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Dernière
Minute
La
question des harkis dans le programme de Roland CASTRO
Paris
le 10 août 2006 - Le célèbre architecte Roland CASTRO est
candidat à l'élection présidentielle. Homme de gauche, ce
dernier vient de présenter son programme sous la forme de
" 89 propositions pour restaurer le lien social ".
Mettre " fin au double mépris dont sont victimes les
harkis " constitue sa 24ème proposition.
Il effectue actuellement avec son mouvement "Le MUC"
un tour de France pour expliquer et débattre de son
programme. ¢
Georges
FRÊCHE suspendu deux ans
Paris le
19 mai 2006 - Georges Frêche a été sanctionné. Après ses
propos sur des harkis, la commission des conflits du PS a décidé
de suspendre pour deux ans le président socialiste du
Languedoc-Roussillon des instances dirigeantes du parti. "Georges
Frêche est suspendu temporairement de ses délégations
internes au parti socialiste pour une période de deux ans à
compter du 28 février 2006", explique la commission
dans un communiqué.
Présidée par l'ex-président de l'Assemblée nationale Louis
Mermaz, la commission nationale des conflits du PS est composée
de 23 membres. ¢
Diffamation
envers les harkis: l'amiral De Gaulle et Midi Libre condamnés
MONTPELLIER, 24 mars 2006 (AFP)
La cour d'appel de Montpellier a condamné l'amiral Philippe
de Gaulle pour des propos diffamatoires sur les harkis ainsi
que le quotidien Midi Libre qui les avait rapportés, a-t-on
appris vendredi auprès des avocats des différentes parties.
L'amiral Philippe de Gaulle et Midi Libre avaient été relaxés
par le tribunal correctionnel de Montpellier en première
instance le 6 octobre 2005. Leurs avocats ont décidé de se
pourvoir en cassation.
Me Laurent
Salleles, l'avocat de Midi Libre, a de son côté déclaré
que "la cour d'appel ne s'était pas expliquée
"sur la liberté d'expression dans le cadre de la polémique
historique" sur le rôle des harkis pendant la guerre
d'Algérie. Philippe de Gaulle et le quotidien ont été
condamnés jeudi pour "diffamation envers des agents
de l'autorité publique" à verser un euro de
dommages et intérêts ainsi qu'à 1.500 euros de frais de
justice à chacun des trois harkis qui s'étaient portés
partie civile, ainsi qu'à la publication de l'arrêt dans
Midi Libre.
L'avocat des
plaignants, Me Pierre Courbis, s'est déclaré "satisfait"
de l'arrêt, car a-t-il dit, "l'amiral De Gaulle avait
tenu des propos très graves, laissant entendre que les harkis
avaient contribué à leur propre massacre". M. de
Gaulle avait fait ces déclarations, peu après la sortie de
son livre intitulé "De Gaulle, mon père". Elles
avaient été rapportées dans un article du quotidien régional
daté du 2 avril 2004. Trois harkis s'étaient dits "profondément
choqués" et avaient porté plainte.¢
Julien
DRAY renvoie la droite à son passé gaulliste
Harkis
et Vérité - 4 mars 2006 - Le porte-parole du Parti Socialiste a déclaré
sur RMC INFO, mardi 1er mars, être irrité par le comportement
de la Droite sur la polémique provoquée par Georges FRÊCHE.
Pour le député de l’Essonne « il y a la fois une émotion
naturelle qu’a suscité les propos de Georges FRÊCHE. Il y a de
l’autre, la volonté de certains de mettre de l’huile sur le feu. Ce
qui m’irrite, parce que je suis pied noir, parce que j’ai vécu la
guerre d’Algérie, c’est de voir certains aujourd’hui, faire les
hypocrites. Ils viennent vous raconter le drame qu’ont vécu les harkis
sous l’abandon qu’à représenter le comportement du général de
GAULLE. Alors, quand je vois les gaullistes venir me dire tout d’un coup :
Les harkis ! etc… Je leurs dis » que nous ne
tomberons pas dans « le piège de la manœuvre politique qui est
en cours par une UMP qui est en difficulté aujourd’hui dans d’autres
situations ». Quelques
jours plus tard, dans un éditorial daté du 4 mars Julien DRAY a fustigé
la droite en s'insurgeant : "quelle indécence de voir cette
droite qui n'a jamais sanctionné les excès des siens nous donner des
leçons. (...) Indécence également de voir des députés se revendiquant
du gaullisme défendre si vertement les harkis, quand on se rappelle que
le général de GAULLE les a laissé se faire massacrer, qu'il les a
parqués, pour les cacher, dans les années 60".
A
l’UMP, aucun élu n’a souhaité réagir aux récentes mises en cause
des gaullistes dans le drame des harkis, à l’exception du Sénateur
Roger KAROUTCHI qui a déclaré que "Georges FRÊCHE n'hésite pas
à réécrire l'histoire en affirmant que les gaullistes avaient massacré
les harkis en Algérie ». Mais l'histoire des harkis
a-t-elle connu le début d'un commencement d'écriture? Vaste sujet...¢
Le
Parti socialiste a reçu une délégation de la communauté harkie
Harkis
et Vérité - 19 février 2006 - La direction nationale du Parti
socialiste a reçu vendredi 17 février, rue de Solférino, une délégation
de Harkis et d'enfants de Harkis. Au cour de cette rencontre, " le
Parti socialiste a souhaité rappeler au cours de cette rencontre sa
position :
- la communauté harkis mérite le respect de sa mémoire,
- les mots utilisés par Georges Frêche ont profondément blessé des
hommes et des femmes qui ont fait le choix de la France et l'ont souvent
payé de leur sang,
- le Parti socialiste a condamné et condamne ces propos inacceptables qui
exigeaient des excuses publiques. Ces excuses ont été faites, ce qui
n'est pas si fréquent en politique.
Le Parti socialiste rappelle son engagement pour la pleine reconnaissance
des droits des Harkis dans la République" précise le
communiqué diffusé à l'issue de la rencontre.¢
Jack
LANG livre sa version des faits
PARIS (AFP) -
Jack Lang a pris vendredi la défense de Georges Frêche, en livrant sa
version de l'incident qui avait opposé le président socialiste de la région
Languedoc Roussillon à des représentants des harkis le 11 février.
Jack Lang, qui était présent ce jour-là à Montpellier auprès de M.
Frêche,
a affirmé sur Canal+ que "l'agression était venue" d'un
groupe de représentants de harkis.
"Certains ont voulu faire croire que Georges Frêche s'adressait
à l'ensemble de la communauté harkie. Ce n'est pas vrai", a
affirmé le député du Pas-de-Calais.
Selon Jack Lang, "on peut condamner la violence des propos, mais
Georges Frêche ne s'adressait pas à la communauté des harkis, mais à
un groupe de personnes avec lesquelles il a eu pour des questions locales
des rapports politiques et humains très tendus". "Voilà
la bonne foi", a-t-il ajouté.¢
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Au
fil des mois
L'ancien
premier ministre Jean-Pierre RAFFARIN dérape avec le mot
"harkis"
Harkis et Vérité, le 22 décembre 2006
"Nous voulons pas être les harkis de l'UMP" a déclaré le sénateur UMP de la Vienne et ancien premier ministre Jean-Pierre
RAFFARIN au début du mois de décembre. Ces propos ont été prononcés dans le cadre du débat qui
agite actuellement l'UMP au sujet de la place à accorder aux anciens
libéraux de "Démocratie Libérale" et aux centristes de
l'UDF ayant quitté leur parti respectif en 2002 pour intégrer l'UMP. Ces
propos ont été rapportés par l'hebdomadaire L'EXPRESS du 7 décembre
dernier, par l'hebdomadaire MARIANNE du 11 décembre ainsi que par
le Canard Enchaîné du 13 décembre 2006.
Depuis ce vendredi 22 décembre
2006, c'est au tour du FIGARO de rapporter de nouveaux propos de
l'ancien Premier ministre usant du terme
"harkis". "Le
RPR à tous les étages, ça suffit. Nous, les UDF et les centristes, nous
en avons marre d'être les harkis de l'UMP" déclare Jean-Pierre
RAFFARIN dans les colonnes de ce grand quotidien national du matin.
Comment un ancien premier
ministre peut-il user du mot "harkis" en dehors
de son sens historique? User du mot "harkis" dans un sens commun
comme l'a fait le sénateur UMP de la Vienne Jean-Pierre RAFFARIN est pour
le moins choquant et blessant.
Face à ce dérapage verbal, le
Comité "Harkis et Vérité" a décidé d'adresser un courrier
à l'ancien Premier ministre Jean-Pierre RAFFARIN afin que ces
propos soient retirés et que des excuses soient présentées à l'égard de toutes celles
et tous ceux qui ont été choqués et blessés.
C'est la deuxième fois qu'un
ancien premier ministre use du mot "harkis" en dehors de son
sens historique. Cinq ans auparavant, en fin d'année 2001, l'ancien
premier ministre Raymond BARRE avait traité de "harkis de
JOSPIN" les députés UDF qui avaient voté avec les députés
socialistes la réforme du calendrier électoral ayant mis l'élection
présidentielle avant les élections législatives.¢
Les
coupures de presse
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La
mémoire des harkis désormais reconnue par la Ville de PARIS
Harkis et Vérité, le 24 septembre 2006
Ce dimanche 24 septembre 2006,
ils étaient tous là, harkis, enfants de harkis, responsables d'associations
et porte-drapeaux rassemblés autour du monument en mémoire des victimes
combattantes de la guerre
d'Algérie au square de la butte au Chapeau Rouge à Paris. Dans ce
magnifique square du XIXème arrondissement, ils attendent patiemment et
calmement l'arrivée du maire de Paris Bertrand DELANOË. Le premier
magistrat de la capitale est attendu pour dévoiler une plaque de la
ville de Paris honorant la mémoire des harkis morts pour la France.
Des journalistes s'attardent sur
leurs matériels et micros pour mieux se préparer à recueillir les
impressions et émotions des participants. 11h45, le maire de Paris arrive
accompagné du sénateur maire du XIXème arrondissement Roger MADEC et
des adjointes au maire de Paris Odette
CHRISTIENNE chargée de la mémoire et du monde combattant, Kadidja BOUCART
chargée de l'intégration et de Gisèle STIEVENARD chargée de la
solidarité et des affaires sociales.
Saluant les harkis et les différents
participants à son arrivée, Bertrand DELANOË est longuement sollicité par des enfants
de harkis pour prendre une photo. Se prêtant à l'exercice, le
maire mesure l'émotion ambiante. Une fille de harki, les larmes aux yeux,
remercie Bertrand DELANOË
d'avoir pris l'initiative de cet honneur de la ville de Paris à la
mémoire des harkis. "Nous avions l'espoir qu'un jour la marie de
Paris aurait une pensée pour les harkis. Vous le faites aujourd'hui.
Merci. Merci monsieur DELANOË" dit cette fille de harki.
Vient le temps de la prise de
parole solennelle. Un pupitre disposé sur une estrade attend les
orateurs. La plaque commémorative étant disposée dans le XIXème
arrondissement, le sénateur maire du XIXème Roger MADEC est le premier à prendre
la parole. Après avoir rappelé l'importance de la place de l'histoire et de
la mémoire dans notre pays, ce dernier s'est dit fier de voir le XIXème
arrondissement accueillir ce grand acte de mémoire de la ville de Paris
en faveur des harkis. Mais cet acte de mémoire n'aurait pas pu voir le
jour sans la volonté du maire de Paris Bertrand DELANOË.
Prenant solennellement la parole
à la tribune après le sénateur maire du XIXème arrondissement, le maire de Paris
Bertrand DELANOË prononce le message de la Ville de Paris en faveur de la mémoire de
harkis. Attaché à ce que toutes les mémoires de la guerre d'Algérie
est leur juste place au sein de la capitale, Bertrand DELANOË déclare
alors qu'il était temps pour Paris de regarder la mémoire des harkis. Et de
reconnaître que "La France s'est particulièrement mal comportée
avec les harkis". Paris étant une capitale ouverte sur
toutes les mémoires de la guerre d'Algérie, le maire de Paris a
souhaité ouvrir des perspectives d'avenir à la mémoire des harkis. "Qu'est
que les harkis et leurs descendants attendent aujourd'hui ? Un message de
vérité, un message d'affection, un message de confiance en demain. En
dévoilant cette plaque aujourd'hui, la capitale, Paris, entreprend un
acte de mémoire aux harkis morts
pour la France" a déclaré
Bertrand DELANOË.
A l'issue du discours du maire de
Paris, une certaine émotion se lit sur le visage de certains membres de
la communauté harkie. Assisté de deux enfants de harkis, Bertrand DELANOË finit par
tirer sur le fil qui dévoile la plaque commémorative. On peut y lire: "En
mémoire des harkis morts pour la France - Guerre d'Algérie 1954
1962 La Ville de Paris". Désormais, la mémoire des harkis
est présente dans la capitale de la France. Enfin !¢
L'album photos
de la commémoration 
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Le
maire de PARIS va reconnaître la mémoire des harkis
Harkis et Vérité, le 23 septembre 2006
L e
maire de Paris Bertrand DELANOË dévoilera dimanche
24 septembre 2006 une plaque commémorant la mémoire des harkis au
square de la Butte de Chapeau Rouge. Acte de mémoire important,
l'inauguration au sein de la capitale de cette plaque accordant aux
harkis leur juste place dans l'histoire de France doit être
saluée.
Cette initiative de la
ville de Paris s'inscrit dans l'ambitieuse politique de mémoire du
maire socialiste Bertrand DELANOË. Ouverte sur toutes les
mémoires, PARIS participe à l'écriture d'une histoire apaisée
des différentes périodes de la Guerre d'Algérie.¢
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Bureau
exécutif de rentrée du CHV
Harkis et Vérité, le 18 septembre 2006
Le bureau
exécutif du Comité "Harkis et Vérité" s'est réuni le 17
septembre 2006 à Paris. Présidée par Charles TAMAZOUNT, l'instance
dirigeante du Comité a débattu des grands dossiers du moment. En premier
lieu, la très bonne fréquentation du site harkisetverite.info a été
soulignée. Avec plus de 10 000 visites au cours du premier semestre
2006, le site harkisetverite.info démontre que la demande d'information
sur ce qui fait l'actualité de la communauté harkie est importante. Pour
le président du Comité "Harkis et Vérité" "le droit
à l'information des familles de harkis est aujourd'hui une réalité. Je
me félicite de toutes les initiatives qui militent en ce sens. Reste
qu'en ce qui concerne la démarche de "Harkis et Vérité", elle
n'aurait pas pu être ce qu'elle est aujourd'hui sans l'investissement de
l'équipe des rédacteurs et surtout, sans les encouragements et le soutient
des lecteurs et des internautes". La rédaction de
harkisetverite.info a reçu beaucoup de courriers dont un certain nombre a
fait l'objet d'une publication sur le forum de harkisetverite.info.
Sur un autre registre, le bureau
exécutif a relevé qu'au cours de ces cinq dernières années, un nombre
important de harkis nous ont quitté. Pour l'instance dirigeante du
Comité, il ait à regretter qu'au soir de leur vie, ces derniers ont
été contraint à défendre leurs droits acquis et que l'histoire de leur
drame ne soit toujours pas écrite.
Sur le plan judiciaire, le
président du Comité "Harkis et Vérité" a fait le point sur
les procédures actuellement en cours devant le Conseil d'État. La
plainte déposée en décembre 2004 contre les circulaires applicables à
la communauté harkie a été déclarée recevable. Il en va de même pour
la plainte déposée en juillet 2005 contre les dispositions de la loi du
23 février 2005 remettant en cause la rente JOSPIN par une sortie en
capital du dispositif de rente JOSPIN. Le jugement de ces deux affaires
doit intervenir d'ici la fin de l'année 2006. Reste que pour le
président du Comité "Harkis et Vérité", "les
arguments de défense présentés devant le Conseil d'État par le
gouvernement sont des plus surprenants. Si les harkis et leurs enfants prenaient
connaissance de tous les éléments de défense versés par le
gouvernement dans le dossier de ces procédures, la stupeur les
habiteraient immédiatement ! ". Le président de Comité
"Harkis et Vérité" s'est engagé à être beaucoup plus
précis sur les éléments de défense présentés par le gouvernement
dans le prochain numéro de la revue "Harkis et Vérité".
Enfin, le secrétaire général
du Comité "harkis et Vérité" a souhaité attirer l'attention
du bureau exécutif sur le poids financier de ces procédures judicaires
pour le Comité "Harkis et Vérité". En réponse, les membres
du bureau exécutif ont adopté une motion appelant les militants,
sympathisants et amis à apporter leurs soutiens et contributions
financières pour mener à bien les procédures judiciaires en cours. A
cette fin, un bulletin de don est mis en ligne sur le site
harkisetverite.info.¢
Faire un don au CHV
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Les harkis dans le
programme du candidat Roland CASTRO
Harkis et Vérité, le 20 septembre 2006
L’architecte
et urbaniste Roland CASTRO est candidat déclaré à l’élection présidentielle.
Homme de gauche, longtemps agitateur d’idées sur les questions de la
politique de la ville, Roland CASTRO entend désormais soumettre ses « 89
propositions pour restaurer le lien social » au débat
présidentiel qui s’annonce. Sa 24ème proposition vise à mettre « fin
au double mépris dont sont victimes les harkis ».
Au lendemain du choc du
21 avril 2002, le futur candidat Roland CASTRO évoquait déjà dans le
journal « Libération » du 1er août 2002 la nécessité de
mettre un terme au « double mépris envers les harkis ». Ses
analyses et les leçons à tirer du 21 avril 2002 le conduirent à fonder
le Mouvement pour l’Utopie Concrète, le MUC. A la tête de ce
mouvement, le célèbre architecte s’attela à convaincre et à
débattre de la « nécessité
de repenser urgemment la France ».
Quatre ans après,
au mois d’août 2006, à l’aide d’un bus anglais à deux étages,
Roland CASTRO prit l’initiative d’un long périple allant de
Saint-Tropez à Sarcelles. Le responsable du MUC s’en est allé à la
rencontre des citoyens pour débattre de la nécessité urgente de
repenser la France.
Parmi les étapes de ce
périple, le 12 août 2006, la caravane du MUC s’est arrêtée au camp
de Rivesaltes. Sur les vestiges de ce camp, Roland CASTRO a voulu se
souvenir des réfugiés espagnols, des juifs et des harkis qui furent
internés dans ce lieu honteux et noir pour la République. Devant les
trois stèles rendant hommage aux victimes du camp de Rivesaltes, Roland
CASTRO a reconnu que « c’est le moment le plus
bouleversant » de ce périple à travers la France.
Pour l’animateur du
MUC, la République ne doit rien cacher. C’est pourquoi l’une des 89
proposition de son programme prône l’«ouverture des archives sans
délai, la République n'a pas de secrets». Reste qu’à ce jour,
les archives intéressant toutes les périodes sombres de la Guerre d’Algérie
demeurent inaccessibles.
Afin de mieux connaître
le programme et les idées du candidat Roland CASTRO, la rédaction de
« Harkis et Vérité » a sollicité un entretien avec l’animateur
du MUC. Ce dernier a bien voulu répondre à nos questions.■
Entretient
avec Roland CASTRO
Le
candidat Roland Castro ayant achevé son périple estival dans le sud de
la France, la rédaction de « Harkis et
Vérité » a souhaité rencontrer cet agitateur d’idées qui a
fait de
la question du drame des harkis un des points
importants de son programme politique.
« La
République doit reconnaître
vos parents »
Harkis et Vérité: Monsieur Castro, il y a quelques mois,
vous vous êtes déclaré candidat à l’élection
présidentielle. Avec le Mouvement de l’Utopie Concrète, vous
venez de présenter votre programme sous la forme de « 89
propositions pour restaurer le lien social ». La 24ème
proposition concerne la situation des harkis. Elle s’intitule :
« Fin du double mépris dont sont victimes les harkis ».
Pourquoi avoir retenu le drame des harkis parmi les 89 propositions de
votre programme ? Et que recouvre cette 24ème proposition
dans votre esprit ?
R. Castro : Dans mon esprit – esprit qui fut consacré
à la lutte du peuple algérien pour l’indépendance – cette question
incorrecte dans « mon camp » recouvre le fond de ma
pensée : les agents malheureux d’une histoire, ne doivent pas
être accablés doublement. Ils avaient crû en la France, ils ont été
les victimes expiatoires de l’indépendance avec comme remerciements,
massacres en Algérie, accueil honteux en France, encore aujourd’hui. La
France doit les aimer autant qu’ils l’ont aimée.
Harkis et Vérité: Au
cours de cette législature, des députés et des sénateurs de gauche ont
proposé au parlement de reconnaître la responsabilité de la France dans
les massacres des harkis et dans les conditions d’accueil des familles
de harkis au cours des années 60. L’actuel gouvernement s’est opposé
à une telle reconnaissance. Si vous étiez élu demain à la présidence
de la République, vous reconnaîtriez la responsabilité de la France
dans le drame des harkis ?
R. Castro : Oui.
Harkis et Vérité: Dans
le cadre de cet entretien, vous avez la possibilité de vous adresser à
la communauté harkie et plus particulièrement aux enfants de harkis. Si
vous aviez quelques mots à leur dire, quels seraient-ils ?
R. Castro : Vous
êtes les enfants de la République. La République doit reconnaître vos
parents comme des citoyens à part entière, reconnaître leur sacrifice.
Et vos enfants doivent être soulagés du fardeau qui a pesé sur leurs
épaules, redevenir fiers de leurs parents, savoir qu’ils doivent être
traités comme n’importe quel autre citoyen de la République, ni plus
ni moins.
Votre filiation singulière ne doit pas peser sur vos destins. Chaque
femme ou homme, après avoir été « fils » ou « fille
de », devient un citoyen de la République. Le respect dû aux
parents ne remplace pas ce que la République permet : Que chacun
trace un chemin singulier qui se nourrit d’une mémoire sans que
celle-ci bouche le présent et ferme l’avenir.■
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Pour le gouvernement, la
remise en cause de la rente Jospin devient ingérable
Harkis et Vérité, le 22 février 2006
Avec la loi du 23 février 2005,
le gouvernement entendait remettre en cause la rente créée par le
gouvernement JOSPIN en 1999. Après avoir rebaptisé la rente JOSPIN en
"allocation de reconnaissance" au cours des débuts du
gouvernement RAFFARIN, la droite s'est ensuite attelée à remettre en
cause cette rente au cours de l'adoption parlementaire de la loi du 23
février 2005 sur les
rapatriés.
En proposant aux familles de
harkis d'opter entre trois options dont une sortie du dispositif de la
rente JOSPIN par le versement d'un capital de 30 000 €, le gouvernement
a mis les familles de harkis dans une situation cruelle. Pour choisir
entre les trois options, les bénéficiaires de la rente JOSPIN ont été
conduit à estimer leur espérance de vie.
Ayant
mesuré les conséquences d'un tel dispositif sur la dignité des familles
de harkis, des députés du groupe socialiste avaient proposé un
amendement supprimant ce dispositif à trois options au profit du
versement du capital de 30 000€ avec maintient de la rente JOSPIN. Lors de l'examen des amendements
socialistes sur le projet de loi, le député PS de l'Hérault Kléber
MESQUIDA avait interpellé le gouvernement sur les sérieuses difficultés
d'application du texte sur les différentes situation familiales des
harkis, notamment en ce qui concerne les femmes de harkis divorcées. "Nous
avions déposé un amendement (...) qui fixait le montant de l'indemnité
de réparation à 30 000 euros et prévoyait que les femmes
d'anciens supplétifs ou assimilés, divorcées en métropole et de
nationalité française percevraient, avant le 31 décembre 2005, une
indemnité forfaitaire de 20 000 euros. Cet amendement a été
repoussé en commission au titre de l'article 40 de la Constitution"
avait regretté Kléber MESQUIDA. Beau joueur, le parlementaire socialiste
avait alors, dans l'hémicycle, proposé au gouvernement de reprendre cet
amendement comme amendement du gouvernement. Si le gouvernement "acceptait
de fixer le montant de l'indemnité de réparation à 30 000 euros,
il ferait un geste significatif, d'autant que, (...) les bénéficiaires
de cette mesure ne sont pas légion. Dans le cas contraire, les
propositions du gouvernement pourraient être assimilées à de la petite
cuisine. Enfin, je souhaite que soit versée aux femmes d'anciens supplétifs
divorcées, qui sont aussi des mères, une indemnité forfaitaire de 20 000 euros"
avait défendu avec ferveur le député PS de l'Hérault. Refusant
toute amélioration du texte de loi sur les rapatriés, le gouvernement
rejeta les amendements socialistes, y compris les amendements en faveur
des femmes de harkis divorcées. Adoptée le 10 février 2005 sans
amélioration significative, la loi sur les rapatriés a été ensuite
promulguée par Jacques CHIRAC le 23 février 2005. Un an après, arriva
ce qui devait arriver ! Une
fille de harki se bat pour les droits d'une mère divorcée D'après
le journal Sud Ouest du 28
février 2006, une fille de l'ancien harki qui avait deux femmes
est de nouveau mobilisée pour défendre les intérêts de sa mère, Rahma,
domiciliée à Sainte-Livrade (Lot et Garonne), face à l'autre épouse de son défunt père.
On sait que les deux veuves revendiquent toutes les deux à la fois la
pension de réversion et l'allocation d'indemnité des musulmans rapatriés
d'Algérie, tandis que Nouria considère que seule Rahma peut y prétendre
étant donné, selon elle, que la première femme, quoique jamais divorcée
de Miloud, « est repartie très vite en Algérie et n'a plus jamais vécu
avec son mari ». Le 10 janvier dernier, la cour d'appel d'Agen lui
avait déjà donné raison contre la caisse de mutualité sociale agricole
de Lot-et-Garonne en ce qui concerne la question de la retraite. Or
l'organisme n'a pas tardé à saisir la cour de cassation. « La procédure
est en cours, mais tant que le jugement n'est pas cassé, ça ne change
rien pour maman qui continue de toucher sa pension » note Nouria,
davantage préoccupée par l'allocation d'indemnité dont on se souvient
que Rahma avait déjà perçu une partie vers Noël.
Documents contradictoires. De fait, la mère de Nouria a souscrit à l'une
des options qui s'offrent aux femmes de sa condition, celle qui consiste
à recevoir du gouvernement une somme nette de 30 000 euros. « Là-dessus,
elle en a reçu 15 000", détaille Nouria, mais le complément
ne lui a pas encore été versé parce que l'autre femme de papa réclame
elle-aussi une allocation ». Une requête jugée « infondée » par
la plaignante en ce sens qu'elle se dit en mesure de prouver, documents
officiels d'une mairie algérienne à l'appui, que la première épouse de
Miloud vivait en Algérie après 1973. « Le problème, c'est que ses
deux filles, qui ont pourtant été élevées par maman, ont fourni à l'ONAC
des déclarations sur l'honneur comme quoi leur mère était en France
depuis cette époque, ce que je conteste absolument ».
A l'antenne orléanaise de l'office national des anciens combattants, on
confirme avoir reçu ces pièces. « Mais devant la complexité de
l'affaire, j'ai sollicité un avis du ministère et bloqué le paiement
jusqu'à ce que j'obtienne une réponse de Paris qui devrait arriver en
principe pour fin mars » indique par téléphone la personne en
charge du dossier de la première femme, laquelle a réclamé 20 000 euros
ainsi qu'une rente trimestrielle.
S'il était avéré que l'épouse actuellement domiciliée à Orléans était
effectivement repartie en Algérie et avait, par la même, perdu son
statut de rapatriée, Rahma percevrait 15 000 euros supplémentaires,
tandis que son « homologue » n'obtiendrait pas le moindre sou et serait
contrainte de rembourser les fragments de la rente qu'elle a d'ores et déjà
perçus. Dans le cas contraire, la Livradaise de 75 ans s'en tiendrait à
la somme qu'on lui a octroyée en décembre et l'Orléanaise recevrait 10
000 euros.¢
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Le
gouvernement abroge l'article 4 de la loi du 23 février 2005
Harkis et Vérité, le 22 février 2006 Le
gouvernement a abrogé par décret du 15 février 2006 le deuxième
alinéa de l'article 4 de la loi du 23 février 2005. Publié au Journal
Officiel du 16 février 2006, ce décret s'inscrit dans le droit fil du
processus d'abrogation finalement arrêté par le président de la
République Jacques CHIRAC
le 25 janvier dernier après s'en être entretenu avec le président de
l'Assemblée Nationale. Au
terme de ses consultations, Jean-Louis
DEBRÉ avait présenté au chef
de l'État ses conclusions sur le débat suscité par le deuxième alinéa
de l'article 4 de la loi du 23 février 2005. A l'issue de cette
présentation, l'Élysée publiait alors le communiqué suivant : "sur
la base des propositions qui lui ont été faites, le Président de la République
souhaite que le Conseil Constitutionnel, saisi par le Premier ministre en
application de l'article 37 alinéa 2 de la Constitution, puisse se
prononcer sur le caractère réglementaire du deuxième alinéa de
l'article 4 de la loi du 23 février 2005 en vue de sa suppression."
Quelques heures après la publication de ce communiqué, le Premier
Ministre Dominique de VILLEPIN saisissait le Conseil Constitutionnel afin
que les dispositions litigieuses soient déclassées de la loi du 23
février 2005 en vue d'une abrogation prochaine par décret. Le
31 janvier 2006, une décision
du Conseil Constitutionnel déclassa les dispositions en question et
ouvrait la voie à une abrogation par décret.
Désormais abrogé,
l'article 4 avait pourtant été voulu par la majorité UMP. En mars 2003,
l'actuel ministre des affaires étrangères Philippe DOUSTE-BLAZY, alors
député de Haute-Garonne, avait déposé une proposition de loi en ce
sens. Le rapport DIEFENBACHER ayant servi de base à l'élaboration de loi
du 23 février 2005 avait repris ce texte parlementaire parmi les
propositions présentées au gouvernement.
Élaboré sans concertation, le projet de loi sur les rapatriés ne
connaîtra pas d'amélioration significative par voie d'amendement
parlementaire, le gouvernement ayant refusé de faire de ce texte, la
grande loi qu'attendait les rapatriés.
Le gouvernement accepta néanmoins quelques amendements de la majorité
UMP, dont un amendement qui deviendra le fameux article 4 de loi du 23
février 2005. Cet article dispose notamment que " Les programmes
scolaires reconnaissent en particulier le rôle positif de la présence
française outre-mer, notamment en Afrique du Nord". Ces
mots provoqueront tout au long de l'année 2005 un vaste débat passionné
sur le rôle de la loi dans la mise en oeuvre des politiques de mémoire
et dans l'écriture de l'histoire. La nécessité d'une abrogation allait progressivement
s'imposer dans l'opinion publique. Après
avoir élaboré et fait adopter la
loi du 23 février 2005 sans concertation avec les rapatriés, le rapporteur UMP du texte à l'Assemblée
Nationale s'était soudainement inquiété des conséquences d'une
éventuelle abrogation de l'article 4 sur l'électorat rapatriés :"il
convient de réfléchir aux conséquences très négatives d'une décision
d'abrogation de l'article 4 au sein des communautés harkie et de
rapatriés. Si le Parlement faisait machine arrière, ce serait considéré
par ces communautés comme un abandon" s'alarmait le député UMP
ayant rapporté et défendu le texte à l'Assemblée Nationale. Fin
novembre 2005, à l'issue du débat parlementaire ayant repoussé une
possible abrogation de cette disposition, la polémique atteignait son
point culminant. Le 11 décembre 2005, Jacques CHIRAC était contraint
d'intervenir dans ce débat en affirmant solennellement que "dans
la République, il n'y a pas d'histoire officielle. Ce n'est pas à la loi
d'écrire l'histoire. L'écriture de l'histoire, c'est l'affaire des
historiens. C'est pourquoi, face au débat suscité par l'article 4 de la
loi du 23 février 2005, j'ai proposé au président de l'Assemblée
nationale Jean-Louis Debré, qui l'a accepté, de constituer une mission
pluraliste pour évaluer l'action du Parlement dans les domaines de la mémoire
et de l'histoire." Après
avoir mené ses consultations, Jean-Louis DEBRÉ remit ses conclusions le
25 janvier 2006. Le même jour, Jacques CHIRAC demanda au gouvernement
d'abroger l'article 4. Le 15 février 2006, le Premier Ministre a mis fin
à la polémique en abrogeant par décret les fameuses dispositions de
l'article 4 de la loi du 23 février 2005.¢
A lire
aussi:
Décret d'abrogation du 15
février 2006

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La décision du conseil
Constitutionnel du 31 janvier 2006

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Le texte
du gouvernement saisissant du Conseil constitutionnel
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Des
harkis "refusent d'être instrumentalisés" contre Georges Frêche
PERPIGNAN, 1 mars 2006 (AFP) - 19h22
Le Collectif des associations harkies du grand sud
de la France, qui affirme représenter 450 000 harkis des régions PACA et
Languedoc-Roussillon, a refusé mercredi que "la population harkie
soit une fois de plus instrumentalisée à des fins politiques"
pour faire démissionner Georges Frêche (PS), président de
Languedoc-Roussillon.
Interrogé par
France-Bleue Roussillon, l'un des porte-parole de l'association, a indiqué
que l'incident repris par les médias depuis quinze jours "est le
problème d'un fils de harki" auteur "d'une provocation
publique lors d'un discours de M. Frêche". "Il s'agit d'un
problème localisé, médiatisé et politisé au niveau national, la
communauté harkie dans sa majorité ne souhaite pas servir de caution à
un parti ou un autre, comme c'est le cas en ce moment", a précisé
le porte-parole à l'AFP. "Sur le principe nous déplorons la réaction
de M. Frêche. Il n'en reste pas moins que nous n'acceptons pas que cette
provocation faite par un individu soit récupérée à des fins politiques
et que l'on fasse de cette affaire un procès en sorcellerie",
a-t-il précisé.
"Nous
préférons rappeler l'engagement sans faille de M. Frêche en faveur de
la communauté harkie et cela depuis 1977. Il serait inacceptable de taxer
M. Frêche de racisme à l'égard d'une population qu'il a toujours
soutenue dans le moments les plus difficiles de son histoire", a
ajouté le représentant du Collectif harki. "La justice est
saisie et elle statuera, mais s'ils veulent faire démissionner M. Frêche,
qu'il ne se servent pas de nous", a-t-il conclu, en indiquant que le
Collectif était "prêt à rencontrer le président de
Languedoc-Roussillon à une date qui reste à préciser".¢
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Narbonne
Ces
harkis qui ne condamnent pas Frêche
Journal Le Midi Libre, le 24 février 2006
« Rien ne nous choque dans les propos de Frêche. Dans la mesure où
il n'a fait que relater des faits historiques : le gouvernement français
a abandonné et désarmé 80 000 hommes qui se sont faits égorger. La
seule chose qui choque, c'est le terme de sous-homme ».
Krim Dalli, président de l'Union des harkis narbonnais (UHN), intervient
à nouveau dans la polémique suscitée par le dérapage verbal du président
de la Région, le 11 février dernier.
Mercredi soir, lors d'une réunion du bureau, il a estimé que les propos
de Georges Frêche visaient uniquement le président de l'association
"Agir 34" et « non la communauté harkie dans son ensemble
». Pour Krim Dalli, celui-ci l'aurait bien cherché, en participant
à la cérémonie organisée le même jour par les députés UMP à
Palavas. Le président de l'UHN aurait « aimé qu'il y ait la même
levée de boucliers lorsque Boutéflika est venu en France et a traité
les harkis de collabos ».
L'UHN interpelle aussi le gouvernement sur la place des minorités. Pour
Amar Boucif, « après ce qui s'est passé dans les banlieues, il est
temps de prendre des mesures concrètes pour l'égalité dans le logement,
le travail... Quitte à imposer un certain quota. Ils le font pour les
femmes et les handicapés. Et ça ne choque personne ! »
Localement, l'UHN n'épargne pas la Ville. « Cela fait deux ans qu'on
existe. On a sollicité un local, des subventions, une entrevue avec le
maire. Rien ! », dénonce Smaïn Belhocine.
« On n'a pas voulu de nous dans le contrat ville », poursuit Krim Dalli.
«Comme si on n'existait pas. Par contre, on a su me trouver pour
intervenir auprès des jeunes qui "squattaient" devant les entrées
d'immeubles à Saint- Jean Saint-Pierre ! »
Mis en cause, le maire (divers droite) Michel Moynier répond. D'abord en
faisant une réserve sur l'UHN, qu'il dit « politisée ». Car,
selon lui, elle aurait appelé à voter Frêche avant les régionales de
2004. Le local ? « Il a beaucoup de demandes. Ce serait plus facile
s'il n'y avait qu'une association de harkis ». Les subventions ? «S'ils
ont des projets positifs, ils seront subventionnés ». L'entrevue ? «
L'UHN a toujours été reçue par mes adjoints ».
En conclusion, Michel Moynier se dit « très surpris qu'on interpelle le
maire de Narbonne, qui soutient la communauté harkie et toutes les
communautés. Alors qu'on n'interroge pas ceux qui, par leur mutisme,
semblent soutenir ou cautionner un de leurs leaders ».¢
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Le Parti
Socialiste condamne les propos, Georges Frêche s'excuse
Harkis et Vérité, le 14 février 2006
Le
samedi 11 février 2006, à Montpellier, lors d'une cérémonie d'hommage à un ancien
porte-parole des
rapatriés, le Président de la région Languedoc-Roussillon Georges FRÊCHE a tenu
des propos choquants et blessants au sujet des harkis. Ces
propos appelleront du monde associatif, notamment du MRAP et de la Ligue
des Droits de l'Homme, une réprobation unanime. Le lundi 13 février, ce
fut au tour du Parti Socialiste de prendre position sur ces propos. Le président du groupe
socialiste à l'Assemblée Nationale Jean-Marc AYRAULT condamnera les
propos de l'ancien maire de Montpellier tout en sommant Georges FRÊCHE de
s'excuser. En
fin d'après-midi, lors d'une conférence de presse à Montpellier,
Georges FRÊCHE présentait ses excuses en ces termes : "J'ai
blessé par maladresse. Je vous demande de bien vouloir me
pardonner. Je conçois que le terme de sous-hommes est blessant, je le
retire". Au
cours de la soirée, le secrétaire national du Parti
Socialiste Bruno LEROUX déclara à l'agence Reuters que "Georges
FRÊCHE clôt par ses regrets et ses excuses un incident qui n'aurait
jamais dû exister." Et de rappeler que "le Parti
socialiste, qui a toujours soutenu les harkis dans leur revendication pour
une pleine et entière reconnaissance de leurs droits par la République,
tient à leur affirmer son entière solidarité". Aussi,
Georges FRÊCHE ayant mis en cause le rôle des gaullistes dans le drame
des harkis, le sénateur Roger KAROUCHI, président de l'UMP d'Ile-de-France
a déclaré que "Georges FRÊCHE n'hésite pas à réécrire
l'histoire en affirmant que les gaullistes avaient massacré les harkis en
Algérie: curieux revirement de la réalité historique".¢
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