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Infos en bref

La question des harkis dans le programme de Roland CASTRO

Paris le 10 août 2006 - Le célèbre architecte Roland CASTRO est candidat à l'élection présidentielle. Homme de gauche, ce dernier vient de présenter son programme sous la forme de " 89 propositions pour restaurer le lien social ". Mettre " fin au double mépris dont sont victimes les harkis " constitue sa 24ème proposition.  
Il effectue actuellement avec son mouvement "Le  MUC" un tour de France pour expliquer et débattre de son programme.
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Georges FRÊCHE suspendu deux ans

Paris  le 19 mai 2006 - Georges Frêche a été sanctionné. Après ses propos sur des harkis, la commission des conflits du PS a décidé de suspendre pour deux ans le président socialiste du Languedoc-Roussillon des instances dirigeantes du parti. "Georges Frêche est suspendu temporairement de ses délégations internes au parti socialiste pour une période de deux ans à compter du 28 février 2006", explique la commission dans un communiqué.
Présidée par l'ex-président de l'Assemblée nationale Louis Mermaz, la commission nationale des conflits du PS est composée de 23 membres.
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Diffamation envers les harkis: l'amiral De Gaulle et Midi Libre condamnés

MONTPELLIER, 24 mars 2006 (AFP)
La cour d'appel de Montpellier a condamné l'amiral Philippe de Gaulle pour des propos diffamatoires sur les harkis ainsi que le quotidien Midi Libre qui les avait rapportés, a-t-on appris vendredi auprès des avocats des différentes parties. L'amiral Philippe de Gaulle et Midi Libre avaient été relaxés par le tribunal correctionnel de Montpellier en première instance le 6 octobre 2005. Leurs avocats ont décidé de se pourvoir en cassation. 

Me Laurent Salleles, l'avocat de Midi Libre, a de son côté déclaré que "la cour d'appel ne s'était pas expliquée "sur la liberté d'expression dans le cadre de la polémique historique" sur le rôle des harkis pendant la guerre d'Algérie. Philippe de Gaulle et le quotidien ont été condamnés jeudi pour "diffamation envers des agents de l'autorité publique" à verser un euro de dommages et intérêts ainsi qu'à 1.500 euros de frais de justice à chacun des trois harkis qui s'étaient portés partie civile, ainsi qu'à la publication de l'arrêt dans Midi Libre.

L'avocat des plaignants, Me Pierre Courbis, s'est déclaré "satisfait" de l'arrêt, car a-t-il dit, "l'amiral De Gaulle avait tenu des propos très graves, laissant entendre que les harkis avaient contribué à leur propre massacre". M. de Gaulle avait fait ces déclarations, peu après la sortie de son livre intitulé "De Gaulle, mon père". Elles avaient été rapportées dans un article du quotidien régional daté du 2 avril 2004. Trois harkis s'étaient dits "profondément choqués" et avaient porté plainte.¢

Julien DRAY renvoie la droite à son passé gaulliste

Harkis et Vérité - 4 mars 2006 - Le porte-parole du Parti Socialiste a déclaré sur RMC INFO, mardi 1er mars, être irrité par le comportement de la Droite sur la polémique provoquée par Georges FRÊCHE.  Pour le député de l’Essonne « il y a la fois une émotion naturelle qu’a suscité les propos de Georges FRÊCHE. Il y a de l’autre, la volonté de certains de mettre de l’huile sur le feu. Ce qui m’irrite, parce que je suis pied noir, parce que j’ai vécu la guerre d’Algérie, c’est de voir certains aujourd’hui, faire les hypocrites. Ils viennent vous raconter le drame qu’ont vécu les harkis sous l’abandon qu’à représenter le comportement du général de GAULLE. Alors, quand je vois les gaullistes venir me dire tout d’un coup : Les harkis ! etc… Je leurs dis » que nous ne tomberons pas dans « le piège de la manœuvre politique qui est en cours par une UMP qui est en difficulté aujourd’hui dans d’autres situations ».

Quelques jours plus tard, dans un éditorial daté du 4 mars Julien DRAY a fustigé la droite en s'insurgeant : "quelle indécence de voir cette droite qui n'a jamais sanctionné les excès des siens nous donner des leçons. (...) Indécence également de voir des députés se revendiquant du gaullisme défendre si vertement les harkis, quand on se rappelle que le général de GAULLE les a laissé se faire massacrer, qu'il les a parqués, pour les cacher, dans les années 60".

A l’UMP, aucun élu n’a souhaité réagir aux récentes mises en cause des gaullistes dans le drame des harkis, à l’exception du Sénateur Roger KAROUTCHI qui a déclaré que "Georges FRÊCHE n'hésite pas à réécrire l'histoire en affirmant que les gaullistes avaient massacré les harkis en Algérie ». Mais l'histoire des harkis a-t-elle connu le début d'un commencement d'écriture? Vaste sujet...¢

Le Parti socialiste a reçu une délégation de la communauté harkie

Harkis et Vérité - 19 février 2006 - La direction nationale du Parti socialiste a reçu vendredi 17 février, rue de Solférino, une délégation de Harkis et d'enfants de Harkis. Au cour de cette rencontre, " le Parti socialiste a souhaité rappeler au cours de cette rencontre sa position :

- la communauté harkis mérite le respect de sa mémoire,

- les mots utilisés par Georges Frêche ont profondément blessé des hommes et des femmes qui ont fait le choix de la France et l'ont souvent payé de leur sang,

- le Parti socialiste a condamné et condamne ces propos inacceptables qui exigeaient des excuses publiques. Ces excuses ont été faites, ce qui n'est pas si fréquent en politique.

Le Parti socialiste rappelle son engagement pour la pleine reconnaissance des droits des Harkis dans la République"
précise le communiqué diffusé à l'issue de la rencontre.¢

Jack LANG livre sa version des faits

PARIS (AFP) - Jack Lang a pris vendredi la défense de Georges Frêche, en livrant sa version de l'incident qui avait opposé le président socialiste de la région Languedoc Roussillon à des représentants des harkis le 11 février.

Jack Lang, qui était présent ce jour-là à Montpellier auprès de M. Frêche, a affirmé sur Canal+ que "l'agression était venue" d'un groupe de représentants de harkis.

"Certains ont voulu faire croire que Georges Frêche s'adressait à l'ensemble de la communauté harkie. Ce n'est pas vrai", a affirmé le député du Pas-de-Calais.

Selon Jack Lang, "on peut condamner la violence des propos, mais Georges Frêche ne s'adressait pas à la communauté des harkis, mais à un groupe de personnes avec lesquelles il a eu pour des questions locales des rapports politiques et humains très tendus". "Voilà la bonne foi", a-t-il ajouté.
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Au fil des mois

L'ancien premier ministre Jean-Pierre RAFFARIN dérape avec le mot "harkis"

Harkis et Vérité, le 22 décembre 2006

"Nous voulons pas être les harkis de l'UMP" a déclaré le sénateur UMP de la Vienne et ancien premier ministre Jean-Pierre RAFFARIN au début du mois de décembre. Ces propos ont été prononcés dans le cadre du débat qui agite actuellement l'UMP au sujet de la place à accorder aux anciens libéraux de "Démocratie Libérale" et aux centristes de l'UDF ayant quitté leur parti respectif en 2002 pour intégrer l'UMP. Ces propos ont été rapportés par l'hebdomadaire L'EXPRESS du 7 décembre dernier,  par l'hebdomadaire MARIANNE du 11 décembre ainsi que par le Canard Enchaîné du 13 décembre 2006.

Depuis ce vendredi 22 décembre 2006, c'est au tour du FIGARO de rapporter de nouveaux propos de l'ancien Premier ministre usant du terme  "harkis". "Le RPR à tous les étages, ça suffit. Nous, les UDF et les centristes, nous en avons marre d'être les harkis de l'UMP" déclare Jean-Pierre RAFFARIN dans les colonnes de ce grand quotidien national du matin. 

Comment un ancien premier ministre peut-il user du mot "harkis" en dehors de son sens historique? User du mot "harkis" dans un sens commun comme l'a fait le sénateur UMP de la Vienne Jean-Pierre RAFFARIN est pour le moins choquant et blessant.

Face à ce dérapage verbal, le Comité "Harkis et Vérité" a décidé d'adresser un courrier à l'ancien Premier ministre Jean-Pierre RAFFARIN afin que ces propos soient retirés et que des excuses soient présentées à l'égard de toutes celles et tous ceux qui ont été choqués et blessés.

C'est la deuxième fois qu'un ancien premier ministre use du mot "harkis" en dehors de son sens historique. Cinq ans auparavant, en fin d'année 2001, l'ancien premier ministre Raymond BARRE avait traité de "harkis de JOSPIN" les députés UDF qui avaient voté avec les députés socialistes la réforme du calendrier électoral ayant mis l'élection présidentielle avant les élections législatives.¢  

Les coupures de presse

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La mémoire des harkis désormais reconnue par la Ville de PARIS

Harkis et Vérité, le 24 septembre 2006

Ce dimanche 24 septembre 2006, ils étaient tous là, harkis, enfants de harkis, responsables d'associations et porte-drapeaux rassemblés autour du monument en mémoire des victimes combattantes de la guerre d'Algérie au square de la butte au Chapeau Rouge à Paris. Dans ce magnifique square du XIXème arrondissement, ils attendent patiemment et calmement l'arrivée du maire de Paris Bertrand DELANOË. Le premier magistrat de la capitale est attendu pour dévoiler une plaque  de la ville de Paris honorant la mémoire des harkis morts pour la France.

Des journalistes s'attardent sur leurs matériels et micros pour mieux se préparer à recueillir les impressions et émotions des participants. 11h45, le maire de Paris arrive accompagné du sénateur maire du XIXème arrondissement Roger MADEC et des adjointes au  maire de Paris Odette CHRISTIENNE chargée de la mémoire et du monde combattant,  Kadidja BOUCART chargée de l'intégration et de Gisèle STIEVENARD chargée de la solidarité et des affaires sociales.

Saluant les harkis et les différents participants à son arrivée, Bertrand DELANOË est longuement sollicité par des enfants de harkis pour prendre une photo. Se prêtant à l'exercice, le maire mesure l'émotion ambiante. Une fille de harki, les larmes aux yeux, remercie Bertrand DELANOË d'avoir pris l'initiative de cet honneur de la ville de Paris à la mémoire des harkis. "Nous avions l'espoir qu'un jour la marie de Paris aurait une pensée pour les harkis. Vous le faites aujourd'hui. Merci. Merci monsieur DELANOË" dit cette fille de harki.

Vient le temps de la prise de parole solennelle. Un pupitre disposé sur une estrade attend les orateurs. La plaque commémorative étant disposée dans le XIXème arrondissement, le sénateur maire du XIXème Roger MADEC est le premier à prendre la parole. Après avoir rappelé l'importance de la place de l'histoire et de la mémoire dans notre pays, ce dernier s'est dit fier de voir le XIXème arrondissement accueillir ce grand acte de mémoire de la ville de Paris en faveur des harkis. Mais cet acte de mémoire n'aurait pas pu voir le jour sans la volonté du maire de Paris Bertrand DELANOË. 

Prenant solennellement la parole à la tribune après le sénateur maire du XIXème arrondissement, le maire de Paris Bertrand DELANOË prononce le message de la Ville de Paris en faveur de la mémoire de harkis. Attaché à ce que toutes les mémoires de la guerre d'Algérie est leur juste place au sein de la capitale, Bertrand DELANOË déclare alors qu'il était temps pour Paris de regarder la mémoire des harkis. Et de reconnaître que "La France s'est particulièrement mal comportée avec les harkis". Paris étant une capitale ouverte sur toutes les mémoires de la guerre d'Algérie, le maire de Paris a souhaité ouvrir des perspectives d'avenir à la mémoire des harkis. "Qu'est que les harkis et leurs descendants attendent aujourd'hui ? Un message de vérité, un message d'affection, un message de confiance en demain. En dévoilant cette plaque aujourd'hui, la capitale, Paris, entreprend un acte de mémoire aux harkis morts pour la France" a déclaré Bertrand DELANOË.

A l'issue du discours du maire de Paris, une certaine émotion se lit sur le visage de certains membres de la communauté harkie. Assisté de deux enfants de harkis, Bertrand DELANOË finit par tirer sur le fil qui dévoile la plaque commémorative. On peut y lire: "En mémoire des harkis morts pour la France - Guerre d'Algérie 1954 1962  La Ville de Paris". Désormais, la mémoire des harkis est présente dans la capitale de la France. Enfin !¢  

L'album photos de la commémoration 

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Le maire de PARIS va reconnaître la mémoire des harkis

Harkis et Vérité, le 23 septembre 2006

Le maire de Paris Bertrand DELANOË dévoilera  dimanche 24 septembre 2006 une plaque commémorant la mémoire des harkis au square de la Butte de Chapeau Rouge. Acte de mémoire important, l'inauguration au sein de la capitale de cette plaque accordant aux harkis leur juste place dans l'histoire de France doit être saluée.

Cette initiative de la ville de Paris s'inscrit dans l'ambitieuse politique de mémoire du maire socialiste Bertrand DELANOË. Ouverte sur toutes les mémoires, PARIS participe à l'écriture d'une histoire apaisée des différentes périodes de la Guerre d'Algérie.¢

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Bureau exécutif de rentrée du CHV

Harkis et Vérité, le 18 septembre 2006

Le bureau exécutif du Comité "Harkis et Vérité" s'est réuni le 17 septembre 2006 à Paris. Présidée par Charles TAMAZOUNT, l'instance dirigeante du Comité a débattu des grands dossiers du moment. En premier lieu, la très bonne fréquentation du site harkisetverite.info a été soulignée. Avec plus de 10 000 visites au cours du premier semestre 2006, le site harkisetverite.info démontre que la demande d'information sur ce qui fait l'actualité de la communauté harkie est importante. Pour le président du Comité "Harkis et Vérité" "le droit à l'information des familles de harkis est aujourd'hui une réalité. Je me félicite de toutes les initiatives qui militent en ce sens. Reste qu'en ce qui concerne la démarche de "Harkis et Vérité", elle n'aurait pas pu être ce qu'elle est aujourd'hui sans l'investissement de l'équipe des rédacteurs et surtout, sans les encouragements et le soutient des lecteurs et des internautes". La rédaction de harkisetverite.info a reçu beaucoup de courriers dont un certain nombre a fait l'objet d'une publication sur le forum de harkisetverite.info.

Sur un autre registre, le bureau exécutif a relevé qu'au cours de ces cinq dernières années, un nombre important de harkis nous ont quitté. Pour l'instance dirigeante du Comité, il ait à regretter qu'au soir de leur vie, ces derniers ont été contraint à défendre leurs droits acquis et que l'histoire de leur drame ne soit toujours pas écrite.

Sur le plan judiciaire, le président du Comité "Harkis et Vérité" a fait le point sur les procédures actuellement en cours devant le Conseil d'État. La plainte déposée en décembre 2004 contre les circulaires applicables à la communauté harkie a été déclarée recevable. Il en va de même pour la plainte déposée en juillet 2005 contre les dispositions de la loi du 23 février 2005 remettant en cause la rente JOSPIN par une sortie en capital du dispositif de rente JOSPIN. Le jugement de ces deux affaires doit intervenir d'ici la fin de l'année 2006. Reste que pour le président du Comité "Harkis et Vérité", "les arguments de défense présentés devant le Conseil d'État par le gouvernement sont des plus surprenants. Si les harkis et leurs enfants prenaient connaissance de tous les éléments de défense versés par le gouvernement dans le dossier de ces procédures, la stupeur les habiteraient immédiatement ! ". Le président de Comité "Harkis et Vérité" s'est engagé à être beaucoup plus précis sur les éléments de défense présentés par le gouvernement dans le prochain numéro de la revue "Harkis et Vérité".

Enfin, le secrétaire général du Comité "harkis et Vérité" a souhaité attirer l'attention du bureau exécutif sur le poids financier de ces procédures judicaires pour le Comité "Harkis et Vérité". En réponse, les membres du bureau exécutif ont adopté une motion appelant les militants, sympathisants et amis à apporter leurs soutiens et contributions financières pour mener à bien les procédures judiciaires en cours. A cette fin, un bulletin de don est mis en ligne sur le site harkisetverite.info.¢  

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Les harkis dans le programme du candidat Roland CASTRO

Harkis et Vérité, le 20 septembre 2006

L’architecte et urbaniste Roland CASTRO est candidat déclaré à l’élection présidentielle. Homme de gauche, longtemps agitateur d’idées sur les questions de la politique de la ville, Roland CASTRO entend désormais soumettre ses « 89 propositions pour restaurer le lien social » au débat présidentiel qui s’annonce. Sa 24ème proposition vise à mettre « fin au double mépris dont sont victimes les harkis ».

Au lendemain du choc du 21 avril 2002, le futur candidat Roland CASTRO évoquait déjà dans le journal « Libération » du 1er août 2002 la nécessité de mettre un terme au « double mépris envers les harkis ». Ses analyses et les leçons à tirer du 21 avril 2002 le conduirent à fonder le Mouvement pour l’Utopie Concrète, le MUC. A la tête de ce mouvement, le célèbre architecte s’attela à convaincre et à débattre de la « nécessité de repenser urgemment la France ».

Quatre ans après, au mois d’août 2006, à l’aide d’un bus anglais à deux étages, Roland CASTRO prit l’initiative d’un long périple allant de Saint-Tropez à Sarcelles. Le responsable du MUC s’en est allé à la rencontre des citoyens pour débattre de la nécessité urgente de repenser la France.

Parmi les étapes de ce périple, le 12 août 2006, la caravane du MUC s’est arrêtée au camp de Rivesaltes. Sur les vestiges de ce camp, Roland CASTRO a voulu se souvenir des réfugiés espagnols, des juifs et des harkis qui furent internés dans ce lieu honteux et noir pour la République. Devant les trois stèles rendant hommage aux victimes du camp de Rivesaltes, Roland CASTRO a reconnu que « c’est le moment le plus bouleversant » de ce périple à travers la France.

Pour l’animateur du MUC, la République ne doit rien cacher. C’est pourquoi l’une des 89 proposition de son programme prône l’«ouverture des archives sans délai, la République n'a pas de secrets». Reste qu’à ce jour, les archives intéressant toutes les périodes sombres de la Guerre d’Algérie demeurent inaccessibles.

Afin de mieux connaître le programme et les idées du candidat Roland CASTRO, la rédaction de « Harkis et Vérité » a sollicité un entretien avec l’animateur du MUC. Ce dernier a bien voulu répondre à nos questions.■

Entretient avec Roland CASTRO

Le candidat Roland Castro ayant achevé son périple estival dans le sud de la France, la rédaction de « Harkis et Vérité » a souhaité rencontrer cet agitateur d’idées qui a fait de la question du drame des harkis un des points importants de son programme politique.

« La République doit reconnaître vos parents »

Harkis et Vérité: Monsieur Castro, il y a quelques mois, vous vous êtes déclaré candidat à l’élection présidentielle. Avec le Mouvement de l’Utopie Concrète, vous venez de présenter votre programme sous la forme de « 89 propositions pour restaurer le lien social ». La 24ème proposition concerne la situation des harkis. Elle s’intitule : « Fin du double mépris dont sont victimes les harkis ». Pourquoi avoir retenu le drame des harkis parmi les 89 propositions de votre programme ? Et que recouvre cette 24ème proposition dans votre esprit ?

R. Castro : Dans mon esprit – esprit qui fut consacré à la lutte du peuple algérien pour l’indépendance – cette question incorrecte dans « mon camp » recouvre le fond de ma pensée : les agents malheureux d’une histoire, ne doivent pas être accablés doublement. Ils avaient crû en la France, ils ont été les victimes expiatoires de l’indépendance avec comme remerciements, massacres en Algérie, accueil honteux en France, encore aujourd’hui. La France doit les aimer autant qu’ils l’ont aimée.

Harkis et Vérité: Au cours de cette législature, des députés et des sénateurs de gauche ont proposé au parlement de reconnaître la responsabilité de la France dans les massacres des harkis et dans les conditions d’accueil des familles de harkis au cours des années 60. L’actuel gouvernement s’est opposé à une telle reconnaissance. Si vous étiez élu demain à la présidence de la République, vous reconnaîtriez la responsabilité de la France dans le drame des harkis ?

R. Castro : Oui.

Harkis et Vérité: Dans le cadre de cet entretien, vous avez la possibilité de vous adresser à la communauté harkie et plus particulièrement aux enfants de harkis. Si vous aviez quelques mots à leur dire, quels seraient-ils ?

R. Castro : Vous êtes les enfants de la République. La République doit reconnaître vos parents comme des citoyens à part entière, reconnaître leur sacrifice. Et vos enfants doivent être soulagés du fardeau qui a pesé sur leurs épaules, redevenir fiers de leurs parents, savoir qu’ils doivent être traités comme n’importe quel autre citoyen de la République, ni plus ni moins.
Votre filiation singulière ne doit pas peser sur vos destins. Chaque femme ou homme, après avoir été « fils » ou « fille de », devient un citoyen de la République. Le respect dû aux parents ne remplace pas ce que la République permet : Que chacun trace un chemin singulier qui se nourrit d’une mémoire sans que celle-ci bouche le présent et ferme l’avenir.

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Pour le gouvernement, la remise en cause de la rente Jospin devient ingérable

Harkis et Vérité, le 22 février 2006

Avec la loi du 23 février 2005, le gouvernement entendait remettre en cause la rente créée par le gouvernement JOSPIN en 1999. Après avoir rebaptisé la rente JOSPIN en "allocation de reconnaissance" au cours des débuts du gouvernement RAFFARIN, la droite s'est ensuite attelée à remettre en cause cette rente au cours de l'adoption parlementaire de la loi du 23 février 2005 sur les rapatriés.

En proposant aux familles de harkis d'opter entre trois options dont une sortie du dispositif de la rente JOSPIN par le versement d'un capital de 30 000 €, le gouvernement a mis les familles de harkis dans une situation cruelle. Pour choisir entre les trois options, les bénéficiaires de la rente JOSPIN ont été conduit à estimer leur espérance de vie. 

Ayant mesuré les conséquences d'un tel dispositif sur la dignité des familles de harkis, des députés du groupe socialiste avaient proposé un amendement supprimant ce dispositif à trois options au profit du versement du capital de 30 000€ avec maintient de la rente JOSPIN.

Lors de l'examen des amendements socialistes sur le projet de loi, le député PS de l'Hérault Kléber MESQUIDA avait interpellé le gouvernement sur les sérieuses difficultés d'application du texte sur les différentes situation familiales des harkis, notamment en ce qui concerne les femmes de harkis divorcées. "Nous avions déposé un amendement (...) qui fixait le montant de l'indemnité de réparation à 30 000 euros et prévoyait que les femmes d'anciens supplétifs ou assimilés, divorcées en métropole et de nationalité française percevraient, avant le 31 décembre 2005, une indemnité forfaitaire de 20 000 euros. Cet amendement a été repoussé en commission au titre de l'article 40 de la Constitution" avait regretté Kléber MESQUIDA. Beau joueur, le parlementaire socialiste avait alors, dans l'hémicycle, proposé au gouvernement de reprendre cet amendement comme amendement du gouvernement. Si le gouvernement "acceptait de fixer le montant de l'indemnité de réparation à 30 000 euros, il ferait un geste significatif, d'autant que, (...) les bénéficiaires de cette mesure ne sont pas légion. Dans le cas contraire, les propositions du gouvernement pourraient être assimilées à de la petite cuisine. Enfin, je souhaite que soit versée aux femmes d'anciens supplétifs divorcées, qui sont aussi des mères, une indemnité forfaitaire de 20 000 euros" avait défendu avec ferveur le député PS de l'Hérault.

Refusant toute amélioration du texte de loi sur les rapatriés, le gouvernement rejeta les amendements socialistes, y compris les amendements en faveur des femmes de harkis divorcées. Adoptée le 10 février 2005 sans amélioration significative, la loi sur les rapatriés a été ensuite promulguée par Jacques CHIRAC le 23 février 2005. Un an après, arriva ce qui devait arriver ! 

Une fille de harki se bat pour les droits d'une mère divorcée

D'après le journal Sud Ouest du 28 février 2006, une fille de l'ancien harki qui avait deux femmes est de nouveau mobilisée pour défendre les intérêts de sa mère, Rahma, domiciliée à Sainte-Livrade (Lot et Garonne), face à l'autre épouse de son défunt père. On sait que les deux veuves revendiquent toutes les deux à la fois la pension de réversion et l'allocation d'indemnité des musulmans rapatriés d'Algérie, tandis que Nouria considère que seule Rahma peut y prétendre étant donné, selon elle, que la première femme, quoique jamais divorcée de Miloud, « est repartie très vite en Algérie et n'a plus jamais vécu avec son mari ». Le 10 janvier dernier, la cour d'appel d'Agen lui avait déjà donné raison contre la caisse de mutualité sociale agricole de Lot-et-Garonne en ce qui concerne la question de la retraite. Or l'organisme n'a pas tardé à saisir la cour de cassation. « La procédure est en cours, mais tant que le jugement n'est pas cassé, ça ne change rien pour maman qui continue de toucher sa pension » note Nouria, davantage préoccupée par l'allocation d'indemnité dont on se souvient que Rahma avait déjà perçu une partie vers Noël.

Documents contradictoires. De fait, la mère de Nouria a souscrit à l'une des options qui s'offrent aux femmes de sa condition, celle qui consiste à recevoir du gouvernement une somme nette de 30 000 euros. « Là-dessus, elle en a reçu 15 000", détaille Nouria, mais le complément ne lui a pas encore été versé parce que l'autre femme de papa réclame elle-aussi une allocation ». Une requête jugée « infondée » par la plaignante en ce sens qu'elle se dit en mesure de prouver, documents officiels d'une mairie algérienne à l'appui, que la première épouse de Miloud vivait en Algérie après 1973. « Le problème, c'est que ses deux filles, qui ont pourtant été élevées par maman, ont fourni à l'ONAC des déclarations sur l'honneur comme quoi leur mère était en France depuis cette époque, ce que je conteste absolument ».

A l'antenne orléanaise de l'office national des anciens combattants, on confirme avoir reçu ces pièces. « Mais devant la complexité de l'affaire, j'ai sollicité un avis du ministère et bloqué le paiement jusqu'à ce que j'obtienne une réponse de Paris qui devrait arriver en principe pour fin mars » indique par téléphone la personne en charge du dossier de la première femme, laquelle a réclamé 20 000 euros ainsi qu'une rente trimestrielle.


S'il était avéré que l'épouse actuellement domiciliée à Orléans était effectivement repartie en Algérie et avait, par la même, perdu son statut de rapatriée, Rahma percevrait 15 000 euros supplémentaires, tandis que son « homologue » n'obtiendrait pas le moindre sou et serait contrainte de rembourser les fragments de la rente qu'elle a d'ores et déjà perçus. Dans le cas contraire, la Livradaise de 75 ans s'en tiendrait à la somme qu'on lui a octroyée en décembre et l'Orléanaise recevrait 10 000 euros.¢  

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Le gouvernement abroge l'article 4 de la loi du 23 février 2005

  Harkis et Vérité, le 22 février 2006

Le gouvernement a abrogé par décret du 15 février 2006 le deuxième alinéa de l'article 4 de la loi du 23 février 2005. Publié au Journal Officiel du 16 février 2006, ce décret s'inscrit dans le droit fil du processus d'abrogation finalement arrêté par le président de la République Jacques CHIRAC le 25 janvier dernier après s'en être entretenu avec le président de l'Assemblée Nationale. 

Au terme de ses consultations, Jean-Louis DEBRÉ avait présenté au chef de l'État ses conclusions sur le débat suscité par le deuxième alinéa de l'article 4 de la loi du 23 février 2005. A l'issue de cette présentation, l'Élysée publiait alors le communiqué suivant : "sur la base des propositions qui lui ont été faites, le Président de la République souhaite que le Conseil Constitutionnel, saisi par le Premier ministre en application de l'article 37 alinéa 2 de la Constitution, puisse se prononcer sur le caractère réglementaire du deuxième alinéa de l'article 4 de la loi du 23 février 2005 en vue de sa suppression." Quelques heures après la publication de ce communiqué, le Premier Ministre Dominique de VILLEPIN saisissait le Conseil Constitutionnel afin que les dispositions litigieuses soient déclassées de la loi du 23 février 2005 en vue d'une abrogation prochaine par décret. Le 31 janvier 2006, une décision du Conseil Constitutionnel déclassa les dispositions en question et ouvrait la voie à une abrogation par décret. 

Désormais abrogé, l'article 4 avait pourtant été voulu par la majorité UMP. En mars 2003, l'actuel ministre des affaires étrangères Philippe DOUSTE-BLAZY, alors député de Haute-Garonne, avait déposé une proposition de loi en ce sens. Le rapport DIEFENBACHER ayant servi de base à l'élaboration de loi du 23 février 2005 avait repris ce texte parlementaire parmi les propositions présentées au gouvernement.
Élaboré sans concertation, le projet de loi sur les rapatriés ne connaîtra pas d'amélioration significative par voie d'amendement parlementaire, le gouvernement ayant refusé de faire de ce texte, la grande loi qu'attendait les rapatriés. 
Le gouvernement accepta néanmoins quelques amendements de la majorité UMP, dont un amendement qui deviendra le fameux article 4 de loi du 23 février 2005. Cet article dispose notamment que " Les programmes scolaires reconnaissent en particulier le rôle positif de la présence française outre-mer, notamment en Afrique du Nord".

Ces mots provoqueront tout au long de l'année 2005 un vaste débat passionné sur le rôle de la loi dans la mise en oeuvre des politiques de mémoire et dans l'écriture de l'histoire. La nécessité d'une abrogation allait progressivement s'imposer dans l'opinion publique.

Après avoir élaboré et fait adopter la loi du 23 février 2005 sans concertation avec les rapatriés, le rapporteur UMP du texte à l'Assemblée Nationale s'était soudainement inquiété des conséquences d'une éventuelle abrogation de l'article 4 sur l'électorat rapatriés :"il convient de réfléchir aux conséquences très négatives d'une décision d'abrogation de l'article 4 au sein des communautés harkie et de rapatriés. Si le Parlement faisait machine arrière, ce serait considéré par ces communautés comme un abandon" s'alarmait le député UMP ayant rapporté et défendu le texte à l'Assemblée Nationale. 

Fin novembre 2005, à l'issue du débat parlementaire ayant repoussé une possible abrogation de cette disposition, la polémique atteignait son point culminant. Le 11 décembre 2005, Jacques CHIRAC était contraint d'intervenir dans ce débat en affirmant solennellement que "dans la République, il n'y a pas d'histoire officielle. Ce n'est pas à la loi d'écrire l'histoire. L'écriture de l'histoire, c'est l'affaire des historiens. C'est pourquoi, face au débat suscité par l'article 4 de la loi du 23 février 2005, j'ai proposé au président de l'Assemblée nationale Jean-Louis Debré, qui l'a accepté, de constituer une mission pluraliste pour évaluer l'action du Parlement dans les domaines de la mémoire et de l'histoire." 

   Après avoir mené ses consultations, Jean-Louis DEBRÉ remit ses conclusions le 25 janvier 2006. Le même jour, Jacques CHIRAC demanda au gouvernement d'abroger l'article 4. Le 15 février 2006, le Premier Ministre a mis fin à la polémique en abrogeant par décret les fameuses dispositions de l'article 4 de la loi du 23 février 2005.¢  

A lire aussi:
Décret d'abrogation du 15 février 2006    

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La décision du conseil Constitutionnel du 31 janvier 2006     

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Le texte du gouvernement saisissant  du Conseil constitutionnel     

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Des harkis "refusent d'être instrumentalisés" contre Georges Frêche

PERPIGNAN, 1 mars 2006 (AFP) - 19h22

Le Collectif des associations harkies du grand sud de la France, qui affirme représenter 450 000 harkis des régions PACA et Languedoc-Roussillon, a refusé mercredi que "la population harkie soit une fois de plus instrumentalisée à des fins politiques" pour faire démissionner Georges Frêche (PS), président de Languedoc-Roussillon.

Interrogé par France-Bleue Roussillon, l'un des porte-parole de l'association, a indiqué que l'incident repris par les médias depuis quinze jours "est le problème d'un fils de harki" auteur "d'une provocation publique lors d'un discours de M. Frêche". "Il s'agit d'un problème localisé, médiatisé et politisé au niveau national, la communauté harkie dans sa majorité ne souhaite pas servir de caution à un parti ou un autre, comme c'est le cas en ce moment", a précisé le porte-parole à l'AFP. "Sur le principe nous déplorons la réaction de M. Frêche. Il n'en reste pas moins que nous n'acceptons pas que cette provocation faite par un individu soit récupérée à des fins politiques et que l'on fasse de cette affaire un procès en sorcellerie", a-t-il précisé. 

"Nous préférons rappeler l'engagement sans faille de M. Frêche en faveur de la communauté harkie et cela depuis 1977. Il serait inacceptable de taxer M. Frêche de racisme à l'égard d'une population qu'il a toujours soutenue dans le moments les plus difficiles de son histoire", a ajouté le représentant du Collectif harki. "La justice est saisie et elle statuera, mais s'ils veulent faire démissionner M. Frêche, qu'il ne se servent pas de nous", a-t-il conclu, en indiquant que le Collectif était "prêt à rencontrer le président de Languedoc-Roussillon à une date qui reste à préciser".¢  
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Narbonne

Ces harkis qui ne condamnent pas Frêche 

Journal Le Midi Libre, le 24 février 2006

« Rien ne nous choque dans les propos de Frêche. Dans la mesure où il n'a fait que relater des faits historiques : le gouvernement français a abandonné et désarmé 80 000 hommes qui se sont faits égorger. La seule chose qui choque, c'est le terme de sous-homme ».

Krim Dalli, président de l'Union des harkis narbonnais (UHN), intervient à nouveau dans la polémique suscitée par le dérapage verbal du président de la Région, le 11 février dernier.

Mercredi soir, lors d'une réunion du bureau, il a estimé que les propos de Georges Frêche visaient uniquement le président de l'association "Agir 34" et « non la communauté harkie dans son ensemble ». Pour Krim Dalli, celui-ci l'aurait bien cherché, en participant à la cérémonie organisée le même jour par les députés UMP à Palavas. Le président de l'UHN aurait « aimé qu'il y ait la même levée de boucliers lorsque Boutéflika est venu en France et a traité les harkis de collabos ».

L'UHN interpelle aussi le gouvernement sur la place des minorités. Pour Amar Boucif, « après ce qui s'est passé dans les banlieues, il est temps de prendre des mesures concrètes pour l'égalité dans le logement, le travail... Quitte à imposer un certain quota. Ils le font pour les femmes et les handicapés. Et ça ne choque personne ! »

Localement, l'UHN n'épargne pas la Ville. « Cela fait deux ans qu'on existe. On a sollicité un local, des subventions, une entrevue avec le maire. Rien ! », dénonce Smaïn Belhocine.

« On n'a pas voulu de nous dans le contrat ville », poursuit Krim Dalli. «Comme si on n'existait pas. Par contre, on a su me trouver pour intervenir auprès des jeunes qui "squattaient" devant les entrées d'immeubles à Saint- Jean Saint-Pierre ! »

Mis en cause, le maire (divers droite) Michel Moynier répond. D'abord en faisant une réserve sur l'UHN, qu'il dit « politisée ». Car, selon lui, elle aurait appelé à voter Frêche avant les régionales de 2004. Le local ? « Il a beaucoup de demandes. Ce serait plus facile s'il n'y avait qu'une association de harkis ». Les subventions ? «S'ils ont des projets positifs, ils seront subventionnés ». L'entrevue ? « L'UHN a toujours été reçue par mes adjoints ».

En conclusion, Michel Moynier se dit « très surpris qu'on interpelle le maire de Narbonne, qui soutient la communauté harkie et toutes les communautés. Alors qu'on n'interroge pas ceux qui, par leur mutisme, semblent soutenir ou cautionner un de leurs leaders ».¢
 

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Le Parti Socialiste condamne les propos, Georges Frêche s'excuse

Harkis et Vérité, le 14 février 2006

Le samedi 11 février 2006, à Montpellier, lors d'une cérémonie d'hommage à un ancien porte-parole des rapatriés, le Président de la région Languedoc-Roussillon Georges FRÊCHE a tenu des propos choquants et blessants au sujet des harkis.

Ces propos appelleront du monde associatif, notamment du MRAP et de la Ligue des Droits de l'Homme, une réprobation unanime. Le lundi 13 février, ce fut au tour du Parti Socialiste de prendre position sur ces propos. Le président du groupe socialiste à l'Assemblée Nationale Jean-Marc AYRAULT condamnera les propos de l'ancien maire de Montpellier tout en sommant Georges FRÊCHE de s'excuser. 

En fin d'après-midi, lors d'une conférence de presse à Montpellier, Georges FRÊCHE présentait ses excuses en ces termes : "J'ai blessé par maladresse. Je vous demande de bien vouloir me pardonner. Je conçois que le terme de sous-hommes est blessant, je le retire".

Au cours de la soirée, le secrétaire national du Parti Socialiste Bruno LEROUX déclara à l'agence Reuters que "Georges FRÊCHE clôt par ses regrets et ses excuses un incident qui n'aurait jamais dû exister." Et de rappeler que "le Parti socialiste, qui a toujours soutenu les harkis dans leur revendication pour une pleine et entière reconnaissance de leurs droits par la République, tient à leur affirmer son entière solidarité".

Aussi, Georges FRÊCHE ayant mis en cause le rôle des gaullistes dans le drame des harkis, le sénateur Roger KAROUCHI, président de l'UMP d'Ile-de-France a déclaré que "Georges FRÊCHE n'hésite pas à réécrire l'histoire en affirmant que les gaullistes avaient massacré les harkis en Algérie: curieux revirement de la réalité historique".¢

Ce site est dédié à la mémoire des 150 000 harkis massacrés en 1962 après la fin de la Guerre d'Algérie