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En bref

Le Parti socialiste réaffirme son attachement et sa solidarité aux harkis et à leurs enfants

Parti Socialiste - 6 décembre 2007-  Le 5 décembre, à défaut de tenir les engagements du candidat SARKOZY, le Président de la République a rappelé l’hommage de la nation aux Harkis. La rupture tant annoncée s’est, une nouvelle fois résumée, à des promesses non tenues.
Le Parti socialiste réaffirme son attachement et sa solidarité aux harkis et à leurs enfants.
La vraie rupture, c’est la reconnaissance de la responsabilité des gouvernements français de 1962 dans les massacres des harkis et les conditions d’accueil des rescapés dans les camps en France.
Les Harkis et leurs enfants sont en droit d’obtenir cette reconnaissance de responsabilité.
Une proposition de loi socialiste en ce sens avait été déposée en 2003 à l’Assemblée nationale et représentée en 2005 sous la forme d’amendement lors de l’adoption de la loi concernant les rapatriés. La majorité UMP les avait refusés. Aussi, le 10 avril 2007, le Parti socialiste a reconnu solennellement la responsabilité des gouvernants français de 1962 dans les massacres de Harkis et leurs conditions d’accueil en France.
De retour au pouvoir, le PS inscrira cette reconnaissance de responsabilité de la France.
Robert GAIA Responsable nationale du
PS
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Les enfants de harkis exclus de la politique de la ville

Harkis et Vérité - Narbonne le  20 septembre 2007 - Les enfants de harkis sont-ils éligible éligibles aux dispositifs mis en place dans le cadre de la politique de la ville. A Narbonne, le contrat urbain de cohésion cohésion sociale 2007/2009 a été signé entre l'État, les collectivités locales et les associations de quartiers sans y associer les représentants associatifs des harkis du narbonnais. 
Après ne pas avoir été conviée début août aux travaux organisés par les acteurs locaux lors de la venue du ministre de la ville à Narbonne, l'Union des harkis narbonnais a fait part en septembre de sa protestation face à cette situation.
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Georges Frêche relaxé en appel

Dépêche AP - Montpellier - 13.09.2007 - Le président de la région Languedoc-Roussillon Georges Frêche a été relaxé par la cour d'appel de Montpellier, alors qu'il était poursuivi pour "injure envers un groupe de personnes en raison de son appartenance ethnique, raciale ou religieuse", après avoir traité des harkis de "sous-hommes" en février 2006.
A la sortie de la salle d'audience, les harkis qui avaient porté plainte ont déclaré qu'ils formeraient un pourvoi en cassation.
Concernant les raisons de ce revirement, Me Alain Scheuer, défenseur de l'association, parle d'une "question purement juridique". En effet, a-t-il expliqué, "le texte de loi de 2007 ayant trait à la religion, aux ethnies et aux groupes d'hommes a ajouté la notion de harkis; il prévoit que des injures visant ce groupe de personnes constituent un délit, mais la sanction de ce délit n'a pas été clairement établie par les parlementaires (...) ce flou profite à l'accusé et non à l'accusation".
Version radicalement différente pour Me Gilles Gauer, défenseur de Georges Frêche. A ses yeux, c'est "la fin d'un procès politique", au cours duquel "un ministre de la Justice avait donné des ordres aux magistrats et pensait qu'on pouvait le faire".
Me Gauer concède le terme d'"insulte" envers les deux personnes mais, selon lui, "ce n'était en aucun cas une injure raciste".
L'ancien maire de Montpellier, qui a eu 69 ans le 9 juillet, a été exclu du Parti socialiste le 27 janvier dernier. A
P ¢ 
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Manifestation à Narbonne

Harkis et Vérité - 6 mai 2007 - Une trentaine de personnes de la communauté harkie de Narbonne dans l'Aude ont manifesté samedi 5 mai 2007 devant le palais de Justice en soutien à Krim DALLI. Président de l'Union des harkis narbonnais, Krim DALLI est écroué depuis le 24 avril à la prison de Carcassonne suite à une rixe entre jeunes. « Krim a, soit disant, frappé un policier. Alors pourquoi ils ne l'ont pas embarqué directement ? Ils étaient 40. Pourquoi ils ont attendu trois jours pour le convoquer au commissariat ? Ce qui se passe est inadmissible ! » s'indigne Aïcha. La compagne de Krim DALLI rappelle que « la police faisait régulièrement appel à lui pour calmer les jeunes à Saint-Jean Saint-Pierre. Il faisait la chasse aux petits dealers. Il le faisait de bon coeur ». La justice se prononcera sur cette affaire le 15 mai prochain.¢ 
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Narbonne : les fils de harkis tentés par la gauche

Journal Le Midi libre le 8 avril 2007- A. PERNIA - « Nous étions des racailles avant l'heure ». Il y a seize ans, sur ce même terrain de la cité des Oliviers de Narbonne, Abdelkader Bouaziz affrontait les CRS avec d'autres fils de harkis. Jets de pierre, barricades, voitures incendiées, arrestations. Les revendications : dignité pour les pères, travail pour les fils. Et puis, plus rien. « Tout cela nous a finalement causé du tort. Aujourd'hui, nous sommes dans la même situation sur le plan de l'emploi et du logement », poursuit Abdelkader, 44 ans, intérimaire, père de deux enfants et toujours locataire de cette cité gérée par la Sonacotra. A l'image de Mohamed, 80 ans, qui porte une veste de treillis comme pour rappeler son passé militaire au service de la France et qui égrène ses choix électoraux depuis 1964 : « De Gaulle, Pompidou, Giscard, Chirac », Abdelkader votera à droite le 22 avril prochain. Mais ce choix n'est plus vraiment celui des plus jeunes de la cité. "Ils voteront pour Ségolène", croit-il savoir.
"Ils voient qu'avec la droite rien n'a vraiment changé depuis trente ans et maintenant, ils se mélangent avec les beurs et prennent pour eux ce que dit Sarkozy sur la racaille ou le kärcher." Le drame des harkis a toujours tenu au fait qu'ils étaient considérés comme des étrangers par les « Européens » et comme des traîtres par les immigrés. En seize ans, ce qui a changé, c'est peut-être l'oubli chez les jeunes beurs de l'histoire de la guerre d'Algérie. Le passé s'est estompé, fils de harkis et fils d'immigrés finiraient par se trouver des points communs, dont un pourrait être dans deux semaines le rejet de la droite. 
Un vote socialiste malgré les propos de Frêche sur les sous-hommes ? « Les harkis de Montpellier sont des mendiants. La ville les a aidés et ils vont dans le camp adverse, Frêche a eu raison », soutient Abdelkader, rejoint en cela par Dali Krim le président de l'Union des harkis de Narbonne qui ne cache pas ses préférences à gauche. Lui aussi a participé aux événements de 1991 : « Aujourd'hui, c'est un retour au point zéro. On a beau faire, on n'est toujours pas considéré comme des Français à part entière, seul compte le faciès. » Dali Krim votera à gauche.
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SARKOZY sur les pas de CHIRAC

Harkis et Vérité le 1er avril 2007 : Samedi 31 mars, le président de l’UMP et candidat à la présidence de la République Nicolas SARKOZY a présenté, comme Jacques CHIRAC en 1995 et en 2002, une série de promesses à destination de l’électorat harki.
Après avoir été ministre d’Etat des gouvernements RAFFARIN et VILLEPIN et président de la formation politique de droite qui a combattu avec fermeté toute reconnaissance de responsabilité dans le drame des harkis, Nicolas SARKOZY découvre subitement la situation des harkis et de leurs enfants en cette période électorale. Le président de l’UMP promet aujourd’hui aux familles de harkis ce qu’il leur a refusé hier.
Une telle versatilité doit-elle être prise avec sérieux à la veille d’échéances électorales majeures ? 
Si l’on veut bien comprendre, Nicolas SARKOZY promet de reconnaître la responsabilité du pouvoir gaulliste de l’époque dans l’abandon et les massacres de harkis en 1962 ainsi que dans l’accueil des familles de harkis rescapées dans des camps entre 1962 et 1981. Une droite qui se revendique encore aujourd’hui de l’héritage gaulliste est-elle prête à faire son mea culpa ? On peut fortement en douter.
Pour l’heure, Nicolas SARKOZY s’en tient aux décevants propos de Jacques CHIRAC de 2001 en se comptant de les répéter : "La France, en quittant le sol algérien, n’a pas su empêcher les massacres". Ces propos sonnent comme de mauvaises augures pour les familles de harkis.
Nicolas SARKOZY s’inscrit dans les pas de Jacques CHIRAC. Au lendemain de chacune de ses deux élections à la présidence de la République, Jacques CHIRAC s’était empressé de ranger au placard ses promesses aux harkis et à leurs enfants. Le traitement des harkis durant tout ce quinquennat ne peut être que très éclairant sur le sort prochain des promesses du candidat SARKOZY.
Bizarrement, le candidat n’a pas évoqué le bilan d
e l’UMP à propos des harkis et de leurs enfants après cinq années de pouvoir. Il est vrai que le bilan est difficile à assumer.¢ 

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Le désespoir d'un enfant de harki place Vendôme

Paris le 11 mars 2007-  Le président de l'Union des harkis narbonnais (UHN)  Krim DALLI s'est enchaîné samedi 10 mars 2007 vers 19 heures aux grilles du ministère de la Justice situé place Vendôme à Paris.
Au même moment, à Narbonne, une trentaine de membres de l'UHN s'étaient rassemblés devant le tribunal de la ville. Pour expliquer cette démarche de désespoir, le narbonnais Amar BOUCIF déclare qu' " il y a de graves problèmes de racisme à Narbonne, à l'emploi, au logement, dans les discothèques... Le temps passe et c'est toujours pareil ! C'est pour dénoncer ça que Krim est monté à Paris".
L'acte d'enchaînement du responsable associatif devait prendre en milieu de soirée après de longs pourparlers avec les autorités parisiennes de la police.
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Georges Frêche exclu du Parti Socialiste

Paris  le 27  janvier 2007 - La commission des conflits du Parti Socialiste a décidé à l'unanimité de prononcer l'exclusion du président de la région Languedoc-Roussillon George Frêche suite à ses propos sur les harkis et les joueurs de l'équipe de France. Dans un communiqué, le Comité "Harkis et Vérité" s'est déclaré satisfait et remercie le Parti Socialiste d'avoir pris une telle décision.¢

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Georges Frêche, 15 000 euros d'amende 

Montpellier  le 25  janvier 2007 - Le tribunal correctionnel de Montpellier a condamné  jeudi 25 janvier le président de la région Languedoc-Roussillon George Frêche à une amende de 15 000 euros. Maître Ferran, l'avocat de l'élu montpelliérain, a annoncé que son client allait faire appel de ce jugement.¢

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Ségolène Royal souhaite l'exclusion de Georges Frêche

Paris le 22  janvier 2007 - La candidate à l'élection  présidentielle Ségolène Royal  a souhaité dimanche 21 janvier l'exclusion du Parti socialiste du président de la région Languedoc-Roussillon Georges Frêche.  A la question de savoir si elle demandait son exclusion, Ségolène Royal s’est voulue très claire : "Oui, parce que je pense que ses propos sont inacceptables et humiliants pour ceux qui les ont subi. (...) Je désapprouve que George Frêche n'ait pas été suspendu plus tôt, mais la procédure suit son cours", a-t-elle déclaré  sur Canal+.
Dans un courrier adressé à la candidate à l'élection présidentielle, le Comité "Harkis et Vérité" se félicite de cette position claire de Ségolène Royal, au demeurant, conforme aux attentes des harkis. ¢

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Au fil des mois

Les enfants de harkis aux municipales

Harkis et Vérité, le 29 février 2008

Ils sont candidats aux municipales sur des listes d’union de la Gauche à Villeneuve-sur-Lot (Lot et Garonne), à Saint-Pons-de-Thomières (Hérault), à Villeneuve d’Olmes (Ariège) et dans bien d’autres villes. Même à Bias, bourgade lot et garonnaise connue pour son camp de harkis, ils sont candidats sur une liste d’union face au maire sortant de droite. Ce sont les enfants de harkis. 
    Dignes héritiers de la Grèce Antique, ils aspirent aux responsabilités locales pour s’occuper de la vie de la "Cité".
    Reste que certaines aspirations ont été déçues. Ainsi, lors de la constitution de la liste du maire sortant UMP de Perpignan (Pyrénées-Orientales), la candidature d’un enfant de harki du pays a été purement et simplement écartée. Pour justifier cette mise à l’écart, la réponse des responsables locaux de la droite perpignanaise, rapportée par le quotidien "L'Indépendant" a été des plus sèche :
« On ne veut pas des harkis ! ».
    Dans le Nord de la France, à Roubaix, c’est un scénario inverse qui s’est produit. Un enfant de harki élu en 2001 conseiller municipal sur la liste UMP a préféré quitter la droite roubaisienne pour rejoindre la liste d’union du maire sortant socialiste de Roubaix René VANDIERENDONCK .
    Par ailleurs, ces élections locales ne se résument pas seulement à des candidatures dans certaines villes. Dans le sud de la France, des responsables associatifs « rapatriés » n’hésitent pas à juger le bilan des maires sortants et à prendre position en perspective des scrutins des 9 et 16 mars prochains. Ainsi, à Narbonne (Aude), le bilan du maire sortant Michel MOYNIER soutenu par l’UMP est sévèrement critiqué par l’Union des harkis narbonnais (UHN). « Il n'a rien fait pour nous : pas de travail, pas de logement, pas de dialogue. C'est l'échec total ! » dénonce le président de l’UHN au quotidien « Midi Libre ».
    Disposée à rencontrer les autres candidats, notamment le député Jacques BASCOU, tête de liste PS à Narbonne, l’Union des harkis narbonnais souhaite mobiliser les électeurs narbonnais en perspective des 9 et 16 mars prochains : « J'appelle toutes les personnes qui se sentent exclues par la ville à se rendre massivement aux urnes le 9 mars » a déclaré son président.
    Dans le Var, l’électorat « rapatriés » est également invité à se rendre aux urnes. Déçue par la politique menée par le nouveau Président de la République à destination des rapatriés, l’Association de Rapatriés d’Algérie Harkis et Pieds noirs Pour la Réconciliation des Mémoires (ARAPREM) appelle l’électorat « rapatriés » à sanctionner la politique de Nicolas SARKOZY en votant pour les listes de Gauche, notamment dans le Var.
    Pour ces élections municipales, le « vote sanction » apparaît clairement comme d’actualité au sein de l’électorat « rapatriés ».■

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La grande absente, la responsabilité

Harkis et Vérité, le 6 décembre 2007

"Nicolas SARKOZY pourrait reconnaître la responsabilité de la France dans les massacres de harkis" annonçait bien informée une grande station de radio au petit matin du 5 décembre 2007. A son retour de sa visite d'État en Algérie, le nouveau président de la République avait prévu de prononcer un discours en fin d'après-midi devant quelques responsables d'associations de harkis et de rapatriés au palais de l'Élysée.
      La presse ayant annoncé cette reconnaissance de responsabilité par Nicolas SARKOZY, l'événement prit une dimension médiatique des plus importantes. En milieu de journée, une fille de harki convié à l'Élysée avait même fini par lâcher:  "On a bon espoir. Je ne vois pas pourquoi on nous convierait si ce n'était pas pour nous faire part d'une avancée. Nous voulons que l'État reconnaisse sa responsabilité dans l'abandon des harkis. (...) Bien sûr, on ne le saura que quand on y sera, mais cette invitation juste après le voyage en Algérie n'est à mon avis pas anodine".
      Dix-huit heures, Nicolas SARKOZY entre dans la salle des fêtes de l'Élysée, prend place derrière son pupitre et prononce son discours. "A tous les harkis envers lesquels la France a une dette, je dis au nom de la République que la France leur doit réparation" concède seulement le président de la République. 
      Dans ce qui devait être un grand discours, la reconnaissance de responsabilité de la France est la grande absente. On est bien loin du discours du candidat SARKOZY le 30 mars dernier : "si je suis élu, je veux reconnaître officiellement la responsabilité de la France dans l'abandon et le massacre de Harkis et d'autres milliers de ''musulmans français'' qui lui avaient fait confiance, afin que l'oubli ne les assassine pas une nouvelle fois." Six mois après, le discours du président SARKOZY n'est plus le discours du candidat SARKOZY. A l'issue de la cérémonie de l'Elysée, c'est la douche froide. Une certaine déception finit par gagner la communauté harkie de France.
      Dans un communiqué, le Parti Socialiste
"réaffirme son attachement et sa solidarité aux harkis et à leurs enfants. A défaut de tenir les engagements du candidat SARKOZY, le Président de la République a rappelé l’hommage de la nation aux Harkis. La rupture tant annoncée s’est, une nouvelle fois résumée, à des promesses non tenues. La vraie rupture, c’est la reconnaissance de la responsabilité des gouvernements français de 1962 dans les massacres des harkis et les conditions d’accueil des rescapés dans les camps en France. 
      Les Harkis et leurs enfants sont en droit d’obtenir cette reconnaissance de responsabilité. Une proposition de loi socialiste en ce sens avait été déposée en 2003 à l’Assemblée nationale et représentée en 2005 sous la forme d’amendement lors de l’adoption de la loi concernant les rapatriés. La majorité UMP les avait refusés. Aussi, le 10 avril 2007, le Parti socialiste a reconnu solennellement la responsabilité des gouvernants français de 1962 dans les massacres de Harkis et leurs conditions d’accueil en France. De retour au pouvoir, le PS inscrira cette reconnaissance de responsabilité de la France".

Le communiqué de Parti Socialiste sur le site du PS    (cliquez)

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Harkis : François HOLLANDE appelle Nicolas SARKOZY à respecter ses promesses de campagne

Harkis et Vérité, le 20 septembre 2007

En cette période de rentrée parlementaire, la question des harkis est à l'ordre du jour du Parlement. A  l'Assemblée Nationale, c'est le Premier secrétaire du Parti Socialiste et député de Corrèze François HOLLANDE qui a pris l'initiative d'interpeller le Président de la République Nicolas SARKOZY et le Premier ministre François FILLON sur la situation des harkis et de leurs enfants.

"Je souhaite connaître les mesures prises 
par le gouvernement depuis le 17 juin 2007"

Pour le député de Corrèze, "quarante-cinq ans après la fin du conflit algérien, nos compatriotes harkis et leurs enfants attendent des pouvoirs une véritable politique de réparation du drame subi. Le 30 mars dernier, au cours de la campagne électorale, le Président de la République a pris à destination des familles de harkis une série d'engagements. Il s'est notamment engagé à reconnaître officiellement la responsabilité des gouvernants de 1962 dans l'abandon et les massacres de harkis." Et le Premier secrétaire du PS de rappeler que cette reconnaissance de responsabilité des gouvernants de 1962 dans le drame vécu par les harkis et leurs enfants ne devra pas se limiter à une simple déclaration présidentielle ou gouvernementale. "Cette reconnaissance de responsabilité devra nécessairement et juridiquement obliger le gouvernement dans la mise en oeuvre d'une politique de réparation à destination des harkis et de leurs enfants". Dans cette perspective, François HOLLANDE "souhaite savoir si le parlement sera saisi d'un projet de loi en ce sens".
Aussi, le député de Corrèze a évoqué la dramatique situation des enfants de harkis et demandé au gouvernement ce qui a été fait depuis le début de la nouvelle législature."Le Président de la République s'est par ailleurs engagé à résorber les difficultés d'insertion et d'emploi des enfants de harkis, notam
ment par la mise en oeuvre d'une politique de discrimination positive dans le domaine de la formation et du recrutement. C'est pourquoi" je "souhaite connaître les mesures prises par le gouvernement dans ce domaine depuis le 17 juin 2007" a déclaré le Premier secrétaire du Parti Socialiste.

" Au Sénat, une loi d'orientation sur les harkis et leurs familles "

Au Sénat, c'est la sénatrice socialiste Giselle PRINTZ qui a pris l'initiative d'interpeller François FILLON sur les attentes des familles de harkis. Pour la sénatrice de Moselle, les harkis et leurs enfants "attentent une véritable politique de réparation pour le drame subi. Et de préciser que "au cours de sa campagne, le Président de la République a pris un certain nombre d'engagements à destination des familles de harkis. Il s'est notamment engagé à reconnaître officiellement la responsabilité des gouvernants de 1962 pour l'abandon et les massacres de harkis". Et Giselle PRINTZ de finir par interpeller le gouvernent afin de "savoir si cette reconnaissance de responsabilité fera l'objet d'une traduction législative dans le cadre, notamment, d'un projet de loi d'orientation sur les harkis et leurs familles".
Lors de l'examen de la triste loi du 23 février 2005 au Sénat, Giselle PRINTZ avait déposé et défendu au nom du groupe socialiste du Sénat plusieurs amendements en faveur notamment d'un véritable droit à réparation pour les enfants de harkis.

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Les défenseurs des rapatriés regagnent l'Assemblée

Harkis et Vérité, le 19 juin 2007

En démocratie, la garantie des droits et la quête de justice passent souvent par la voix de l'opposition parlementaire. Au cours de la précédente législature, les rapatriés ont pu trouver en la personne de certains parlementaires de l'opposition, de véritables défenseurs des rapatriés. 
En cette période de vague bleue de l'UMP, le député de l'Hérault Kléber MESQUIDA, le député de l'Aude Jacques BASCOU, le député du Puy de Dôme Jean-Paul BACQUET et le député de la Haute-Garonne Gérard BAPT ont été brillamment réélus député de la XIIIème législature qui s'annonce.
Au cours de la précédente législature, le député PS Jean-Paul BACQUET fut l'auteur de la célèbre proposition de loi tendant à la reconnaissance de la responsabilité de la France dans le drame des harkis. En juin 2004, le député de l'Hérault Kléber MESQUIDA avait pris l'initiative au nom du groupe socialiste à l'Assemblée de déposer une proposition visant à la création d'une commission d'enquête sur le drame des harkis et des rapatriés d'Algérie. Enfin, lors des débats relatifs aux rapatriés, les députés Jacques BASCOU et Gérard BAPT ont su mobiliser tout leur savoir faire parlementaire pour proposer et défendre d'importants amendements aux textes parlementaires intéressant les rapatriés.
Députés dans des circonscriptions où l'électorat "rapatriés" est non négligeable, au soir du 17 juin 2007, ces défenseurs des rapatriés ont été brillamment réélus. Pour la nouvelle législature, ce groupe de parlementaires socialistes attentifs aux préoccupations des familles de harkis et des rapatriés en général sera renforcé par le nouveau député PS de la 3ème circonscription du Lot et Garonne Jérôme CAHUZAC, tombeur du médiatique juge Jean-Louis BRUGUIERE, candidat de l'UMP dans cette circonscription lot et garonnaise où se situe l'ancien camp de harkis de Bias. Avec tous ces parlementaires, le travail parlementaire sur les questions relatives aux rapatriés devraient gagner en qualité et en efficacité durant la XIIIème législature (2007 à 2012).

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Pierre-Gilles de GENNES, un Nobel avec les harkis

Harkis et Vérité, le 19 mai 2007

Le scientifique et prix Nobel de physique Pierre-Gilles de GENNES nous a quitté le 18 mai dernier à l'âge de 74 ans. La France perd un de ses plus éminents scientifiques en recherche fondamentale. Passionné par tout ce qui attrait à l'atome et aux molécules, Pierre-Gilles de GENNES était aussi sensible aux destinées de l'homme. C'est ainsi que le prix Nobel de physique 1991 mobilisa sa notoriété pour certaines grandes causes dans le monde. Indigné par le sort réservé aux harkis, Pierre-Gilles de GENNES s'était régulièrement mobilisé comme signataire des différentes pétitions et appels nationaux en faveur d'une résolution du drame des harkis et de leurs enfants. Le Comité "Harkis et Vérité" salue la mémoire d'un grand scientifique et d'un grand humaniste.

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Réveil démocratique de l'électorat harki

Harkis et Vérité, le 10 mai 2007

Dimanche 6 mai 2007, Nicolas SARKOZY a été élu Président de la République. Il lui revient donc de mener à bien les destinées de la France pour les cinq prochaines années. Reste qu'au cours de la campagne électorale, à l’instar de Ségolène ROYAL, Nicolas SARKOZY a pris toute une série d’engagements à destination de l’électorat harki. La question des harkis ayant fait partie des thèmes de débat, l’électorat harki s’est passionné comme beaucoup de français pour cette campagne présidentielle, un véritable réveil démocratique.
Ce réveil démocratique de l'électorat harki n'aurait pas eu lieu sans tout le travail de sensibilisation mené par les associations de harkis auprès des différents candidats. Pour la première fois, les deux principaux candidats à la présidence de la République ont pris des engagements forts à destination des harkis et de leurs enfants.
Les urnes ont désigné
Nicolas SARKOZY. Il lui revient donc désormais de mettre en oeuvre ses promesses faites à l'électorat harki de reconnaître cette responsabilité tant attendue, de réparer et d'intégrer pleinement les enfants de harkis à la communauté nationale. Dans le domaine de l'insertion et de l'emploi, Nicolas SARKOZY devra mettre en oeuvre cette "double discrimination positive" promise aux enfants de harkis.
Le Comité "Harkis et Vérité" souhaite bonne chance au nouveau Président de la République en espérant que les cinq prochaines années ne se résumeront pas à des engagements non tenus.  Les harkis et plus particulièrement leurs enfants de harkis ne doivent pas être une nouvelle fois déçus. ¢

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L'association GMH envisage des poursuites en justice aprés les propos de l'UMP Pierre Lellouche

Communiqué de GMH -27 avril 2007

 "M. Bayrou fera ce qu'il voudra. (...) En revanche, les députés qui vont nous rejoindre auront leur place. Ce ne seront pas des harkis ou des chaouch de la majorité présidentielle. Ils seront soutenus au moment des législatives. Ceux qui se mettront contre Nicolas Sarkozy en tireront les conséquences", a résumé le député UMP de Paris Pierre Lellouche.
Ces propos sont confirmés dans un article signé de l’agence Reuters et paru notamment dans le Nouvel observateur. S’agissant des tractations d’appareils, il est devenu de notoriété publique depuis dimanche soir 22 avril, que les Députés UDF sont soumis à une très importante pression pour apporter leurs soutiens au candidat à la présidentielle, en la personne de  monsieur Nicolas SARKOSY. Que monsieur Pierre LELLOUCHE pratique la politique avec l’insulte envers ses homologues hommes politiciens de son rang, ou appartenant au groupe de l’UDF est dégradant pour la démocratie.
Mais, lorsque monsieur Pierre LELLOUCHE, avocat de formation, Député, Délégué général d’une grande organisation politique qu’est l’UMP vient s’attaquer et associer le titre identitaire « Harkis » sans que ceux-ci soient parties prenantes dans l’échange, relève de l’insulte et de la discrimination gratuite. Est-ce cela la fonction d’un député de la nation qui use de sa liberté de parole, voire de son prestige parlementaire pour diffamer l’identité de toutes celles et ceux qui se reconnaissent sous cette appellation de communauté historique que sont les anciens Harkis ?
Cette particulière discrimination de « sous citoyen » est un acte indigne et déloyal d’un responsable politique.
Il n’est nullement permis de faire une autre lecture que celle comprise comme ci-dessus. Le texte et le contexte sont clairs : « M. Bayrou fera ce qu'il voudra. (...) En revanche, les députés qui vont nous rejoindre auront leur place. Ce ne seront pas des harkis ou des chaouch de la majorité présidentielle » Monsieur Pierre LELLOUCHE menace les députés UDF  et porte atteinte à l’honneur et à la considération de l’identité « des harkis » lorsqu’il illustre son propos politique par l’exemple : « Ce ne seront pas des harkis ou des chaouch de la majorité présidentielle ».
Générations Mémoire Harkis ne peut laisser passer de telles dérives du langage qui consistent à imprégner l’opinion publique que les anciens Harkis et leurs descendants sont voués à être des éternels « sous citoyens restés des supplétifs à jamais » comme à l’ époque coloniale.
Monsieur Pierre LELLOUCHE tente de se défendre et se pose en victime dans un communiqué adressé à l’Agence France Presse daté du 25 avril et apporte cette précision : « …J’ai simplement voulu dire que les élus de l’UDF concernés ne seraient pas traités comme des supplétifs de l’UMP, et qu’ils seraient au contraire pleinement reconnus ».
Pour celles et ceux qui n’avaient pas saisi le véritable sens du propos, cette précision enfonce désormais l’auteur des propos dans l’injustifiable ! Peut-être que l’agression n’était pas suffisamment caractérisée ! En effet, en Algérie les anciens Harkis étaient justement des supplétifs de l’armée française et n’étaient pas pleinement reconnus par l’Etat, d’où leur abandon et massacres en 1962 que de nombreux candidats déclarent enfin reconnaître. C’est cette discrimination et insulte qui ont été proférés par monsieur Pierre LELLOUCHE !
 En conséquence, Générations Mémoire Harkis prend acte des regrets formulés par monsieur Pierre LELLOUCHE mais se réserve tous les droits de poursuite y compris judiciaires afin que  de telles insinuations ne se reproduisent plus.
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Smail BOUFHAL
Président de Génération Mémoire Harkis 

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L'UMP Pierre LELLOUCHE sera-t-il sanctionné ?

Harkis et Vérité, le 26 avril 2007

Le porte-parole de Ségolène ROYAL Arnaud MONTEBOURG (en photo) a vivement réagi auprès de l'AFP  ce jeudi 26 avril après les propos tenus par l'UMP Pierre LELLOUCHE à destination des députés UDF (voir la dépêche AFP Arnaud Montebourgpubliée sur notre site). Proche collaborateur du candidat Nicolas SARKOZY, le député UMP de Paris Pierre LELLOUCHE a déclaré mardi 25 avril 2007 sur France 3 que "M. Bayrou fera ce qu'il voudra. (...) En revanche, les députés qui vont nous rejoindre auront leur place. Ce ne seront pas des harkis ou des chaouch de la majorité présidentielle. Ils seront soutenus au moment des législatives. Ceux qui se mettront contre Nicolas Sarkozy en tireront les conséquences". Ces propos de l'UMP Pierre LELLOUCHE ont choqué et blessé l'électorat harki.
Lors d'un forum organisé par le Nouvel Observateur ce jeudi 26 avril, l'éminent historien et spécialiste de la Guerre d'Algérie Benjamin STORA s'est interrogé sur la pratique du double discours de l'UMP au sujet des harkis.  Benjamin STORA a déclaré qu' "il est regrettable que ces mots, "harkis" ou " chaouchs", continuent d´être utilisés dans le vocabulaire politique actuel car cela renvoie à un temps révolu, celui de la colonisation, décidément qui n´arrive pas à passer. Cela est effectivement surprenant dans la mesure où Nicolas Sarkozy dans ses discours de Toulon, de Nice, de Montpellier, de Marseille, a expliqué qu´il fallait redonner leur place sociale, politique et culturelle, aux harkis dans la société française. On peut s´interroger sur cette pratique de double langage".
Porte-parole de Ségolène ROYAL Arnaud MONTEBOURG exige aujourd'hui des "excuses immédiates et publiques aux harkis" et demande que l'UMP prenne ses responsabilités afin que Pierre LELLOUCHE soit sanctionné pour ces propos indignes et blessants.
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Des associations de harkis s'indignent de l"insulte" de M. Lellouche

AFP 27 avril 07 -15h31

 Trois associations de harkis se sont indignées vendredi de récents propos du député UMP Pierre Lellouche jugés insultants à leur égard.
L'élu avait déclaré mardi que les députés UDF qui vont rejoindre Nicolas Sarkozy pour le second tour de l'élection présidentielle "ne seront ni des harkis ni des chaouch (domestiques, factotums) de la majorité présidentielle, ils auront pleinement leur place et seront soutenus au moment des législatives".
Ces propos relèvent de "l'insulte et de la discrimination gratuite", a réagi Générations Mémoire Harkis, association basée en Seine-Maritime.
L'association "ne peut laisser passer de telles dérives de langage, qui consistent à imprégner l'opinion publique de l'idée que les anciens harkis et leurs descendants sont voués à être d'éternels sous-citoyens restés supplétifs à jamais", ajoute-t-elle, en annonçant qu'elle "se réserve le droit de poursuites".
La Coalition nationale des Harkis, rassemblant 14 associations du Nord-Pas-de-Calais, s'étonne sur son site internet que "l'auteur d'une loi contre le racisme et l'antisémitisme (un texte adopté en février 2003 visant à aggraver les peines punissant les infractions à caractère raciste, ndlr) puisse "tenir des propos quasi-racistes".
"La Coalition Nationale des Harkis et des Associations de Harkis condamne, fermement, les présentes dérives et, exhorte Nicolas Sarkozy à (...) le sanctionner de manière exemplaire", poursuit-elle. "Nous demandons à Monsieur Lellouche de faire des excuses publiques devant les caméras de la chaîne sur laquelle il s'est exprimé", a exigé l'Union nationale des Harkis (UNH), basée en Seine-Saint-Denis, après avoir estimé que ses propos étaient "blessants".
Selon l'historien Philippe Denoix, 91.000 harkis, ces supplétifs de l'armée française en Algérie et leurs familles, s'étaient installés en France au lendemain de la guerre d'Algérie entre 1962 et 1968.
Après les accords d'Evian du 19 mars 1962, plusieurs dizaines de milliers de harkis avaient été massacrés par le FLN.
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"Des harkis ou des chaouch..."

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PARIS (Reuters) - 24.04.07 | 17h58 

Rassembler sans se renier pour Nicolas Sarkozy, tendre la main sans rogner sur sa gauche pour Ségolène Royal : l'inconnue centriste pèse sur la campagne du candidat de l'UMP et de sa rivale socialiste, à la recherche de l'équation la plus efficace pour une victoire le 6 mai. Quand Nicolas Sarkozy refuse les "combinaisons d'appareils" en proposant un rassemblement à ses conditions, Ségolène Royal invite François Bayrou à "prendre ses responsabilités" en vue d'"un dialogue ouvert et public" sur le programme socialiste.
La candidate socialiste a été sans détour mardi : elle veut que "les choses aillent vite", même si elle se défend de toute "pression" ou "ultimatum" envers le président de l'UDF, qui fera connaître ses intentions mercredi lors d'une conférence de presse à 15h30 dans un grand hôtel parisien. Ségolène Royal a décidé de multiplier les signaux en direction du pôle centriste, recevant mardi l'ancien président de la Commission européenne Jacques Delors, qui a validé sa "démarche d'ouverture". Vendredi à Lyon, le président du Conseil italien Romano Prodi, autre figure du centre-gauche européen, participera à un meeting de la candidate socialiste.
Durant la campagne, François Bayrou avait déclaré que son Premier ministre idéal serait un Jacques Delors "en plus jeune".
Le candidat centriste a fédéré 6,8 millions de suffrages (18,57%) lors du premier tour de la présidentielle. Une manne précieuse pour Ségolène Royal, qui dispose d'un réservoir naturel de voix inférieur à 37%.
Contraint à la neutralité s'il veut pérenniser sa stratégie "anti-système" et conforter son indépendance, François Bayrou devrait annoncer la création d'une grande formation du centre et inviter ses électeurs à reprendre leur liberté : certains pourraient choisir de rejoindre leur famille d'origine, droite ou gauche, d'autres de poursuivre sur la voie de l'iconoclasme en se livrant à un "tout sauf Royal" ou un "tout sauf Sarkozy" ou opter pour le bulletin blanc ou l'abstention.

"DES HARKIS OU DES CHAOUCH..."

Les sondages réalisés depuis dimanche sur le report des voix bayrouistes offrent des prédictions contrastées. Selon une enquête Ipsos-Dell pour SFR et Le Point diffusée mardi, l'électorat de François Bayrou se reporterait davantage sur Ségolène Royal que sur Nicolas Sarkozy, dans une proportion de 38%-35%; 27% s'abstiendraient ou ne s'exprimeraient pas.
A l'UMP, où l'on aime à souligner avec le candidat que "c'est le fort qui tend la main", on taxe la stratégie socialiste de "marchandage" et on fait valoir l'impossible "grand écart" de Ségolène Royal "entre François Bayrou et Olivier Besancenot".
Le Premier ministre, Dominique de Villepin, a souligné mardi à l'issue d'un déjeuner à Matignon avec Nicolas Sarkozy la "volonté" et l'"ambition" de rassemblement du candidat de l'UMP dans une démonstration d'unité soigneusement mise en scène.
Pour Nicolas Sarkozy, "la formule, c'est pas de négociations d'appareils mais parler aux Français et aux élus", a résumé Bernard Accoyer, président du groupe UMP de l'Assemblée, à l'issue d'une réunion des parlementaires UMP avec le candidat.
Sans négliger un soupçon de menace en vue des élections législatives des 10 et 17 juin, au fil de tractations qui ne disent pas leur nom.
François Fillon, présenté comme l'un des favoris pour Matignon si Nicolas Sarkozy est élu, s'est chargé du rappel à l'ordre à l'adresse des élus UDF.
L'ancien ministre prévient dans Le Figaro qu'il y aura "un problème aux élections législatives" si François Bayrou n'apporte pas un soutien clair au candidat de l'UMP. Dans cette hypothèse, l'UMP présenterait un candidat contre chaque sortant centriste. Mais l'UDF pourrait riposter en provoquant des triangulaires - dans 469 circonscriptions, selon Le Monde.
"M. Bayrou fera ce qu'il voudra. (...) En revanche, les députés qui vont nous rejoindre auront leur place. Ce ne seront pas des harkis ou des chaouch de la majorité présidentielle. Ils seront soutenus au moment des législatives. Ceux qui se mettront contre Nicolas Sarkozy en tireront les conséquences", a résumé le député UMP de Paris Pierre Lellouche. Six députés, deux sénateurs et l'unique ministre UDF du gouvernement, Gilles de Robien, se sont ralliés à Nicolas Sarkozy avant le premier tour. André Santini précise dans Le Figaro qu'"une douzaine d'autres" pourraient franchir le pas. L'UDF compte 29 députés et 33 sénateurs.
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La législature s'en va, le drame des harkis demeure

Harkis et Vérité, le 3 mars 2007

Le mercredi 21 février 2006, la douzième législature a pris fin. « Présider l'Assemblée Nationale aura été l’honneur de ma vie » a conclu le président de l'Assemblée Jean-Louis DEBRE. Si le président de l'Assemblée a réalisé le bonheur de sa vie durant cette législature, le drame des harkis demeure. Pourtant, au cours de ce quinquennat qui s'achève, nombreuses ont été les initiatives parlementaires invitant le gouvernement à résoudre définitivement le drame des harkis. Les députés ont interpellé le gouvernement 278 fois sur le dossier « harkis » et déposé trois propositions de loi, dont notamment celle du député socialiste Jean-Paul BACQUET de mars 2003 tendant à ce que la France reconnaisse sa responsabilité dans le drame des harkis . « La France reconnaît ses responsabilités dans l'abandon des supplétifs et reconnaît l'ampleur des massacres commis après les Accords d'Evian à l'égard des militaires et des civils algériens engagés à ses côtés, ainsi qu'à l'égard de leur famille. Mais, de plus, la France reconnaît également ses responsabilités dans l'histoire des harkis et les difficultés de vie qui ont été les leurs et prend l'engagement de tout mettre en ouvre pour leur rendre l'honneur de leur engagement » proclamait le texte.
          Cette proposition de loi fut à nouveau déposée sous la forme d'un amendement par le groupe socialiste à l'Assemblée Nationale lors de la discussion du projet de loi qui allait devenir la loi du 23 février 2005 sur les rapatriés. Face à cet amendement, le gouvernement et la majorité UMP s'opposèrent à une telle reconnaissance de responsabilité en votant contre . La loi du 23 février 2005 ne pouvait dès lors que décevoir les harkis et leurs enfants.
          Face à cette déception, quelques députés ont persisté à interpeller le gouvernement sur la situation des harkis. En février 2007, alors que la douzième législature s'apprêtait à prendre fin, Sylvie ANDRIEU, député socialiste des Bouches du Rhône fut le dernier parlementaire à évoquer le drame des harkis à l"Assemblée Nationale. La députée PS de Marseille interpella le gouvernement « sur la question de la reconnaissance officielle de la responsabilité de l'État dans la tragédie des harkis après le 19 mars 1962. La loi du 23 février 2005 portant reconnaissance de la nation et contribution nationale en faveur des Français rapatriés devait, selon les promesses faites en 1995 par le Président de la République, apporter respect, dignité et réparations matérielles aux rapatriés d'Algérie, et notamment à la communauté des harkis ». Après avoir évoqué les promesses non tenues de Jacques CHIRAC, la députée PS de Marseille insista sur la question de la réparation des enfants de harkis en déclarant que « plus de quarante ans après la fin de la guerre d'Algérie, les associations de harkis souhaitent que cette réparation concerne aussi les oubliés des mesures antérieures d'indemnisation, c'est-à-dire les enfants ayant passé un certain temps dans des structures d'exclusion (comme les camps ou les hameaux forestiers) et les parents, frères de supplétifs, qui ont subi les mêmes traumatismes de l'exode et l'épreuve des camps que les supplétifs ». Véritable réquisitoire, cette interpellation de la député socialiste Sylvie ANDRIEU constitua la dernière occasion pour l'opposition de mettre en lumière le traitement accordé au drame des harkis par la majorité UMP au cours de cette douzième législature.
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Proposition de loi BACQUET (cliquez)

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Le CHV appelle à la vigilance

Harkis et Vérité, le 12 février 2007

Le bureau exécutif du Comité "Harkis et Vérité" (CHV) s'est réuni à Paris le 11 février 2007. Les débats de cette réunion ont conduit l'instance dirigeante du CHV a exprimé une certaine inquiétude sur l'arrivée de la question des harkis et de leurs enfants dans la campagne des élections présidentielles.

Le mercredi 7 février 2007, lors d'un meeting électoral à Toulon, le président de l'UMP Nicolas SARKOZY s'est épris d'une soudaine émotion à l'égard du drame des harkis en osant affirmer qu'" aux enfants des harkis qui ont servi la France, qui ont dû fuir leur pays et que la France a si mal accueillis, je veux dire que si la France doit des excuses et des réparations, c’est à eux qu’elle les doit ". Il est à regretter que ces propos du candidat UMP à l'élection présidentielle n'aient pas été motivés par une  réelle volonté politique de résoudre les souffrances des harkis et leurs enfants, Nicolas SARKOZY ayant été durant le quinquennat qui s'achève le plus important dirigeant d'une majorité UMP qui a rejeté au parlement la reconnaissance de la responsabilité de la France dans ce drame, l'ouverture d'un droit à réparation aux enfants de harkis etc... Est-ce du double discours ?
Loin d'être préoccupé par les difficultés sociales des familles de harkis, le président de l'UMP entend essentiellement par ses propos sur les harkis répondre à la position exprimée par Jack LANG sur la nécessité de "reconnaître la réalité des crimes qui ont été commis par la colonisation en Algérie de 1830 à 1962". Cette utilisation du drame des harkis avec des visées politiciennes et polémiques est pour le moins choquant et troublant. 
Les souffrances endurées par les harkis et leurs enfants ne sauraient être instrumentalisées pour les opposer à ceux qui souhaitent débattre des méfaits de la colonisation. Les drames de la colonisation et la tragédie des harkis ne méritent pas d'être opposés mais d'être reconnus. C'est pourquoi le bureau exécutif appelle l'ensemble de ses militants, sympathisants et amis à la vigilance afin que les souffrances des harkis et de leurs enfants aient leur digne place dans les débats électoraux qui s'annoncent.
A cette fin, sur la base de l'ensemble des témoignages, revendications et doléances exprimés par les militants, sympathisants, lecteurs et internautes au cours de ces cinq dernières années, une synthèse d'ensemble a été élaborée et transmise aux différents candidats à l'élection présidentielle. Cette synthèse a été par ailleurs présentée comme une contribution dans le cadre des débats participatifs organisés par la candidate Ségolène ROYAL.

Enfin, la réunion du bureau exécutif du CHV s'est achevé par un débat avec le webmestre et l'équipe des rédacteurs à propos du bilan d'activité 2006 du site harkisetverite.info. L'ensemble du bureau a salué le travail des rédacteurs et s'est félicité de la très bonne fréquentation du site Internet harkisetverite.info au cours du deuxième semestre 2006. ¢

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Le Parti Socialiste reconnaît la responsabilité de l’abandon volontaire des Harkis par le gouvernement français en 1962

Harkis et Vérité, le 11 avril 2007

Le premier secrétaire du Parti Socialiste François HOLLANDE a reçu les représentants des associations de harkis ce mardi 10 avril 2007 au siège du Parti Socialiste rue de Solferino à Paris. François HOLLANDE était accompagné de Robert GAIA, responsable national  chargé des rapatriés et des harkis au Parti Socialiste, de Stéphane Le FOLL, directeur de cabinet du 1er secrétaire et député européen ainsi que de Jacques BASCOU, député socialiste de l'Aude chargé des rapatriés et des harkis au groupe socialiste à l'Assemblée Nationale. Quinze jours après que la candidate à la présidence de la République Ségolène ROYAL ait présenté ses engagements aux harkis, plusieurs dirigeants d'associations de harkis se sont félicités de la publication de la lettre ouverte du 26 mars dernier et ont souhaité faire de leurs sentiments. Après deux heures de débat, le premier secrétaire du Parti Socialiste a tenu à rappeler tout le travail parlementaire des députés socialistes au cours du quinquennat. La reconnaissance de la responsabilité avait été proposée par le Parti Socialiste lors des débats de la loi du 23 février 2005 relative aux rapatriés, la majorité UMP l'a refusé malgré la mobilisation des harkis et a voté contre l'amendement socialiste allant dans ce sens.

A l'issue de la réunion, un communiqué officiel du Parti Socialiste fut rédigé, diffusé et dont la teneur est la suivante : "François HOLLANDE a reçu ce jour, le 10 avril, plusieurs associations représentantes de Harkis. Après un large tour d’horizon, d’un commun accord et dans la continuité des engagements pris par Ségolène Royal, le Parti socialiste reconnaît la responsabilité de l’abandon volontaire des Harkis par le gouvernement français en 1962. La nouvelle majorité adoptera un texte sur cette reconnaissance explicite. Le Parti socialiste ne saurait avoir, s’il accède à la direction du pays, une position différente de celle qu’il a dans l’opposition. En effet, le groupe socialiste à l’Assemblée nationale avait déposé un amendement à la loi de février 2005 reconnaissant cet abandon. Cet amendement n’avait pas été accepté par la majorité UMP/UDF."

Le Comité "Harkis et Vérité" se félicite pleinement de la proposition du Parti Socialiste d'inscrire la responsabilité de l’abandon volontaire des Harkis par le gouvernement français en 1962 dans une loi. Au delà d'une simple déclaration sur la responsabilité, cette démarche du PS aura le mérite d'instaurer le grand débat national qu'appelle de leurs voeux les harkis et les rapatriés autour de ce drame et qu'ils leur a été refusé par la majorité UMP lors du vote de la loi du 23 février 2005.
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Au parlement, les propositions d'un député

Harkis et Vérité, le 8 janvier 2007

Le député socialiste de la Meuse Jean-Louis DUMONT a évoqué la situation des harkis et de leurs enfants à l'Assemblée Nationale. Pour ce parlementaire de l'Est de la France, des réponses doivent être apportées aux difficultés rencontrées par les familles de harkis. Et de se faire le relais de leurs attentes en interpellant le gouvernement en ces termes : "les associations de harkis demandent à ce que l'allocation de reconnaissance soit étendu aux personnes âgées de cinquante ans et plus pour leur service dans une des formations supplétives suivantes : harkis, maghzen, groupe d'autodéfense, groupe mobile de sécurité y compris groupe mobile de police rurale et compagnie nomade, auxiliaires de la gendarmerie, section administrative spécialisée, section administrative urbaine. Elles demandent également à ce que les aides à la scolarisation des enfants de harkis soient étendues aux petits-enfants et qu'une réforme de l'allocation de veuvage au bénéfice des conjoints survivants puisse être obtenue".¢  


Ce site est dédié à la mémoire des 150 000 harkis massacrés en 1962 après la fin de la Guerre d'Algérie