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Le scepticisme des harkis du Grand Sud

Harkis et Vérité - 29 avril 2008 - Selon le quotidien 'Midi Libre", le collectif des associations de harkis du Grand Sud s'est réuni à Montpellier le samedi 26 avril 2008. La situation actuelle des enfants de harkis a constitué le principal point de l'ordre du jour de cette réunion associative.
" La seconde génération a été parquée dans des camps, parfois pendant des années. Ils ont ainsi prémédité l'échec scolaire. Et quarante-cinq ans après, nous sommes la preuve vivante de cet échec " a constaté un des dirigeants associatifs présents.
Sur la  question de l'emploi des enfants de harkis et notamment à propos du plan d'action évoqué par le gouvernement, les responsables associatifs ont fait part d'un certain scepticisme. " Notre réaction est très réservée, voire négative. Ces mesures ne correspondent pas à tous les préjudices qu'a subis la communauté harkie" a souligné Chabanne MILOUDI de Montpellier.

 

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Au fil des mois

Kléber MESQUIDA démissionne !

Harkis et Vérité, le 4 juillet 2008

Coup de tonnerre à l'Assemblée Nationale ! Le député socialiste de l'Hérault Kléber MESQUIDA a démissionné de ses fonctions de président du groupe d'étude sur les rapatriés. Connu pour être un des rares parlementaires connaisseurs du dossier "rapatriés" à l'Assemblée, Kléber MESQUIDA avait été sollicité dès la rentrée parlementaire d'octobre 2007 par l' UMP Bernard ACCOYER, président  de l'Assemblée Nationale, pour diriger les travaux du Parlement sur les questions relatives aux rapatriés.

Au quotidien "Midi Libre",  le député PS de l'Hérault a livré les raisons qui l'ont conduit à démissionner de ses fonctions de président du groupe d'études sur les rapatriés. « Le président de l'assemblée m'a proposé de prendre cette présidence. J'ai accepté. Depuis janvier, je réclame des moyens mais ça ne vient pas. J'attendais pour constituer le groupe. Ça supposait que des fonctionnaires soient motivées pour travailler derrière mais il n'y avait pas de volontaires. Pourtant, il y aurait du travail dans ce groupe mais je ne peux l'assumer seul » a déclaré Kléber MESQUIDA.

Dans un entretien accordé en mars dernier à la revue "Harkis et Vérité" (n° 9 mars 2007), le député de l'Hérault avait pourtant défini la feuille de route du groupe d'études sur les rapatriés assortie d'une adresse aux députés : "Tous les parlementaires qui souhaitent travailler sur ce thème sont les bienvenus !".

Cette démission parlementaire reflète un certain malaise dans la mise en oeuvre des politiques d'Etat à destination des rapatriés, et notamment à destination des enfants des harkis. Ce malaise est palpable depuis quelques mois. Le député de l'Hérault faisait déjà part de ses inquiétudes en mars dernier à la revue "Harkis et Vérité": " La déception des « rapatriés » est légitime. Elle rejoint celle de l’ensemble des français. Nicolas SARKOZY n’a pas tenu ses engagements. Il avait promis la rupture ! On a finalement une présidence qui gouverne à courte vue, sans perspective dans la durée. Sur la question des rapatriés, les parlementaires qui ont interrogé le gouvernement dernièrement ont eu droit, en guise réponse, à un éventail d’orientations gouvernementales générales, vagues et sans contenu ; ça ne fait pas une politique. Or, je pense qu’il est impératif d’agir, notamment et prioritairement sur la question de l’emploi et de la promotion des enfants de harkis dans la vie de la Nation".

Depuis quelques semaines, des mesures en faveur de l'emploi des enfants de harkis sont annoncés par le gouvernement sans trop de précisions. En ce sens, 10 000 emplois réservés ont été évoqués, puis seulement 3 000, puis ensuite peut être 200, puis finalement quelques uns parmi les 10 000 emplois réservés. Comprenne qui pourra ! A ce jour, aucun texte (décret, arrêtés...) n'a été publié au Journal officiel. La présentation de ces mesures dans les préfectures n'a par ailleurs suscité guère d'enthousiasme. Ainsi, pour Farid MOUSSAOUI, « c'est le énième plan pour les Harkis, alors j'attends de voir dans les faits ce qui va vraiment changer » a fini par concéder ce fils de harki de l'Eure dépité au Journal Paris-Normandie.

Si ces effets d'annonces peuvent trouver un écho auprès de certains enfants de harkis, ils ont trouvé leurs limites devant les parlementaires. "Maintenant, par cette démission, j'espère faire bouger les choses" a précisé le député Kléber MESQUIDA au quotidien "Midi Libre".

  A lire :   L'interview dans "Harkis et Vérité" n° 9 Mars 2008

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La lettre du député MESQUIDA aux associations de rapatriés

Harkis et Vérité, le 25 juillet 2008

Dans une lettre adressée aux associations de rapatriés le 24 juillet 2008, le député PS Kléber MESQUIDA livre les raisons qui l'ont conduit à démissionner de la présidence du groupe d'étude sur les rapatriés. Notre rédaction a pu prendre connaissance du contenu de cette lettre. harkisetverite.info publie ci-après l'intégralité du texte de la lettre du député démissionnaire :

"Madame, Monsieur,

J'ai le regret de vous informer que j'ai été conduit de démissionner de la présidence du Groupe d'Etudes sur les Rapatriés. Par courrier du 15 janvier 2008, Marc LE FUR, Président de la Délégation du Bureau chargée des groupes d'études et des offices parlementaires, m'a informé de ma désignation pour assurer la Présidence du Groupe d'Etudes sur les Rapatriés.

Ce Groupe d'Etudes a été mis en place sans aucun moyen administratif  pour assurer son fonctionnement. Par lettre du 30 avril 2008 et en réponse à ma demande, le Président de l'Assemblée nationale m'a fait connaître que les « secrétaires administratifs sont recrutés parmi les fonctionnaires de l'Assemblée nationale sur la base du volontariat et remplissent ces fonctions en sus de leurs charges de service ».

Malgré plusieurs démarches personnelles effectuées auprès de certains d'entre eux, il n'a pas été possible de trouver un candidat.

La présidence d'un Groupe d'Etudes demande une assistance administrative adaptée à la charge liée aux préparations d'auditions d'associations, comptes-rendus de réunions, contacts avec les différents organismes ou services ministérielles, prises de rendez-vous, suivis effectifs des courriers, analyses des situations, recherches de textes législatifs, préparations d'interventions auprès du Gouvernement, etc.

J'ai donc tenu à vous informer de ma démission de la Présidence du Groupe d'Etudes sur les Rapatriés dont je resterai néanmoins membre. J'espère que mon acte fera avancer les choses et qu'une décision énergique sera prise pour remédier à cette carence préjudiciable au sérieux du travail du Groupe d'Etudes."

Kléber MESQUIDA
Député de l'Hérault

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Les enfants de harkis aux municipales

Harkis et Vérité, le 29 février 2008

Ils sont candidats aux municipales sur des listes d’union de la Gauche à Villeneuve-sur-Lot (Lot et Garonne), à Saint-Pons-de-Thomières (Hérault), à Villeneuve d’Olmes (Ariège) et dans bien d’autres villes. Même à Bias, bourgade lot et garonnaise connue pour son camp de harkis, ils sont candidats sur une liste d’union face au maire sortant de droite. Ce sont les enfants de harkis. 
    Dignes héritiers de la Grèce Antique, ils aspirent aux responsabilités locales pour s’occuper de la vie de la "Cité".
    Reste que certaines aspirations ont été déçues. Ainsi, lors de la constitution de la liste du maire sortant UMP de Perpignan (Pyrénées-Orientales), la candidature d’un enfant de harki du pays a été purement et simplement écartée. Pour justifier cette mise à l’écart, la réponse des responsables locaux de la droite perpignanaise, rapportée par le quotidien "L'Indépendant" a été des plus sèche :
« On ne veut pas des harkis ! ».
    Dans le Nord de la France, à Roubaix, c’est un scénario inverse qui s’est produit. Un enfant de harki élu en 2001 conseiller municipal sur la liste UMP a préféré quitter la droite roubaisienne pour rejoindre la liste d’union du maire sortant socialiste de Roubaix René VANDIERENDONCK .
    Par ailleurs, ces élections locales ne se résument pas seulement à des candidatures dans certaines villes. Dans le sud de la France, des responsables associatifs « rapatriés » n’hésitent pas à juger le bilan des maires sortants et à prendre position en perspective des scrutins des 9 et 16 mars prochains. Ainsi, à Narbonne (Aude), le bilan du maire sortant Michel MOYNIER soutenu par l’UMP est sévèrement critiqué par l’Union des harkis narbonnais (UHN). « Il n'a rien fait pour nous : pas de travail, pas de logement, pas de dialogue. C'est l'échec total ! » dénonce le président de l’UHN au quotidien « Midi Libre ».
    Disposée à rencontrer les autres candidats, notamment le député Jacques BASCOU, tête de liste PS à Narbonne, l’Union des harkis narbonnais souhaite mobiliser les électeurs narbonnais en perspective des 9 et 16 mars prochains : « J'appelle toutes les personnes qui se sentent exclues par la ville à se rendre massivement aux urnes le 9 mars » a déclaré son président.
    Dans le Var, l’électorat « rapatriés » est également invité à se rendre aux urnes. Déçue par la politique menée par le nouveau Président de la République à destination des rapatriés, l’Association de Rapatriés d’Algérie Harkis et Pieds noirs Pour la Réconciliation des Mémoires (ARAPREM) appelle l’électorat « rapatriés » à sanctionner la politique de Nicolas SARKOZY en votant pour les listes de Gauche, notamment dans le Var.
    Pour ces élections municipales, le « vote sanction » apparaît clairement comme d’actualité au sein de l’électorat « rapatriés ».■

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Le président Kléber MESQUIDA

Harkis et Vérité, le 24 février 2008

Pour la treizième législature (2007-2012), l'Assemblée Nationale a son président du groupe d'étude sur les rapatriés. Député PS de l'Hérault, Kléber MESQUIDA s'est vu confié la noble tâche d'impulser et d'animer à l'Assemblée Nationale les travaux parlementaires intéressant les harkis et les rapatriés. Dans une interview à la revue "Harkis et Vérité de mars 2008, Kléber MESQUIDA annonce qu'il déposera prochainement une demande commission d'enquête parlementaire.
    Il réagit par ailleurs à l'actualité des rapatriés et livre son appréciation sur  la politique menée par le gouvernement ces derniers mois à destination des rapatriés.
    Pour ce bon connaisseur du dossier "rapatriés", "sur la question des rapatriés, les parlementaires qui ont interrogé le gouvernement dernièrement ont eu droit, en guise réponse, à un éventail d’orientations gouvernementales générales, vagues et sans contenu ; ça ne fait pas une politique. Or, je pense qu’il est impératif d’agir, notamment et prioritairement sur la question de l’emploi et de la promotion des enfants de harkis dans la vie de la Nation".

 

 

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