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En
bref
Le
Parti socialiste réaffirme son attachement et sa solidarité
aux harkis et à leurs enfants
Parti
Socialiste - 6 décembre 2007- Le 5 décembre, à défaut
de tenir les engagements du candidat SARKOZY, le Président de
la République a rappelé l’hommage de la nation aux Harkis.
La rupture tant annoncée s’est, une nouvelle fois résumée,
à des promesses non tenues.
Le
Parti socialiste réaffirme son attachement et sa solidarité
aux harkis et à leurs enfants.
La vraie rupture, c’est la reconnaissance de la
responsabilité des gouvernements français de 1962 dans les
massacres des harkis et les conditions d’accueil des rescapés
dans les camps en France.
Les Harkis et leurs enfants sont en droit d’obtenir cette
reconnaissance de responsabilité.
Une proposition de loi socialiste en ce sens avait été déposée
en 2003 à l’Assemblée nationale et représentée en 2005
sous la forme d’amendement lors de l’adoption de la loi
concernant les rapatriés. La majorité UMP les avait refusés.
Aussi, le 10 avril 2007, le Parti socialiste a reconnu
solennellement la responsabilité des gouvernants français de
1962 dans les massacres de Harkis et leurs conditions
d’accueil en France.
De retour au pouvoir, le PS inscrira cette reconnaissance de
responsabilité de la France.
Robert GAIA Responsable nationale du PS
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Les
enfants de harkis exclus de la politique de la ville
Harkis
et Vérité - Narbonne le 20 septembre 2007 - Les enfants de harkis sont-ils éligible éligibles aux
dispositifs mis en place dans le cadre de la politique de la
ville. A Narbonne, le contrat urbain de cohésion cohésion
sociale 2007/2009 a été signé entre l'État, les
collectivités locales et les associations de quartiers sans y
associer les représentants associatifs des harkis du
narbonnais.
Après ne pas avoir été conviée début août aux travaux
organisés par les acteurs locaux lors de la venue du ministre
de la ville à Narbonne, l'Union des harkis narbonnais a fait
part en septembre de sa protestation face à cette situation.
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Georges
Frêche relaxé en appel
Dépêche
AP -
Montpellier
- 13.09.2007
- Le président de la région Languedoc-Roussillon Georges Frêche
a été relaxé par la cour d'appel de Montpellier, alors
qu'il était poursuivi pour "injure envers un groupe
de personnes en raison de son appartenance ethnique, raciale
ou religieuse", après avoir traité des harkis de "sous-hommes"
en février 2006.
A la sortie de la salle d'audience, les harkis qui avaient
porté plainte ont déclaré qu'ils formeraient un pourvoi en
cassation.
Concernant les raisons de ce revirement, Me Alain Scheuer, défenseur
de l'association, parle d'une "question purement
juridique". En effet, a-t-il expliqué, "le
texte de loi de 2007 ayant trait à la religion, aux ethnies
et aux groupes d'hommes a ajouté la notion de harkis; il prévoit
que des injures visant ce groupe de personnes constituent un délit,
mais la sanction de ce délit n'a pas été clairement établie
par les parlementaires (...) ce flou profite à l'accusé et
non à l'accusation".
Version radicalement différente pour Me Gilles Gauer, défenseur
de Georges Frêche. A ses yeux, c'est "la fin d'un
procès politique", au cours duquel "un
ministre de la Justice avait donné des ordres aux magistrats
et pensait qu'on pouvait le faire".
Me Gauer concède le terme d'"insulte" envers
les deux personnes mais, selon lui, "ce n'était en
aucun cas une injure raciste".
L'ancien maire de Montpellier, qui a eu 69 ans le 9 juillet, a
été exclu du Parti socialiste le 27 janvier dernier. AP
¢
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Manifestation
à Narbonne
Harkis
et Vérité - 6 mai 2007 - Une trentaine de personnes de la
communauté harkie de Narbonne dans l'Aude ont manifesté
samedi 5 mai 2007 devant le palais de Justice en soutien à
Krim DALLI. Président de l'Union des harkis narbonnais, Krim
DALLI est écroué depuis le 24 avril à la prison de
Carcassonne suite à une rixe entre jeunes. «
Krim a, soit disant, frappé un policier. Alors pourquoi ils
ne l'ont pas embarqué directement ? Ils étaient 40. Pourquoi
ils ont attendu trois jours pour le convoquer au commissariat
? Ce qui se passe est inadmissible ! » s'indigne Aïcha.
La compagne de Krim DALLI
rappelle que « la police faisait régulièrement appel à
lui pour calmer les jeunes à Saint-Jean Saint-Pierre. Il
faisait la chasse aux petits dealers. Il le faisait de bon coeur
».
La justice se prononcera sur cette affaire le 15 mai prochain.¢
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Narbonne
:
les fils de harkis tentés par la gauche
Journal
Le Midi libre le 8 avril 2007- A. PERNIA - « Nous étions
des racailles avant l'heure ». Il y a seize ans, sur ce même
terrain de la cité des Oliviers de Narbonne, Abdelkader
Bouaziz affrontait les CRS avec d'autres fils de harkis. Jets
de pierre, barricades, voitures incendiées, arrestations. Les
revendications : dignité pour les pères, travail pour les
fils. Et puis, plus rien. « Tout cela nous a finalement
causé du tort. Aujourd'hui, nous sommes dans la même
situation sur le plan de l'emploi et du logement », poursuit
Abdelkader, 44 ans, intérimaire, père de deux enfants et
toujours locataire de cette cité gérée par la Sonacotra. A
l'image de Mohamed, 80 ans, qui porte une veste de treillis
comme pour rappeler son passé militaire au service de la
France et qui égrène ses choix électoraux depuis 1964 : «
De Gaulle, Pompidou, Giscard, Chirac », Abdelkader votera
à droite le 22 avril prochain. Mais ce choix n'est plus
vraiment celui des plus jeunes de la cité. "Ils
voteront pour Ségolène", croit-il savoir.
"Ils voient qu'avec la droite rien n'a vraiment changé
depuis trente ans et maintenant, ils se mélangent avec les
beurs et prennent pour eux ce que dit Sarkozy sur la racaille
ou le kärcher." Le drame des harkis a toujours tenu
au fait qu'ils étaient considérés comme des étrangers par
les « Européens » et comme des traîtres par les immigrés.
En seize ans, ce qui a changé, c'est peut-être l'oubli chez
les jeunes beurs de l'histoire de la guerre d'Algérie. Le
passé s'est estompé, fils de harkis et fils d'immigrés
finiraient par se trouver des points communs, dont un pourrait
être dans deux semaines le rejet de la droite.
Un vote socialiste malgré les propos de Frêche sur les
sous-hommes ? « Les harkis de Montpellier sont des
mendiants. La ville les a aidés et ils vont dans le camp
adverse, Frêche a eu raison », soutient Abdelkader,
rejoint en cela par Dali Krim le président de l'Union des
harkis de Narbonne qui ne cache pas ses préférences à
gauche. Lui aussi a participé aux événements de 1991 : «
Aujourd'hui, c'est un retour au point zéro. On a beau faire,
on n'est toujours pas considéré comme des Français à part
entière, seul compte le faciès. » Dali Krim votera à
gauche.¢
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SARKOZY
sur les pas de CHIRAC
Harkis
et Vérité le 1er avril 2007 : Samedi
31 mars, le président de l’UMP et candidat à la présidence
de la République Nicolas SARKOZY a présenté, comme Jacques
CHIRAC en 1995 et en 2002, une série de promesses à
destination de l’électorat harki.
Après avoir été ministre d’Etat des gouvernements
RAFFARIN et VILLEPIN et président de la formation politique
de droite qui a combattu avec fermeté toute reconnaissance de
responsabilité dans le drame des harkis, Nicolas SARKOZY découvre
subitement la situation des harkis et de leurs enfants en
cette période électorale. Le président de l’UMP promet
aujourd’hui aux familles de harkis ce qu’il leur a refusé
hier.
Une telle versatilité doit-elle être prise avec sérieux à
la veille d’échéances électorales majeures ?
Si l’on
veut bien comprendre, Nicolas SARKOZY promet de reconnaître
la responsabilité du pouvoir gaulliste de l’époque dans
l’abandon et les massacres de harkis en 1962 ainsi que dans
l’accueil des familles de harkis rescapées dans des camps
entre 1962 et 1981. Une droite qui se revendique encore aujourd’hui de l’héritage
gaulliste est-elle prête à faire son mea culpa ? On
peut fortement en douter.
Pour l’heure, Nicolas SARKOZY
s’en tient aux décevants propos de Jacques CHIRAC de 2001
en se comptant de les répéter : "La France, en
quittant le sol algérien, n’a pas su empêcher les
massacres". Ces propos sonnent comme de mauvaises augures
pour les familles de harkis.
Nicolas SARKOZY s’inscrit dans les pas de Jacques CHIRAC. Au
lendemain de chacune de ses deux élections à la présidence
de la République, Jacques CHIRAC s’était empressé de
ranger au placard ses promesses aux harkis et à leurs
enfants. Le traitement des harkis durant tout ce quinquennat
ne peut être que très éclairant sur le sort prochain des
promesses du candidat SARKOZY.
Bizarrement, le candidat n’a
pas évoqué le bilan de l’UMP à propos des harkis et de
leurs enfants après cinq années de pouvoir. Il est vrai que
le bilan est difficile à assumer.¢
_______________
Le
désespoir d'un enfant de harki place Vendôme
Paris
le 11 mars 2007- Le président de l'Union des harkis
narbonnais (UHN) Krim DALLI s'est enchaîné samedi 10
mars 2007 vers 19 heures aux grilles du ministère de la
Justice situé place Vendôme à Paris.
Au même moment, à Narbonne, une trentaine de membres de l'UHN
s'étaient rassemblés devant le tribunal de la ville. Pour
expliquer cette démarche de désespoir, le narbonnais Amar
BOUCIF déclare qu' " il y a de graves problèmes de
racisme à Narbonne, à l'emploi, au logement, dans les
discothèques... Le temps passe et c'est toujours pareil !
C'est pour dénoncer ça que Krim est monté à Paris".
L'acte d'enchaînement du responsable associatif devait
prendre en milieu de soirée après de longs pourparlers avec
les autorités parisiennes de la police.¢
___________
Georges
Frêche exclu du Parti Socialiste
Paris
le 27 janvier 2007 - La commission des conflits du Parti
Socialiste a décidé à l'unanimité de prononcer l'exclusion
du président de la région Languedoc-Roussillon George Frêche
suite à ses propos sur les harkis et les joueurs de l'équipe
de France. Dans un communiqué, le Comité "Harkis et Vérité"
s'est déclaré satisfait et remercie le Parti Socialiste
d'avoir pris une telle décision.¢
______________
Georges Frêche,
15 000 euros d'amende
Montpellier
le 25 janvier 2007 - Le tribunal correctionnel de
Montpellier a condamné jeudi 25 janvier le président
de la région Languedoc-Roussillon George Frêche à une
amende de 15 000 euros. Maître Ferran, l'avocat de l'élu montpelliérain,
a annoncé que son client allait faire appel de ce jugement.¢
_________________
Ségolène
Royal souhaite l'exclusion de Georges Frêche
Paris
le 22 janvier 2007 - La candidate à l'élection
présidentielle Ségolène Royal a souhaité dimanche 21
janvier l'exclusion du Parti socialiste du président de la
région Languedoc-Roussillon Georges Frêche. A la
question de savoir si elle demandait son exclusion, Ségolène
Royal s’est voulue très claire : "Oui, parce que je pense
que ses propos sont inacceptables et humiliants pour ceux qui
les ont subi. (...) Je désapprouve que George Frêche
n'ait pas été suspendu plus tôt, mais la procédure suit
son cours", a-t-elle déclaré sur Canal+.
Dans un courrier adressé à la candidate à l'élection
présidentielle, le Comité "Harkis et Vérité" se
félicite de cette position claire de Ségolène Royal, au
demeurant, conforme aux attentes des harkis. ¢
|
... |
Au
fil des mois
Les
enfants de harkis aux municipales
Harkis et Vérité, le 29 février 2008
Ils
sont candidats aux municipales sur des listes d’union de la Gauche à
Villeneuve-sur-Lot (Lot et Garonne), à Saint-Pons-de-Thomières
(Hérault), à Villeneuve d’Olmes (Ariège) et dans bien d’autres
villes. Même à Bias, bourgade lot et garonnaise connue pour son camp de
harkis, ils sont candidats sur une liste d’union face au maire sortant
de droite. Ce sont les enfants de harkis.
Dignes héritiers de la Grèce Antique, ils aspirent
aux responsabilités locales pour s’occuper de la vie de la "Cité".
Reste que certaines aspirations ont été déçues.
Ainsi, lors de la constitution de la liste du maire sortant UMP de
Perpignan (Pyrénées-Orientales), la candidature d’un enfant de harki
du pays a été purement et simplement écartée. Pour justifier cette
mise à l’écart, la réponse des responsables locaux de la droite
perpignanaise, rapportée par le quotidien "L'Indépendant" a
été des plus sèche : « On ne veut
pas des harkis ! ».
Dans le Nord de
la France, à Roubaix, c’est un scénario inverse qui s’est produit.
Un enfant de harki élu en 2001 conseiller municipal sur la liste UMP a
préféré quitter la droite roubaisienne pour rejoindre la liste d’union
du maire sortant socialiste de Roubaix René VANDIERENDONCK .
Par ailleurs, ces élections locales ne se résument pas seulement à
des candidatures dans certaines villes. Dans le sud de la France, des
responsables associatifs « rapatriés » n’hésitent pas à
juger le bilan des maires sortants et à prendre position en perspective des
scrutins des 9 et 16 mars prochains. Ainsi, à Narbonne (Aude), le bilan
du maire sortant Michel MOYNIER soutenu par l’UMP est sévèrement
critiqué par l’Union des harkis narbonnais (UHN). « Il n'a rien
fait pour nous : pas de travail, pas de logement, pas de dialogue. C'est
l'échec total ! » dénonce le président de l’UHN au quotidien
« Midi Libre ».
Disposée à rencontrer les autres candidats, notamment
le député Jacques BASCOU, tête de liste PS à Narbonne, l’Union des
harkis narbonnais souhaite mobiliser les électeurs narbonnais en
perspective des 9 et 16 mars prochains : « J'appelle toutes les
personnes qui se sentent exclues par la ville à se rendre massivement aux
urnes le 9 mars » a déclaré son président.
Dans le Var, l’électorat « rapatriés »
est également invité à se rendre aux urnes. Déçue par la politique
menée par le nouveau Président de la République à destination des
rapatriés, l’Association de Rapatriés d’Algérie Harkis et Pieds
noirs Pour la Réconciliation des Mémoires (ARAPREM) appelle l’électorat
« rapatriés » à sanctionner la politique de Nicolas SARKOZY
en votant pour les listes de Gauche, notamment dans le Var.
Pour ces élections municipales, le « vote
sanction » apparaît clairement comme d’actualité au sein de l’électorat
« rapatriés ».■
______________________________
La
grande absente, la responsabilité
Harkis et Vérité, le 6 décembre 2007
"Nicolas
SARKOZY pourrait reconnaître la responsabilité de la
France dans les massacres de harkis" annonçait bien informée
une grande station de radio au petit matin du 5 décembre 2007. A son
retour de sa visite d'État en Algérie, le nouveau président de la
République avait prévu de prononcer un discours en fin d'après-midi
devant quelques responsables d'associations de harkis et de rapatriés au
palais de l'Élysée.
La presse ayant annoncé cette reconnaissance de responsabilité par
Nicolas SARKOZY, l'événement prit une dimension médiatique des plus
importantes. En milieu de journée, une fille de harki convié à l'Élysée
avait même fini par lâcher: "On a bon espoir. Je ne vois pas
pourquoi on nous convierait si ce n'était pas pour nous faire part d'une
avancée. Nous voulons que l'État reconnaisse sa responsabilité dans
l'abandon des harkis. (...) Bien sûr, on ne le saura que quand on y sera,
mais cette invitation juste après le voyage en Algérie n'est à mon avis
pas anodine".
Dix-huit heures, Nicolas SARKOZY entre dans la salle des fêtes de l'Élysée,
prend place derrière son pupitre et prononce son discours. "A
tous les harkis envers lesquels la France a une dette, je dis au nom de la
République que la France leur doit réparation" concède
seulement le
président de la République.
Dans ce qui devait être un grand discours, la reconnaissance de
responsabilité de la France est la grande absente. On est bien loin du
discours du candidat SARKOZY le 30 mars dernier : "si je suis élu,
je veux reconnaître officiellement la responsabilité de la France dans
l'abandon et le massacre de Harkis et d'autres milliers de ''musulmans
français'' qui lui avaient fait confiance, afin que l'oubli ne les
assassine pas une nouvelle fois." Six mois après, le discours du président SARKOZY n'est plus le
discours du candidat SARKOZY. A l'issue de la cérémonie de l'Elysée,
c'est la douche froide. Une
certaine déception finit par gagner la communauté harkie de France.
Dans un communiqué, le
Parti Socialiste "réaffirme
son attachement et sa solidarité aux harkis et à leurs enfants. A
défaut de tenir les engagements du candidat SARKOZY, le Président de la
République a rappelé l’hommage de la nation aux Harkis. La rupture
tant annoncée s’est, une nouvelle fois résumée, à des promesses non
tenues.
La
vraie rupture, c’est la reconnaissance de la responsabilité des
gouvernements français de 1962 dans les massacres des harkis et les
conditions d’accueil des rescapés dans les camps en France.
Les Harkis et leurs enfants sont en droit d’obtenir cette reconnaissance
de responsabilité. Une
proposition de loi socialiste en ce sens avait été déposée en 2003 à
l’Assemblée nationale et représentée en 2005 sous la forme
d’amendement lors de l’adoption de la loi concernant les rapatriés.
La majorité UMP les avait refusés. Aussi, le 10 avril 2007, le Parti
socialiste a reconnu solennellement la responsabilité des gouvernants
français de 1962 dans les massacres de Harkis et leurs conditions
d’accueil en France.
De retour au pouvoir, le PS inscrira cette
reconnaissance de responsabilité de la France".■
Le communiqué
de Parti Socialiste sur le site du PS (cliquez)
_______________________________
Harkis
: François HOLLANDE appelle Nicolas SARKOZY à respecter ses promesses de
campagne
Harkis et Vérité, le 20 septembre 2007
En
cette période de rentrée parlementaire, la question des harkis est à
l'ordre du jour du Parlement. A l'Assemblée Nationale, c'est
le Premier secrétaire du Parti Socialiste et député de Corrèze François
HOLLANDE qui a pris l'initiative d'interpeller le Président de la
République Nicolas SARKOZY et le Premier ministre François FILLON sur la
situation des harkis et de leurs enfants.
"Je
souhaite connaître les mesures prises
par le gouvernement depuis le 17
juin
2007"
Pour le député de
Corrèze, "quarante-cinq ans après la fin du conflit algérien,
nos compatriotes harkis et
leurs enfants attendent des pouvoirs une véritable politique de réparation
du drame subi. Le 30
mars
dernier, au cours de la campagne électorale, le Président de la République
a pris à destination des familles de harkis une série d'engagements. Il
s'est notamment engagé à reconnaître officiellement la responsabilité
des gouvernants de 1962 dans l'abandon et les massacres de harkis."
Et le Premier secrétaire du PS de rappeler
que cette reconnaissance de responsabilité des gouvernants de 1962 dans
le drame vécu par les harkis et leurs enfants ne devra pas se limiter à
une simple déclaration présidentielle ou gouvernementale. "Cette
reconnaissance de responsabilité devra nécessairement et juridiquement
obliger le gouvernement dans la mise en oeuvre d'une politique de réparation
à destination des harkis et de leurs enfants".
Dans cette perspective, François HOLLANDE "souhaite savoir si le
parlement sera saisi d'un projet de loi en ce sens".
Aussi, le député de Corrèze a évoqué la dramatique situation des
enfants de harkis et demandé au gouvernement ce qui a été fait depuis
le début de la nouvelle législature."Le Président de la République
s'est par ailleurs engagé à résorber les difficultés d'insertion et
d'emploi des enfants de harkis, notamment
par la mise en oeuvre d'une politique de discrimination positive dans le
domaine de la formation et du recrutement. C'est pourquoi" je
"souhaite connaître les mesures prises par le gouvernement dans
ce domaine depuis le 17
juin
2007" a déclaré le Premier
secrétaire du Parti Socialiste.
"
Au Sénat, une loi d'orientation sur les harkis et leurs familles "
Au Sénat, c'est la
sénatrice socialiste Giselle PRINTZ qui a pris l'initiative d'interpeller
François FILLON sur les attentes des familles de harkis. Pour la
sénatrice de Moselle, les
harkis et leurs enfants "attentent une véritable politique de
réparation pour le drame subi. Et de préciser que "au cours de sa
campagne, le Président de la République a pris un certain nombre
d'engagements à destination des familles de harkis. Il s'est notamment
engagé à reconnaître officiellement la responsabilité des gouvernants
de 1962 pour l'abandon et les massacres de harkis". Et Giselle
PRINTZ de finir par interpeller le gouvernent
afin de "savoir si cette reconnaissance de responsabilité fera
l'objet d'une traduction législative dans le cadre, notamment, d'un
projet de loi d'orientation sur les harkis et leurs familles".
Lors de l'examen de la triste loi du 23 février 2005 au Sénat, Giselle
PRINTZ avait déposé et défendu au nom du groupe socialiste du Sénat plusieurs amendements en faveur notamment d'un véritable droit à
réparation pour les enfants de harkis.■
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Les
défenseurs des rapatriés regagnent l'Assemblée
Harkis et Vérité, le 19 juin 2007
En
démocratie, la garantie des droits et la quête de justice passent
souvent par la voix de l'opposition parlementaire. Au cours    de
la précédente législature, les rapatriés ont pu trouver en la personne
de certains parlementaires de l'opposition, de véritables défenseurs des
rapatriés.
En cette période de vague bleue de l'UMP, le député de
l'Hérault Kléber MESQUIDA, le député de l'Aude Jacques BASCOU, le
député du Puy de Dôme Jean-Paul BACQUET et le député de la
Haute-Garonne Gérard BAPT ont été brillamment réélus député de la
XIIIème législature qui s'annonce.
Au cours de la précédente législature, le député PS Jean-Paul BACQUET
fut l'auteur de la célèbre proposition de loi tendant à la
reconnaissance de la responsabilité de la France dans le drame des
harkis. En juin 2004, le député de l'Hérault Kléber MESQUIDA avait
pris l'initiative au nom du groupe socialiste à l'Assemblée de déposer
une proposition visant à la création d'une commission d'enquête sur le drame des
harkis et des rapatriés d'Algérie.
Enfin, lors des débats relatifs aux rapatriés, les députés Jacques
BASCOU et Gérard BAPT ont su mobiliser tout leur savoir faire
parlementaire pour proposer et défendre
d'importants amendements aux textes parlementaires intéressant les
rapatriés.
Députés dans des circonscriptions où l'électorat
"rapatriés" est non négligeable, au soir du 17 juin 2007, ces
défenseurs des rapatriés ont été brillamment réélus. Pour la
nouvelle législature, ce groupe de parlementaires socialistes attentifs
aux préoccupations des familles de harkis et des rapatriés en général
sera renforcé par le nouveau député PS de la 3ème circonscription du
Lot et Garonne Jérôme CAHUZAC, tombeur du médiatique juge Jean-Louis
BRUGUIERE, candidat de l'UMP dans cette circonscription lot et garonnaise où
se situe l'ancien camp de harkis de Bias. Avec tous ces parlementaires, le
travail parlementaire sur les questions relatives aux rapatriés devraient
gagner en qualité et en efficacité durant la XIIIème législature (2007
à 2012).
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Pierre-Gilles
de GENNES, un Nobel avec les harkis
Harkis et Vérité, le 19 mai 2007
Le
scientifique et prix Nobel de physique Pierre-Gilles de
GENNES nous a quitté le 18 mai dernier à l'âge de 74 ans. La
France perd un de ses plus éminents scientifiques en recherche
fondamentale. Passionné par tout ce qui attrait à l'atome et aux
molécules, Pierre-Gilles de GENNES était aussi sensible aux destinées
de l'homme. C'est ainsi que le prix Nobel de physique 1991 mobilisa sa
notoriété pour certaines grandes causes dans le monde. Indigné par le
sort réservé aux harkis, Pierre-Gilles de GENNES s'était
régulièrement mobilisé comme signataire des différentes pétitions et
appels nationaux en faveur d'une résolution du drame des harkis et de
leurs enfants. Le Comité "Harkis et Vérité" salue la mémoire
d'un grand scientifique et d'un grand humaniste.
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Réveil
démocratique de l'électorat harki
Harkis et Vérité, le 10 mai 2007
Dimanche
6 mai 2007, Nicolas SARKOZY a été élu Président de la République. Il
lui revient donc de mener à bien les destinées de la France
pour les cinq prochaines années. Reste
qu'au cours de la campagne électorale, à l’instar de Ségolène
ROYAL, Nicolas SARKOZY a pris toute une série d’engagements à
destination de l’électorat harki. La question des harkis ayant fait
partie des thèmes de débat, l’électorat harki s’est passionné
comme beaucoup de français pour cette campagne présidentielle, un véritable
réveil démocratique.
Ce réveil démocratique de l'électorat harki n'aurait pas eu lieu sans
tout le travail de sensibilisation mené par les associations de harkis
auprès des différents candidats. Pour la première fois, les deux
principaux candidats à la présidence de la République ont pris des
engagements forts à destination des harkis et de leurs enfants.
Les urnes ont désigné Nicolas SARKOZY. Il lui revient donc désormais
de mettre en oeuvre ses promesses faites à l'électorat harki de reconnaître
cette responsabilité tant attendue, de réparer et d'intégrer pleinement
les enfants de harkis à la communauté nationale. Dans le domaine de
l'insertion et de l'emploi, Nicolas SARKOZY devra mettre en oeuvre cette
"double discrimination positive" promise aux enfants de harkis.
Le Comité "Harkis et Vérité" souhaite bonne chance au nouveau
Président de la République en espérant que les cinq prochaines années
ne se résumeront pas à des engagements non tenus. Les harkis et
plus particulièrement leurs enfants de harkis ne doivent pas être une
nouvelle fois déçus. ¢
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L'association
GMH envisage des poursuites en justice aprés les propos
de l'UMP Pierre Lellouche
Communiqué
de GMH -27 avril 2007
"M. Bayrou fera ce qu'il voudra.
(...) En revanche, les députés qui vont nous rejoindre
auront leur place. Ce ne seront pas des harkis ou des chaouch
de la majorité présidentielle. Ils seront soutenus au moment
des législatives. Ceux qui se mettront contre Nicolas Sarkozy
en tireront les conséquences", a résumé le député
UMP de Paris Pierre Lellouche.
Ces
propos sont confirmés dans un article signé de l’agence
Reuters et paru notamment dans le Nouvel observateur.
S’agissant des tractations d’appareils, il est devenu de
notoriété publique depuis dimanche soir 22 avril, que les Députés
UDF sont soumis à une très importante pression pour apporter
leurs soutiens au candidat à la présidentielle, en la
personne de monsieur
Nicolas SARKOSY. Que monsieur Pierre LELLOUCHE pratique la
politique avec l’insulte envers ses homologues hommes
politiciens de son rang, ou appartenant au groupe de l’UDF
est dégradant pour la démocratie.
Mais,
lorsque monsieur Pierre LELLOUCHE, avocat de formation, Député,
Délégué général d’une grande organisation politique
qu’est l’UMP vient s’attaquer et associer le titre
identitaire « Harkis » sans que ceux-ci soient
parties prenantes dans l’échange, relève de l’insulte et
de la discrimination gratuite. Est-ce cela la fonction d’un
député de la nation qui use de sa liberté de parole, voire
de son prestige parlementaire pour diffamer l’identité de
toutes celles et ceux qui se reconnaissent sous cette
appellation de communauté historique que sont les anciens
Harkis ?
Cette
particulière discrimination de « sous citoyen »
est un acte indigne et déloyal d’un responsable politique.
Il n’est nullement permis de faire une autre lecture que
celle comprise comme ci-dessus. Le texte et le contexte sont
clairs : « M. Bayrou fera ce qu'il voudra. (...) En
revanche, les députés qui vont nous rejoindre auront leur
place. Ce ne seront pas des harkis ou des chaouch de la
majorité présidentielle »
Monsieur Pierre LELLOUCHE menace les députés UDF
et porte atteinte à l’honneur et à la considération
de l’identité « des harkis » lorsqu’il
illustre son propos politique par l’exemple : « Ce
ne seront pas des harkis ou des chaouch de la majorité présidentielle ».
Générations
Mémoire Harkis ne peut laisser passer de telles dérives du
langage qui consistent à imprégner l’opinion publique que
les anciens Harkis et leurs descendants sont voués à être
des éternels « sous citoyens restés des supplétifs
à jamais » comme à l’ époque coloniale.
Monsieur
Pierre LELLOUCHE tente de se défendre et se pose en victime
dans un communiqué adressé à l’Agence France Presse daté
du 25 avril et apporte cette précision : « …J’ai
simplement voulu dire que les élus de l’UDF concernés ne
seraient pas traités comme des supplétifs de l’UMP, et
qu’ils seraient au contraire pleinement reconnus ».
Pour
celles et ceux qui n’avaient pas saisi le véritable sens du
propos, cette précision enfonce désormais l’auteur des
propos dans l’injustifiable ! Peut-être que l’agression
n’était pas suffisamment caractérisée ! En
effet, en Algérie les anciens Harkis étaient justement des
supplétifs de l’armée française et n’étaient pas
pleinement reconnus par l’Etat, d’où leur abandon et
massacres en 1962 que de nombreux candidats déclarent enfin
reconnaître.
C’est cette discrimination et insulte qui ont été
proférés
par monsieur Pierre LELLOUCHE !
En
conséquence, Générations Mémoire Harkis prend acte des
regrets formulés par monsieur Pierre LELLOUCHE mais se réserve
tous les droits de poursuite y compris judiciaires afin que
de telles insinuations ne se reproduisent plus.¢
Smail
BOUFHAL
Président
de Génération Mémoire Harkis
_____________________________________________
L'UMP
Pierre LELLOUCHE sera-t-il sanctionné ?
Harkis et Vérité, le 26 avril 2007
Le
porte-parole de Ségolène ROYAL Arnaud MONTEBOURG
(en photo) a vivement réagi auprès de l'AFP ce jeudi 26
avril après les propos tenus par l'UMP Pierre LELLOUCHE à destination
des députés UDF (voir la dépêche AFP publiée
sur notre site). Proche collaborateur du candidat Nicolas SARKOZY, le
député UMP de Paris Pierre LELLOUCHE a déclaré mardi 25 avril 2007 sur
France 3 que
"M.
Bayrou fera ce qu'il voudra. (...) En revanche, les députés qui vont
nous rejoindre auront leur place. Ce ne seront pas des harkis ou des
chaouch de la majorité présidentielle. Ils seront soutenus au moment des
législatives. Ceux qui se mettront contre Nicolas Sarkozy en tireront les
conséquences". Ces
propos de l'UMP
Pierre LELLOUCHE ont choqué et blessé l'électorat harki.
Lors d'un forum organisé par le Nouvel Observateur ce jeudi
26 avril, l'éminent historien et spécialiste de la Guerre d'Algérie
Benjamin STORA s'est interrogé sur la pratique du double discours de l'UMP
au sujet des harkis. Benjamin STORA a déclaré qu' "il est
regrettable que ces mots, "harkis" ou " chaouchs",
continuent d´être utilisés dans le vocabulaire politique actuel car
cela renvoie à un temps révolu, celui de la colonisation, décidément
qui n´arrive pas à passer. Cela est effectivement surprenant dans la
mesure où Nicolas Sarkozy dans ses discours de Toulon, de Nice, de
Montpellier, de Marseille, a expliqué qu´il fallait redonner leur place
sociale, politique et culturelle, aux harkis dans la société française.
On peut s´interroger sur cette pratique de double langage".
Porte-parole
de Ségolène ROYAL Arnaud MONTEBOURG exige aujourd'hui des
"excuses immédiates et publiques aux harkis" et demande que
l'UMP prenne ses responsabilités afin que Pierre LELLOUCHE soit sanctionné
pour ces propos indignes et blessants.¢
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Des
associations de harkis s'indignent de l"insulte"
de M. Lellouche
AFP
27 avril 07 -15h31
Trois associations de harkis se sont
indignées vendredi de récents propos du député UMP Pierre
Lellouche jugés insultants à leur égard.
L'élu avait déclaré mardi que les députés UDF qui vont
rejoindre Nicolas Sarkozy pour le second tour de l'élection
présidentielle "ne seront ni des harkis ni des chaouch
(domestiques, factotums) de la majorité présidentielle, ils
auront pleinement leur place et seront soutenus au moment des
législatives".
Ces propos relèvent de "l'insulte et de la
discrimination gratuite", a réagi Générations Mémoire
Harkis, association basée en Seine-Maritime.
L'association "ne peut laisser passer de telles dérives
de langage, qui consistent à imprégner l'opinion publique de
l'idée que les anciens harkis et leurs descendants sont voués
à être d'éternels sous-citoyens restés supplétifs à
jamais", ajoute-t-elle, en annonçant qu'elle "se réserve
le droit de poursuites".
La Coalition nationale des Harkis, rassemblant 14 associations
du Nord-Pas-de-Calais, s'étonne sur son site internet que
"l'auteur d'une loi contre le racisme et l'antisémitisme
(un texte adopté en février 2003 visant à aggraver les
peines punissant les infractions à caractère raciste, ndlr)
puisse "tenir des propos quasi-racistes".
"La Coalition Nationale des Harkis et des Associations de
Harkis condamne, fermement, les présentes dérives et,
exhorte Nicolas Sarkozy à (...) le sanctionner de manière
exemplaire", poursuit-elle. "Nous demandons à
Monsieur Lellouche de faire des excuses publiques devant les
caméras de la chaîne sur laquelle il s'est exprimé", a
exigé l'Union nationale des Harkis (UNH), basée en
Seine-Saint-Denis, après avoir estimé que ses propos étaient
"blessants".
Selon l'historien Philippe Denoix, 91.000 harkis, ces supplétifs
de l'armée française en Algérie et leurs familles, s'étaient
installés en France au lendemain de la guerre d'Algérie
entre 1962 et 1968.
Après les accords d'Evian du 19 mars 1962, plusieurs dizaines
de milliers de harkis avaient été massacrés par le
FLN.¢
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"Des
harkis ou des chaouch..."
.
PARIS
(Reuters) - 24.04.07 | 17h58
Rassembler sans se renier pour
Nicolas Sarkozy, tendre la main sans rogner sur sa gauche pour
Ségolène Royal : l'inconnue centriste pèse sur la campagne
du candidat de l'UMP et de sa rivale socialiste, à la
recherche de l'équation la plus efficace pour une victoire le
6 mai. Quand Nicolas Sarkozy refuse les "combinaisons
d'appareils" en proposant un rassemblement à ses
conditions, Ségolène Royal invite François Bayrou à
"prendre ses responsabilités" en vue d'"un
dialogue ouvert et public" sur le programme socialiste.
La candidate socialiste a été sans détour mardi : elle veut
que "les choses aillent vite", même si elle se défend
de toute "pression" ou "ultimatum" envers
le président de l'UDF, qui fera connaître ses intentions
mercredi lors d'une conférence de presse à 15h30 dans un
grand hôtel parisien. Ségolène Royal a décidé de
multiplier les signaux en direction du pôle centriste,
recevant mardi l'ancien président de la Commission européenne
Jacques Delors, qui a validé sa "démarche
d'ouverture". Vendredi à Lyon, le président du Conseil
italien Romano Prodi, autre figure du centre-gauche européen,
participera à un meeting de la candidate socialiste.
Durant la campagne, François Bayrou avait déclaré que son
Premier ministre idéal serait un Jacques Delors "en plus
jeune".
Le candidat centriste a fédéré 6,8 millions de suffrages
(18,57%) lors du premier tour de la présidentielle. Une manne
précieuse pour Ségolène Royal, qui dispose d'un réservoir
naturel de voix inférieur à 37%.
Contraint à la neutralité s'il veut pérenniser sa stratégie
"anti-système" et conforter son indépendance, François
Bayrou devrait annoncer la création d'une grande formation du
centre et inviter ses électeurs à reprendre leur liberté :
certains pourraient choisir de rejoindre leur famille
d'origine, droite ou gauche, d'autres de poursuivre sur la
voie de l'iconoclasme en se livrant à un "tout sauf
Royal" ou un "tout sauf Sarkozy" ou opter pour
le bulletin blanc ou l'abstention.
"DES HARKIS OU DES CHAOUCH..."
Les sondages réalisés depuis dimanche sur le report des voix
bayrouistes offrent des prédictions contrastées. Selon une
enquête Ipsos-Dell pour SFR et Le Point diffusée mardi, l'électorat
de François Bayrou se reporterait davantage sur Ségolène
Royal que sur Nicolas Sarkozy, dans une proportion de 38%-35%;
27% s'abstiendraient ou ne s'exprimeraient pas.
A l'UMP, où l'on aime à souligner avec le candidat que
"c'est le fort qui tend la main", on taxe la stratégie
socialiste de "marchandage" et on fait valoir
l'impossible "grand écart" de Ségolène Royal
"entre François Bayrou et Olivier Besancenot".
Le Premier ministre, Dominique de Villepin, a souligné mardi
à l'issue d'un déjeuner à Matignon avec Nicolas Sarkozy la
"volonté" et l'"ambition" de
rassemblement du candidat de l'UMP dans une démonstration
d'unité soigneusement mise en scène.
Pour Nicolas Sarkozy, "la formule, c'est pas de négociations
d'appareils mais parler aux Français et aux élus", a résumé
Bernard Accoyer, président du groupe UMP de l'Assemblée, à
l'issue d'une réunion des parlementaires UMP avec le
candidat.
Sans négliger un soupçon de menace en vue des élections législatives
des 10 et 17 juin, au fil de tractations qui ne disent pas
leur nom.
François Fillon, présenté comme l'un des favoris pour
Matignon si Nicolas Sarkozy est élu, s'est chargé du rappel
à l'ordre à l'adresse des élus UDF.
L'ancien ministre prévient dans Le Figaro qu'il y aura
"un problème aux élections législatives" si François
Bayrou n'apporte pas un soutien clair au candidat de l'UMP.
Dans cette hypothèse, l'UMP présenterait un candidat contre
chaque sortant centriste. Mais l'UDF pourrait riposter en
provoquant des triangulaires - dans 469 circonscriptions,
selon Le Monde.
"M. Bayrou fera ce qu'il voudra. (...) En revanche, les députés
qui vont nous rejoindre auront leur place. Ce ne seront pas
des harkis ou des chaouch de la majorité présidentielle. Ils
seront soutenus au moment des législatives. Ceux qui se
mettront contre Nicolas Sarkozy en tireront les conséquences",
a résumé le député UMP de Paris Pierre Lellouche. Six députés,
deux sénateurs et l'unique ministre UDF du gouvernement,
Gilles de Robien, se sont ralliés à Nicolas Sarkozy avant le
premier tour. André Santini précise dans Le Figaro
qu'"une douzaine d'autres" pourraient franchir le
pas. L'UDF compte 29 députés et 33 sénateurs.¢
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La législature s'en
va, le drame des harkis demeure
Harkis et Vérité, le 3 mars 2007
Le
mercredi 21 février 2006, la douzième législature a pris fin. « Présider
l'Assemblée Nationale aura été l’honneur de ma vie » a
conclu le président de l'Assemblée Jean-Louis DEBRE. Si le président de
l'Assemblée a réalisé le bonheur de sa vie durant
cette législature, le drame des harkis demeure. Pourtant, au cours de ce
quinquennat qui s'achève, nombreuses ont été les initiatives
parlementaires invitant le gouvernement à résoudre définitivement le
drame des harkis. Les députés ont interpellé le gouvernement 278 fois
sur le dossier « harkis » et déposé trois propositions de
loi, dont notamment celle du député socialiste Jean-Paul BACQUET de mars
2003 tendant à ce que la France reconnaisse sa responsabilité dans le
drame des harkis . « La France reconnaît ses responsabilités
dans l'abandon des supplétifs et reconnaît l'ampleur des massacres
commis après les Accords d'Evian à l'égard des militaires et des civils
algériens engagés à ses côtés, ainsi qu'à l'égard de leur famille.
Mais, de plus, la France reconnaît également ses responsabilités dans
l'histoire des harkis et les difficultés de vie qui ont été les leurs
et prend l'engagement de tout mettre en ouvre pour leur rendre l'honneur
de leur engagement » proclamait le texte.
Cette proposition
de loi fut à nouveau déposée sous la forme d'un amendement par le
groupe socialiste à l'Assemblée Nationale lors de la discussion du
projet de loi qui allait devenir la loi du 23 février 2005 sur les
rapatriés. Face à cet amendement, le gouvernement et la majorité UMP
s'opposèrent à une telle reconnaissance de responsabilité en votant
contre . La loi du 23 février 2005 ne pouvait dès lors que décevoir les
harkis et leurs enfants.
Face
à cette déception, quelques députés ont persisté à interpeller le
gouvernement sur la situation des harkis. En février 2007, alors que la
douzième législature s'apprêtait à prendre fin, Sylvie ANDRIEU, député
socialiste des Bouches du Rhône fut le dernier parlementaire à évoquer
le drame des harkis à l"Assemblée Nationale. La députée PS de
Marseille interpella le gouvernement « sur la question de la
reconnaissance officielle de la responsabilité de l'État dans la tragédie
des harkis après le 19 mars 1962. La loi du 23 février 2005 portant
reconnaissance de la nation et contribution nationale en faveur des Français
rapatriés devait, selon les promesses faites en 1995 par le Président de
la République, apporter respect, dignité et réparations matérielles
aux rapatriés d'Algérie, et notamment à la communauté des harkis ».
Après avoir évoqué les promesses non tenues de Jacques CHIRAC, la députée
PS de Marseille insista sur la question de la réparation des enfants de
harkis en déclarant que « plus de quarante ans après la fin de
la guerre d'Algérie, les associations de harkis souhaitent que cette réparation
concerne aussi les oubliés des mesures antérieures d'indemnisation,
c'est-à-dire les enfants ayant passé un certain temps dans des
structures d'exclusion (comme les camps ou les hameaux forestiers) et les
parents, frères de supplétifs, qui ont subi les mêmes traumatismes de
l'exode et l'épreuve des camps que les supplétifs ». Véritable
réquisitoire, cette interpellation de la député socialiste Sylvie
ANDRIEU constitua la dernière occasion pour l'opposition de mettre en
lumière le traitement accordé au drame des harkis par la majorité UMP
au cours de cette douzième législature.¢
Proposition
de loi BACQUET (cliquez)
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Le CHV
appelle à la vigilance
Harkis et Vérité, le 12 février 2007
Le
bureau exécutif du Comité "Harkis et Vérité" (CHV) s'est
réuni à Paris le 11 février 2007. Les débats de cette réunion ont
conduit l'instance dirigeante du CHV a exprimé une certaine inquiétude
sur l'arrivée de la question des harkis et de leurs enfants dans la
campagne des élections présidentielles.
Le mercredi 7 février 2007, lors d'un meeting électoral à Toulon, le
président de l'UMP Nicolas SARKOZY s'est épris d'une soudaine émotion
à l'égard du drame des harkis en osant affirmer qu'" aux enfants
des harkis qui ont servi la France, qui ont dû fuir leur pays et que la
France a si mal accueillis, je veux dire que si la France doit des excuses
et des réparations, c’est à eux qu’elle les doit ". Il est
à regretter que ces propos du candidat UMP à l'élection présidentielle
n'aient pas été motivés par une réelle volonté politique de
résoudre les souffrances des harkis et leurs enfants, Nicolas SARKOZY
ayant été durant le quinquennat qui s'achève le plus important
dirigeant d'une majorité UMP qui a rejeté au parlement la reconnaissance
de la responsabilité de la France dans ce drame, l'ouverture d'un droit
à réparation aux enfants de harkis etc... Est-ce du double discours ?
Loin d'être préoccupé par les difficultés sociales des familles de
harkis, le président de l'UMP entend essentiellement par ses propos sur
les harkis répondre à la position exprimée par Jack LANG sur la
nécessité de "reconnaître la réalité des crimes qui ont été
commis par la colonisation en Algérie de 1830 à 1962". Cette
utilisation du drame des harkis avec des visées politiciennes et
polémiques est pour le moins choquant et troublant.
Les souffrances
endurées par les harkis et leurs enfants ne sauraient être
instrumentalisées pour les opposer à ceux qui souhaitent débattre des
méfaits de la colonisation. Les drames de la colonisation et la tragédie
des harkis ne méritent pas d'être opposés mais d'être reconnus. C'est
pourquoi le bureau exécutif appelle l'ensemble de ses militants,
sympathisants et amis à la vigilance afin que les souffrances des harkis
et de leurs enfants aient leur digne place dans les débats électoraux
qui s'annoncent.
A cette fin, sur la base de l'ensemble des témoignages, revendications et
doléances exprimés par les militants, sympathisants, lecteurs et
internautes au cours de ces cinq dernières années, une synthèse
d'ensemble a été élaborée et transmise aux différents candidats à
l'élection présidentielle. Cette synthèse a été par ailleurs
présentée comme une contribution dans le cadre des débats participatifs
organisés par la candidate Ségolène ROYAL.
Enfin,
la réunion du bureau exécutif du CHV s'est achevé par un débat avec le
webmestre et l'équipe des rédacteurs à propos du bilan d'activité 2006
du site harkisetverite.info. L'ensemble du bureau a salué le travail des
rédacteurs et s'est félicité de la très bonne fréquentation du
site Internet harkisetverite.info au cours du deuxième semestre 2006. ¢
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Le
Parti Socialiste reconnaît la
responsabilité de l’abandon volontaire des Harkis par le gouvernement
français en 1962
Harkis et Vérité, le 11 avril 2007
Le
premier secrétaire du Parti Socialiste François HOLLANDE a reçu les
représentants des associations de harkis ce mardi
10 avril 2007 au siège du Parti Socialiste rue de Solferino à Paris.
François HOLLANDE était accompagné de Robert GAIA, responsable national
chargé des rapatriés et des harkis au Parti Socialiste, de Stéphane Le
FOLL, directeur de cabinet du 1er
secrétaire et député
européen ainsi que de Jacques BASCOU, député socialiste de l'Aude chargé
des rapatriés et des harkis au groupe socialiste à l'Assemblée
Nationale. Quinze jours après que la candidate à la présidence de la République
Ségolène ROYAL ait présenté ses engagements aux harkis, plusieurs
dirigeants d'associations de harkis se sont félicités de la publication
de la lettre ouverte du 26 mars dernier et ont souhaité faire de leurs
sentiments. Après deux heures de débat, le premier secrétaire du Parti
Socialiste a tenu à rappeler tout le travail parlementaire des députés
socialistes au cours du quinquennat. La reconnaissance de la responsabilité
avait été proposée par le Parti Socialiste lors des débats de la loi
du 23 février 2005 relative aux rapatriés, la majorité UMP l'a refusé
malgré la mobilisation des harkis et a voté contre l'amendement
socialiste allant dans ce sens.
A
l'issue de la réunion, un communiqué officiel du Parti Socialiste fut rédigé,
diffusé et dont la teneur est la suivante : "François HOLLANDE a
reçu ce jour, le 10 avril, plusieurs associations représentantes de
Harkis. Après un large tour d’horizon, d’un commun accord et dans la
continuité des engagements pris par Ségolène Royal, le Parti socialiste
reconnaît la responsabilité de l’abandon volontaire des Harkis par le
gouvernement français en 1962.
La nouvelle majorité adoptera un texte sur cette reconnaissance
explicite. Le Parti socialiste ne saurait avoir, s’il accède à la
direction du pays, une position différente de celle qu’il a dans
l’opposition.
En effet, le groupe socialiste à l’Assemblée nationale avait déposé
un amendement à la loi de février 2005 reconnaissant cet abandon. Cet
amendement n’avait pas été accepté par la majorité UMP/UDF."
Le
Comité "Harkis et Vérité" se félicite pleinement de la
proposition du Parti Socialiste d'inscrire la responsabilité de
l’abandon volontaire des Harkis par le gouvernement français en 1962
dans une loi. Au delà d'une simple déclaration sur la responsabilité,
cette démarche du PS aura le mérite d'instaurer le grand débat national
qu'appelle de leurs voeux les harkis et les rapatriés autour de ce drame
et qu'ils leur a été refusé par la majorité UMP lors du vote de la loi
du 23 février 2005.
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Au
parlement, les propositions d'un député
Harkis et Vérité, le 8 janvier 2007
Le
député socialiste de la Meuse Jean-Louis DUMONT a évoqué la
situation des harkis et de leurs enfants à l'Assemblée Nationale.
Pour ce parlementaire de l'Est de la France, des réponses doivent
être apportées aux difficultés rencontrées par les familles de
harkis. Et de se faire le relais de leurs attentes en interpellant
le gouvernement en ces termes : "les associations de harkis
demandent à ce que l'allocation de reconnaissance soit étendu aux
personnes âgées de cinquante ans et plus pour leur service dans
une des formations supplétives suivantes
: harkis, maghzen, groupe d'autodéfense, groupe mobile de sécurité
y compris groupe mobile de police rurale et compagnie nomade,
auxiliaires de la gendarmerie, section administrative spécialisée,
section administrative urbaine. Elles demandent également à ce que
les aides à la scolarisation des enfants de harkis soient étendues
aux petits-enfants et qu'une réforme de l'allocation de veuvage au
bénéfice des conjoints survivants puisse être obtenue".¢
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