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Dernière
Minute
Le
scepticisme des harkis du Grand Sud
Harkis et
Vérité - 29 avril 2008 - Selon le quotidien 'Midi
Libre", le collectif des associations de harkis du Grand
Sud s'est réuni à Montpellier le samedi 26 avril 2008. La
situation actuelle des enfants de harkis a constitué le
principal point de l'ordre du jour de cette réunion
associative.
" La seconde génération a été parquée dans des
camps, parfois pendant des années. Ils ont ainsi prémédité
l'échec scolaire. Et quarante-cinq ans après, nous sommes la
preuve vivante de cet échec " a constaté un des
dirigeants associatifs présents.
Sur la question de l'emploi des enfants de harkis et
notamment à propos du plan d'action évoqué par le
gouvernement, les responsables associatifs ont fait part d'un
certain scepticisme. " Notre réaction est très réservée,
voire négative. Ces mesures ne correspondent pas à tous les
préjudices qu'a subis la communauté harkie" a
souligné Chabanne MILOUDI de Montpellier.■
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Le
Parti socialiste réaffirme son attachement et sa solidarité
aux harkis et à leurs enfants
Parti
Socialiste - 6 décembre 2007- Le 5 décembre, à défaut
de tenir les engagements du candidat SARKOZY, le Président de
la République a rappelé l’hommage de la nation aux Harkis.
La rupture tant annoncée s’est, une nouvelle fois résumée,
à des promesses non tenues.
Le
Parti socialiste réaffirme son attachement et sa solidarité
aux harkis et à leurs enfants.
La vraie rupture, c’est la reconnaissance de la
responsabilité des gouvernements français de 1962 dans les
massacres des harkis et les conditions d’accueil des rescapés
dans les camps en France.
Les Harkis et leurs enfants sont en droit d’obtenir cette
reconnaissance de responsabilité.
Une proposition de loi socialiste en ce sens avait été déposée
en 2003 à l’Assemblée nationale et représentée en 2005
sous la forme d’amendement lors de l’adoption de la loi
concernant les rapatriés. La majorité UMP les avait refusés.
Aussi, le 10 avril 2007, le Parti socialiste a reconnu
solennellement la responsabilité des gouvernants français de
1962 dans les massacres de Harkis et leurs conditions
d’accueil en France.
De retour au pouvoir, le PS inscrira cette reconnaissance de
responsabilité de la France.
Robert GAIA
Responsable nationale du PS
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Au
fil des mois
La
lettre du député MESQUIDA aux associations de rapatriés
Harkis et Vérité, le 25 juillet 2008
Dans
une lettre adressée aux associations de rapatriés le 24 juillet 2008, le
député PS Kléber MESQUIDA livre les raisons qui l'ont conduit à
démissionner de la présidence du groupe d'étude sur les rapatriés.
Notre rédaction a pu prendre connaissance du contenu de cette lettre.
harkisetverite.info publie ci-après l'intégralité du texte de la lettre
du député démissionnaire :
"Madame, Monsieur,
J'ai le regret de vous
informer que j'ai été conduit de démissionner de la présidence du
Groupe d'Etudes sur les Rapatriés. Par courrier du 15 janvier 2008, Marc
LE FUR, Président de la Délégation du Bureau chargée des groupes d'études
et des offices parlementaires, m'a informé de ma désignation pour
assurer la Présidence du Groupe d'Etudes sur les Rapatriés.
Ce
Groupe d'Etudes a été mis en place sans aucun moyen administratif
pour assurer son fonctionnement. Par lettre du 30 avril 2008 et en
réponse à ma demande, le Président de l'Assemblée nationale m'a fait
connaître que les « secrétaires administratifs sont recrutés parmi les
fonctionnaires de l'Assemblée nationale sur la base du volontariat et
remplissent ces fonctions en sus de leurs charges de service ».
Malgré
plusieurs démarches personnelles effectuées auprès de certains d'entre
eux, il n'a pas été possible de trouver un candidat.
La
présidence d'un Groupe d'Etudes demande une assistance administrative
adaptée à la charge liée aux préparations d'auditions d'associations,
comptes-rendus de réunions, contacts avec les différents organismes ou
services ministérielles, prises de rendez-vous, suivis effectifs des
courriers, analyses des situations, recherches de textes législatifs, préparations
d'interventions auprès du Gouvernement, etc.
J'ai
donc tenu à vous informer de ma démission de la Présidence du Groupe d'Etudes
sur les Rapatriés dont je resterai néanmoins membre. J'espère que mon
acte fera avancer les choses et qu'une décision énergique sera prise
pour remédier à cette carence préjudiciable au sérieux du travail du
Groupe d'Etudes."
Kléber
MESQUIDA
Député de l'Hérault
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Les
enfants de harkis aux municipales
Harkis et Vérité, le 29 février 2008
Ils
sont candidats aux municipales sur des listes d’union de la Gauche à
Villeneuve-sur-Lot (Lot et Garonne), à Saint-Pons-de-Thomières
(Hérault), à Villeneuve d’Olmes (Ariège) et dans bien d’autres
villes. Même à Bias, bourgade lot et garonnaise connue pour son camp de
harkis, ils sont candidats sur une liste d’union face au maire sortant
de droite. Ce sont les enfants de harkis.
Dignes héritiers de la Grèce Antique, ils aspirent
aux responsabilités locales pour s’occuper de la vie de la "Cité".
Reste que certaines aspirations ont été déçues.
Ainsi, lors de la constitution de la liste du maire sortant UMP de
Perpignan (Pyrénées-Orientales), la candidature d’un enfant de harki
du pays a été purement et simplement écartée. Pour justifier cette
mise à l’écart, la réponse des responsables locaux de la droite
perpignanaise, rapportée par le quotidien "L'Indépendant" a
été des plus sèche : « On ne veut
pas des harkis ! ».
Dans le Nord de
la France, à Roubaix, c’est un scénario inverse qui s’est produit.
Un enfant de harki élu en 2001 conseiller municipal sur la liste UMP a
préféré quitter la droite roubaisienne pour rejoindre la liste d’union
du maire sortant socialiste de Roubaix René VANDIERENDONCK .
Par ailleurs, ces élections locales ne se résument pas seulement à
des candidatures dans certaines villes. Dans le sud de la France, des
responsables associatifs « rapatriés » n’hésitent pas à
juger le bilan des maires sortants et à prendre position en perspective des
scrutins des 9 et 16 mars prochains. Ainsi, à Narbonne (Aude), le bilan
du maire sortant Michel MOYNIER soutenu par l’UMP est sévèrement
critiqué par l’Union des harkis narbonnais (UHN). « Il n'a rien
fait pour nous : pas de travail, pas de logement, pas de dialogue. C'est
l'échec total ! » dénonce le président de l’UHN au quotidien
« Midi Libre ».
Disposée à rencontrer les autres candidats, notamment
le député Jacques BASCOU, tête de liste PS à Narbonne, l’Union des
harkis narbonnais souhaite mobiliser les électeurs narbonnais en
perspective des 9 et 16 mars prochains : « J'appelle toutes les
personnes qui se sentent exclues par la ville à se rendre massivement aux
urnes le 9 mars » a déclaré son président.
Dans le Var, l’électorat « rapatriés »
est également invité à se rendre aux urnes. Déçue par la politique
menée par le nouveau Président de la République à destination des
rapatriés, l’Association de Rapatriés d’Algérie Harkis et Pieds
noirs Pour la Réconciliation des Mémoires (ARAPREM) appelle l’électorat
« rapatriés » à sanctionner la politique de Nicolas SARKOZY
en votant pour les listes de Gauche, notamment dans le Var.
Pour ces élections municipales, le « vote
sanction » apparaît clairement comme d’actualité au sein de l’électorat
« rapatriés ».■
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Le
président Kléber MESQUIDA
Harkis et Vérité, le 24 février 2008
Pour
la treizième législature (2007-2012), l'Assemblée Nationale a son
président du groupe d'étude
sur les
rapatriés. Député PS de l'Hérault, Kléber MESQUIDA s'est vu
confié la noble tâche d'impulser et d'animer à l'Assemblée Nationale
les travaux parlementaires intéressant les harkis et les rapatriés. Dans
une interview à la revue "Harkis et Vérité de mars 2008, Kléber
MESQUIDA annonce qu'il déposera prochainement une demande commission
d'enquête parlementaire.
Il réagit par ailleurs à
l'actualité des rapatriés et livre son appréciation sur la
politique menée par le gouvernement ces derniers mois à destination des
rapatriés.
Pour ce bon connaisseur du dossier
"rapatriés", "sur la question des rapatriés, les
parlementaires qui ont interrogé le gouvernement dernièrement ont eu
droit, en guise réponse, à un éventail d’orientations
gouvernementales générales, vagues et sans contenu ; ça ne fait
pas une politique. Or, je pense qu’il est impératif d’agir, notamment
et prioritairement sur la question de l’emploi et de la promotion des
enfants de harkis dans la vie de la Nation".■
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