejoint en cela par Dali Krim le président de l'Union des
harkis de Narbonne qui ne cache pas ses préférences à
gauche. Lui aussi a participé aux événements de 1991 : «
Aujourd'hui, c'est un retour au point zéro. On a beau faire,
on n'est toujours pas considéré comme des Français à part
entière, seul compte le faciès. » Dali Krim votera à
gauche.¢
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SARKOZY
sur les pas de CHIRAC
Harkis
et Vérité le 1er avril 2007 : Samedi
31 mars, le président de l’UMP et candidat à la présidence
de la République Nicolas SARKOZY a présenté, comme Jacques
CHIRAC en 1995 et en 2002, une série de promesses à
destination de l’électorat harki.
Après avoir été ministre d’Etat des gouvernements
RAFFARIN et VILLEPIN et président de la formation politique
de droite qui a combattu avec fermeté toute reconnaissance de
responsabilité dans le drame des harkis, Nicolas SARKOZY découvre
subitement la situation des harkis et de leurs enfants en
cette période électorale. Le président de l’UMP promet
aujourd’hui aux familles de harkis ce qu’il leur a refusé
hier.
Une telle versatilité doit-elle être prise avec sérieux à
la veille d’échéances électorales majeures ?
Si l’on
veut bien comprendre, Nicolas SARKOZY promet de reconnaître
la responsabilité du pouvoir gaulliste de l’époque dans
l’abandon et les massacres de harkis en 1962 ainsi que dans
l’accueil des familles de harkis rescapées dans des camps
entre 1962 et 1981. Une droite qui se revendique encore aujourd’hui de l’héritage
gaulliste est-elle prête à faire son mea culpa ? On
peut fortement en douter.
Pour l’heure, Nicolas SARKOZY
s’en tient aux décevants propos de Jacques CHIRAC de 2001
en se comptant de les répéter : "La France, en
quittant le sol algérien, n’a pas su empêcher les
massacres". Ces propos sonnent comme de mauvaises augures
pour les familles de harkis.
Nicolas SARKOZY s’inscrit dans les pas de Jacques CHIRAC. Au
lendemain de chacune de ses deux élections à la présidence
de la République, Jacques CHIRAC s’était empressé de
ranger au placard ses promesses aux harkis et à leurs
enfants. Le traitement des harkis durant tout ce quinquennat
ne peut être que très éclairant sur le sort prochain des
promesses du candidat SARKOZY.
Bizarrement, le candidat n’a
pas évoqué le bilan de l’UMP à propos des harkis et de
leurs enfants après cinq années de pouvoir. Il est vrai que
le bilan est difficile à assumer.¢
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Parti
socialiste a reçu les associations de harkis
Paris le
13 mars 2007 - Plusieurs associations de harkis ont été
auditionné au siège du Parti socialiste rue de Solférino à
Paris. Le directeur de cabinet de François Hollande et député
européen Stéphane Lefoll accompagné de Robert Gaia,
responsable national du PS chargé des rapatriés et des
harkis et de Jacques Bascou, député de l'Aude chargé de la
question harkie au groupe socialiste à l'Assemblée Nationale
ont dialogué durant prés deux heures avec les responsables
associatifs de la communauté harkie.
En perspective de l'élection présidentielle, un certain
nombre de propositions ont été étudiées et proposées aux
responsables de Parti socialiste. " La loi du 23 février
2005 vous a fortement déçu. Il nous faut répondre à cette
déception" a déclaré Robert Gaia. Pour le président
du Comité "Harkis et Vérité", " cette
rencontre nous a permis de présenter des propositions en vue
de l'obtention d'avancées importantes en matière de vérité
sur ce drame, de réparation et d'insertion des enfants de
harkis. Nous avons eu en face de nous des dirigeants
politiques mesurant bien les attentes et surtout le mécontentement
exprimé par les rapatriés au cours du quinquennat ".
A l'issue de la réunion, Stéphane Lefoll, directeur de
cabinet de François Hollande, a salué la qualité de ces échanges.
Après avoir auditionné les responsables associatifs de la
communauté harkie, la candidate soutenue par le parti
socialiste Ségolène Royal devrait prochainement présenter
ses engagements sur ce dossier.¢
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Au
fil des mois
Le
CHV appelle à voter le 6 mai Ségolène
ROYAL
Harkis et Vérité, le 18 avril 2007
Dimanche
6 mai 2007, l’électorat harki et « rapatriés » sera
appelé à faire un choix décisif. C’est pourquoi le Comité « Harkis
et Vérité » appelle l’ensemble du
monde « rapatriés » à se mobiliser autour de Ségolène
ROYAL pour qu’un travail de vérité soit mené au cours du prochain
quinquennat.
Il est temps
aujourd’hui de mettre un terme à 40 ans d’hypocrisie de la droite à
destination des harkis. Cette hypocrisie est actuellement exprimée par le
candidat de l’UMP à la présidence de la République. Nicolas SARKOZY
promet aujourd’hui de reconnaître la responsabilité de la France après
l’avoir refusé hier au Parlement.
Harkis, enfants
de harkis et rapatriés en général, les quarante dernières années de
promesses de la droite nous ont conduit qu’à des déceptions et des
souffrances. L’UMP se revendique encore aujourd’hui de l’époque
gaulliste. Or, qui a abandonné et parqué les harkis dans des camps en
France ? Cette droite dont se revendique le candidat Nicolas SARKOZY
n’est pas prête à faire son mea culpa vis à vis du drame des harkis
et des rapatriés. Faut-il évoquer les ambiguïtés de la droite au sujet
de la commémoration 19 mars ? L’UMP donne l’illusion d’être
opposée à cette date alors que dans le même temps, nombreux sont les élus
UMP a inauguré des places, avenues et rues en hommage au 19 mars 1962. De
qui se moque-t-on ? Le temps est venu de rompre avec le double
discours de la droite dans le domaine de la reconnaissance et de la réparation.
A l’égard
des enfants de harkis, Nicolas SARKOZY promet une double discrimination
positive. Ces promesses rappellent les engagements de Jacques CHIRAC prévoyant
de créer des quotas d'emplois en faveur des enfants de harkis. Personne
n’y croit plus, sauf l’UMP au moment des élections. Ces dernières
années ont été terribles pour les enfants de harkis. Fichés et gérés
dans l’illégalité la plus totale, les enfants de harkis ont été
cantonnés dans un quotidien qui s’est résumé à du chômage et de la
précarité.
Désabusés,
trompés, méprisés par la droite, les harkis ont tout de même gardé
espoir. Aujourd’hui, au delà du discours mensonger de la droite, les
harkis et leurs enfants ont le choix de saisir la main tendue de Ségolène
ROYAL afin qu’une grande politique de vérité, de justice et de réparation
soient mise en œuvre dans le
cadre de la future grande loi en faveur des harkis et des rapatriés
qu’entend porter le Parti Socialiste.
Tous celles et
ceux qui souhaitent voir la droite sanctionnée sur la politique honteuse
des camps qu’elle a fait subir aux familles de harkis doivent saisir le
bulletin de Ségolène ROYAL pour exprimer leur rejet de la droite.
C’est pour cela que le Comité Harkis et Vérité appelle à la
mobilisation autour de Ségolène ROYAL. Pour le Comité Harkis et Vérité,
la jeunesse harkie sait que ce n’est pas le général de Gaulle qui a
sauvé les harkis. Et parce que l’accueil des harkis et de leurs enfants
en France par les gouvernement de droite a été indigne, le 6 mai prochain, ils sanctionneront le candidat de la droite Nicolas SARKOZY.
Avec le
soutient des enfants de harkis et des rapatriés, Ségolène ROYAL
deviendra la prochaine présidente de la République !¢
Charles
TAMAZOUNT
Président du Comité
"Harkis et Vérité"
Juriste, diplômé en science politique
Enseignant à l'Université
_________________________________
Ségolène
ROYAL, son désir d’avenir pour les harkis
Harkis et Vérité, le 6 mars 2007
Les
harkis et leurs enfants ont beaucoup souffert de la guerre d’Algérie.
Construire une enfance et une destinée
avec une tel héritage historique ne fut pas chose facile. Si l’issue
tragique de la guerre d’Algérie a frappé terriblement les harkis, le
conflit algérien a aussi bouleversé la trajectoire de certaines
françaises et français. Parmi eux, Ségolène Royal. Candidate à
la présidence de la République, celle que beaucoup de médias
présentent de façon caricaturale comme une parisienne aisée et
éloignée des difficultés du français moyen, a été marquée par les
tragédies humaines nées lors la fin de la guerre d’Algérie.
Durant tout le
conflit algérien, le père de la candidate, Jacques ROYAL, servit en
Algérie comme officier de l'armée française. Après le 19 mars 1962, l’officier
ROYAL rentra en France complètement bouleversé par la sortie gaulliste
du conflit algérien. D’après le journal Le Monde,
« il reviendra se sentant floué, angoissé d'avoir laissé les
harkis qu'il sait voués à une mort inévitable. Antigaulliste absolu.
Crachant sur l'hypocrisie des politiques. Marqué par une amertume
profonde ». C’est avec un père fortement bouleversé par la
tragédie de la guerre d’Algérie que Ségolène ROYAL affronte l’adolescence
et les études supérieures. Intelligente et brillante, aidée par des
bourses universitaires, elle intégre l’ENA à la fin des années 70.
A sa sortie de l’École,
elle embrasse une carrière politique qui la conduit à être aujourd’hui
candidate à la présidence de la République. Sa pensée politique tout
comme ses thèmes de campagne sont nécessairement imprégnés de son
histoire personnelle. Sur la question de la mémoire de la guerre d’Algérie,
Ségolène ROYAL déclarait en mai 2006 : « ce qui
compte, c'est que la France soit au clair avec son histoire et toutes
celles et ceux qui la composent et qui ont souffert... parce qu'ils étaient
engagés avec leurs convictions. Je pense aux Algériens qui ont vécu la
répression mais je pense aussi aux harkis et à leurs souffrances. Étant
fille d'un officier qui a été engagé dans la guerre d'Algérie, avec
les ordres qu'il avait reçus et ses convictions, je mesure l'importance
de la prise de parole récente sur cette période de l'histoire »
déclarait-elle.
Sur ce sujet, son
ambition vise à accorder à chacune des mémoires issues de la guerre d’Algérie
toute la place qu’elles méritent au sein de la vie nationale. C’est
ainsi que lors d'un de ses premiers meetings de campagne, le 17 janvier
2007 à Toulon, Ségolène ROYAL affirma avec solennité : « je
veux une France qui assume avec lucidité une histoire partagée,
respectueuse de toutes les mémoires et accueillante à tous les siens. (…)
Ni amnésie, ni repentance, je veux une France capable de porter un regard
apaisé et de poser des mots justes sur son histoire. (…) Je veux que
les enfants des harkis et ceux des militants du FLN, ceux qui vont à la
synagogue, à la mosquée, au temple, à l'église et ceux qui n'y vont
pas fassent vivre entre eux cette valeur de fraternité qui est le plus
beau message de la République… ».
Cette
ambition, la candidate à l’élection présidentielle l’a réaffirmé
dans son « pacte présidentiel » et notamment lors de son
grand discours de Villepinte le 11 février 2007 : « Je veux une
république de la reconnaissance et de la responsabilité… L'histoire
des outre-mer n'est pas périphérique, c'est notre histoire commune,
l'esclavage et la colonisation en font partie et doivent trouver toute
leur place dans les programmes scolaires ». Ses prises de
positions au sujet de la mémoire de la guerre d’Algérie permettent à
Ségolène ROYAL de présenter désormais une alternative à la politique
de la droite dans le domaine de la mémoire.
Son désir d’avenir
pour les harkis l’avait déjà conduit en 2003 à interpeller le
gouvernement à l’Assemblé Nationale sur la situation des harkis
et des rapatriés en général. Députée des Deux Sèvres, le 15
décembre 2003, Ségolène ROYAL s’inquiétait de « la situation des
anciens combattants rapatriés d'Algérie, pieds-noirs ou harkis, qui
attendent toujours une véritable et totale reconnaissance de sa
responsabilité par l'État. Certes, des lois d'indemnisation, bien
tardives, ont permis de couvrir une partie des pertes subies en capital,
mais l'État n'a pas rempli la totalité de ses obligations. (..) Pour ce
qui est de la situation des harkis, l'État doit renforcer les aides et
les moyens mis en place, notamment pour l'acquisition d'un logement, la
revalorisation et le versement global de l'indemnisation forfaitaire, mais
aussi prendre des mesures d'envergure pour les deuxième et troisième générations.
Plus qu'une date de commémoration symbolique imposée par décret
gouvernemental, je demande donc de leur assurer une réparation morale
et matérielle en complétant les dispositions d'indemnisation, en
corrigeant les inégalités et en réparant les oublis ».
Malgré cette interpellation de Ségolène ROYAL, le gouvernement demeura
sourd aux attentes des harkis et des rapatriés en général. Pour la
candidate de « Désirs d’avenir », cette surdité
gouvernementale doit prendre fin le 6 mai 2007 avec l’arrivée d’une
présidente de la République à l’Élysée.¢
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L'UMP
Pierre LELLOUCHE sera-t-il sanctionné ?
Harkis et Vérité, le 26 avril 2007
Le
porte-parole de Ségolène ROYAL Arnaud MONTEBOURG
(en photo) a vivement réagi auprès de l'AFP ce jeudi 26 avril après les propos tenus par l'UMP Pierre
LELLOUCHE à destination des députés UDF (voir la dépêche AFP publiée
sur notre site). Proche collaborateur du
candidat Nicolas SARKOZY, le député UMP de Paris Pierre LELLOUCHE a
déclaré mardi 25 avril 2007 sur France 3 que
"M.
Bayrou fera ce qu'il voudra. (...) En revanche, les députés qui vont
nous rejoindre
auront leur place. Ce ne seront pas des harkis ou des chaouch de la
majorité présidentielle. Ils seront soutenus au moment des législatives.
Ceux qui se mettront contre Nicolas Sarkozy en tireront les conséquences".
Ces
propos de l'UMP
Pierre LELLOUCHE ont choqué et blessé l'électorat harki.
Lors d'un forum organisé par le Nouvel Observateur ce jeudi
26 avril, l'éminent historien et spécialiste de la Guerre d'Algérie
Benjamin STORA s'est interrogé sur la pratique du double discours de l'UMP
au sujet des harkis. Benjamin STORA a déclaré qu' "il est
regrettable que ces mots, "harkis" ou " chaouchs",
continuent d´être utilisés dans le vocabulaire politique actuel car
cela renvoie à un temps révolu, celui de la colonisation, décidément
qui n´arrive pas à passer. Cela est effectivement surprenant dans la
mesure où Nicolas Sarkozy dans ses discours de Toulon, de Nice, de
Montpellier, de Marseille, a expliqué qu´il fallait redonner leur place
sociale, politique et culturelle, aux harkis dans la société française.
On peut s´interroger sur cette pratique de double langage".
Porte-parole
de Ségolène ROYAL Arnaud MONTEBOURG exige aujourd'hui des
"excuses immédiates et publiques aux harkis" et demande que
l'UMP prenne ses responsabilités afin que Pierre LELLOUCHE soit
sanctionné pour ces propos indignes et blessants.¢
Montebourg proteste
contre des déclarations de Lellouche évoquant des harkis
PARIS (AFP) -26
avril 2007-
19:37 - AFP Général
-
Arnaud Montebourg,
porte-parole de Ségolène Royal, a protesté contre des déclarations
trahissant du "mépris" à l'égard des harkis faites par Pierre
Lellouche mardi et diffusées sur France 3, au sujet des députés UDF qui
appelleraient à voter pour le candidat de l'UMP.
Le député UMP de Paris avait déclaré que les députés UDF qui vont
rejoindre Nicolas Sarkozy pour le second tour de la présidentielle
"ne seront ni des harkis ni des cheouch de la majorité présidentielle,
ils auront pleinement leur place et seront soutenus au moment des législatives".
Pour M. Montebourg, "cette façon de parler trahit le mépris dans
lequel ce député UMP tient nos compatriotes harkis, qu'il assimile dans
son langage courant à des domestiques, ce que signifie en arabe le mot "cheouch".
Il demande au député UMP de "faire des excuses immédiates et
publiques aux harkis".
Il s'interroge aussi : "M. Lellouche recevra-t-il une sanction de
la part de l'UMP, sa formation politique, à l'instar de Georges Frêche
sanctionné par le Parti socialiste ?".¢
Benjamin
STORA
: " "harkis"
ou " chaouchs" renvoie à un temps révolu, celui de la
colonisation "
Forum du Nouvel Observateur, le 26 avril 2007
Question
d'un internaute : Bonjour. Quand le député UMP Pierre Lellouche
dit que les députés de l´UDF qui rejoignent l´UMP ne seront "ni
Harkis et ni chaouchs", je comprend dans cette sémantique l´idée
qu´il se font à l´UMP de harkis et chaouchs : à savoir des traitres.
Alors que Sarkozy est allé leur faire une danse à Toulon et à Nice.
Pour moi c´est très parlant. Qu´en pensez-vous ?
Benjamin
STORA : Il est regrettable que ces mots,
"harkis" ou " chaouchs", continuent d´être utilisés
dans le vocabulaire politique actuel car cela renvoie à un temps révolu,
celui de la colonisation, décidément qui n´arrive pas à passer. Cela
est effectivement surprenant dans la mesure où Nicolas Sarkozy dans ses
discours de Toulon, de Nice, de Montpellier, de Marseille, a expliqué qu´il
fallait redonner leur place sociale, politique et culturelle, aux harkis
dans la société française. On peut s´interroger sur cette pratique de
double langage.¢
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"Des
harkis ou des chaouch"
PARIS (Reuters) -
24.04.07 | 17h58 - Rassembler sans se renier pour Nicolas Sarkozy, tendre
la main sans rogner sur sa gauche pour Ségolène Royal : l'inconnue
centriste pèse sur la campagne du candidat de l'UMP et de sa rivale
socialiste, à la recherche de l'équation la plus efficace pour une
victoire le 6 mai. Quand Nicolas Sarkozy refuse les "combinaisons
d'appareils" en proposant un rassemblement à ses conditions, Ségolène
Royal invite François Bayrou à "prendre ses responsabilités"
en vue d'"un dialogue ouvert et public" sur le programme
socialiste.
La candidate socialiste a été sans détour mardi : elle veut que "les
choses aillent vite", même si elle se défend de toute
"pression" ou "ultimatum" envers le président de
l'UDF, qui fera connaître ses intentions mercredi lors d'une conférence
de presse à 15h30 dans un grand hôtel parisien. Ségolène Royal a décidé
de multiplier les signaux en direction du pôle centriste, recevant mardi
l'ancien président de la Commission européenne Jacques Delors, qui a
validé sa "démarche d'ouverture". Vendredi à Lyon, le
président du Conseil italien Romano Prodi, autre figure du centre-gauche
européen, participera à un meeting de la candidate socialiste.
Durant la campagne, François Bayrou avait déclaré que son Premier
ministre idéal serait un Jacques Delors "en plus jeune".
Le candidat centriste a fédéré 6,8 millions de suffrages (18,57%) lors
du premier tour de la présidentielle. Une manne précieuse pour Ségolène
Royal, qui dispose d'un réservoir naturel de voix inférieur à 37%.
Contraint à la neutralité s'il veut pérenniser sa stratégie
"anti-système" et conforter son indépendance, François Bayrou
devrait annoncer la création d'une grande formation du centre et inviter
ses électeurs à reprendre leur liberté : certains pourraient choisir de
rejoindre leur famille d'origine, droite ou gauche, d'autres de poursuivre
sur la voie de l'iconoclasme en se livrant à un "tout sauf
Royal" ou un "tout sauf Sarkozy" ou opter pour le bulletin
blanc ou l'abstention.
"DES HARKIS OU DES CHAOUCH..."
Les sondages réalisés depuis dimanche sur le report des voix bayrouistes
offrent des prédictions contrastées. Selon une enquête Ipsos-Dell pour
SFR et Le Point diffusée mardi, l'électorat de François Bayrou se
reporterait davantage sur Ségolène Royal que sur Nicolas Sarkozy, dans
une proportion de 38%-35%; 27% s'abstiendraient ou ne s'exprimeraient pas.
A l'UMP, où l'on aime à souligner avec le candidat que "c'est le
fort qui tend la main", on taxe la stratégie socialiste de
"marchandage" et on fait valoir l'impossible "grand écart"
de Ségolène Royal "entre François Bayrou et Olivier Besancenot".
Le Premier ministre, Dominique de Villepin, a souligné mardi à l'issue
d'un déjeuner à Matignon avec Nicolas Sarkozy la "volonté" et
l'"ambition" de rassemblement du candidat de l'UMP dans une démonstration
d'unité soigneusement mise en scène. Pour Nicolas Sarkozy, "la
formule, c'est pas de négociations d'appareils mais parler aux Français
et aux élus", a résumé Bernard Accoyer, président du groupe
UMP de l'Assemblée, à l'issue d'une réunion des parlementaires UMP avec
le candidat. Sans négliger un soupçon de menace en vue des élections législatives
des 10 et 17 juin, au fil de tractations qui ne disent pas leur nom. François
Fillon, présenté comme l'un des favoris pour Matignon si Nicolas Sarkozy
est élu, s'est chargé du rappel à l'ordre à l'adresse des élus UDF.
L'ancien ministre prévient dans Le Figaro qu'il y aura "un problème
aux élections législatives" si François Bayrou n'apporte pas un
soutien clair au candidat de l'UMP. Dans cette hypothèse, l'UMP présenterait
un candidat contre chaque sortant centriste. Mais l'UDF pourrait riposter
en provoquant des triangulaires - dans 469 circonscriptions, selon Le
Monde.
"M. Bayrou fera ce qu'il voudra. (...) En revanche, les députés
qui vont nous rejoindre auront leur place. Ce ne seront pas des harkis ou
des chaouch de la majorité présidentielle. Ils seront soutenus au moment
des législatives. Ceux qui se mettront contre Nicolas Sarkozy en tireront
les conséquences", a résumé le député UMP de Paris Pierre
Lellouche. Six députés, deux sénateurs et l'unique ministre UDF du
gouvernement, Gilles de Robien, se sont ralliés à Nicolas Sarkozy avant
le premier tour. André Santini précise dans Le Figaro qu'"une
douzaine d'autres" pourraient franchir le pas. L'UDF compte 29 députés
et 33 sénateurs.¢
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Vives
protestations dans la communauté harkie après l'appel lancé à voter
Sarkozy
PARIS (AFP) -19/04/2007
- 19:03
L'appel lancé jeudi à la
communauté harkie par le Comité national de liaison des harkis (CNLH) à
voter pour Nicolas Sarkozy au premier tour de la présidentielle a suscité,
vendredi, de vives protestations parmi la nébuleuse des associations
harkies. "Nous avons le sentiment désagréable, une fois de trop,
d'une prise en otage, par des représentants autoproclamés, de toute une
partie de la population que l'on enferme dans un déterminisme électoral
sans possibilité d'en sortir jamais", écrit ainsi dans un
communiqué adressé à l'AFP le président des harkis de Reims, Ali
Aissaoui.
Selon plusieurs porte-parole d'associations harkies,
celles-ci seraient plus de 500 sur tout le territoire, une véritable nébuleuse.
Certaines représentent une communauté de plusieurs dizaines de familles,
comme l'association 2ID-Harkis du Loiret qui affirme représenter quelque
80 familles. D'autres communautés sont numériquement beaucoup plus
importantes, comme à Roubaix, par exemple, où la communauté compte
entre 9.000 et 10.000 familles.
Selon l'historien Philippe Denoix, 91.000 harkis, ces
supplétifs de l'armée française, et leurs familles s'étaient installés
en France au lendemain de la guerre d'Algérie entre 1962 et 1968.
Aujourd'hui, les harkis et leurs descendants seraient plusieurs centaines
de milliers. De très nombreuses associations ont affirmé jeudi ne pas se
reconnaître dans l'appel lancé mercredi par le président du CNLH, qui
affirme représenter 150 associations et appelle la communauté harkie "à
voter pour Nicolas Sarkozy dès le premier tour".
L'association Harkis et droits de l'homme a ainsi fait
savoir: "nous n'appelons pas à voter pour Monsieur Sarkozy qui,
rappelons-le, a eu cinq années pour réaliser ce qu'il promet
aujourd'hui". L'Union nationale des Harkis associés et
sympathisants a affirmé, elle, que M. Azni "ne représente que
lui-même".
L'association 2ID-Harkis du Loiret souligne également que "toutes
les associations (...) concernées n'ont pas été consultées pour se
prononcer sur cet appel qui n'engage que lui".
La plupart de ces associations de harkis ne donnent pas
de consigne de vote, même si certaines ne cachent pas que leurs préférences
vont clairement à gauche. Des multiples communiqués d'associations reçues
jeudi par l'AFP, seul le Comité "Harkis et Vérité" "appelle
à la mobilisation autour de Ségolène Royal". Plusieurs
associations soulignent aussi que le 10 avril, le PS a publié un
communiqué dans lequel il reconnaît "la responsabilité de
l'abandon volontaire des harkis par le gouvernement français en
1962". Cette affirmation répond à une des principales
revendications harkies depuis 45 ans.
Après les accords d'Evian du 19 mars 1962, plusieurs dizaines de milliers
de harkis avaient été massacrés par le FLN.¢
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Le
Parti Socialiste reconnaît la
responsabilité
de l’abandon volontaire des Harkis par le gouvernement français en 1962
Harkis et Vérité, le 11 avril 2007
Le
premier secrétaire du Parti Socialiste François HOLLANDE a reçu les représentants
des associations de harkis ce mardi
10 avril 2007 au siège du Parti Socialiste rue de Solferino à Paris.
François HOLLANDE était accompagné de Robert GAIA, responsable
national chargé des rapatriés et des harkis au Parti Socialiste,
de Stéphane Le FOLL, directeur de cabinet du 1er
secrétaire et député
européen ainsi que de Jacques BASCOU, député socialiste de l'Aude
chargé des rapatriés et des harkis au groupe socialiste à l'Assemblée
Nationale. Quinze jours après que la candidate à la présidence de la
République Ségolène ROYAL ait présenté ses engagements aux harkis,
plusieurs dirigeants d'associations de harkis se sont félicités de la
publication de la lettre ouverte du 26 mars dernier et ont souhaité faire
de leurs sentiments. Après deux heures de débat, le premier secrétaire
du Parti Socialiste a tenu à rappeler tout le travail parlementaire des
députés socialistes au cours du quinquennat. La reconnaissance de la
responsabilité avait été proposée par le Parti Socialiste lors des
débats de la loi du 23 février 2005 relative aux rapatriés, la
majorité UMP l'a refusé malgré la mobilisation des harkis et a voté
contre l'amendement socialiste allant dans ce sens. A
l'issue de la réunion, un communiqué officiel du Parti Socialiste fut rédigé,
diffusé et dont la teneur est la suivante : "François HOLLANDE a
reçu ce jour, le 10 avril, plusieurs associations représentantes de
Harkis. Après un large tour d’horizon, d’un commun accord et dans la
continuité des engagements pris par Ségolène Royal, le Parti socialiste
reconnaît la responsabilité de l’abandon volontaire des Harkis par le
gouvernement français en 1962.
La nouvelle majorité adoptera un texte sur cette reconnaissance
explicite. Le Parti socialiste ne saurait avoir, s’il accède à la
direction du pays, une position différente de celle qu’il a dans
l’opposition.
En effet, le groupe socialiste à l’Assemblée nationale avait déposé
un amendement à la loi de février 2005 reconnaissant cet abandon. Cet
amendement n’avait pas été accepté par la majorité UMP/UDF." Le
Comité "Harkis et Vérité" se félicite pleinement de la
proposition du Parti Socialiste d'inscrire la responsabilité de
l’abandon volontaire des Harkis par le gouvernement français en 1962
dans une loi. Au delà d'une simple déclaration sur la responsabilité,
cette démarche du PS aura le mérite d'instaurer le grand débat national
qu'appelle de leurs voeux les harkis et les rapatriés autour de ce drame
et qu'ils leur a été refusé par la majorité UMP lors du vote de la loi
du 23 février 2005.

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