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Un procès pour l’Honneur
Grand couronne, le 16 octobre 2001
A Mesdames, Messieurs, les Rédacteurs en chef,les présidents d’associations d’anciens Harkis
Objet :
Procès GMH/ Raymond BARRE
Nos réf. : SB / N° 52 / 01 Le
3 octobre dernier à eu lieu à Rouen au Tribunal correctionnel, l’audience de
la plainte que Générations Mémoire Harkis et quelques adhérents ont déposée
à l’encontre de M. Raymond BARRE pour diffamation. Pour
rappel, c’est en ce dimanche 3 décembre 2000 en soirée, au cours de l’émission
France Europe express sur la chaîne de télévision nationale France 3 que M.
BARRE a publiquement porté atteinte à notre personnalité, à notre identité. Les
propos incriminés et relatés le lendemain dans une dépêche de l’Agence
France Presse sont sans équivoque. « vous
savez comment ça se passe », a expliqué Raymond Barre dans l’émission
France Europe Express sur France 3, évoquant les menaces pesant sur les députés
UDF : « Vous
n’aurez pas d’investiture si vous (…) allez au secours de Jospin, vous êtes
les harkis de Jospin ». « Ce
sont ceux là même qui depuis 1986 ont été les harkis de Mitterrand qui
viennent dire cela » a regretté M. Barre. « Moi
depuis 1986 je suis contre la cohabitation, je ne suis allé au pas de
gymnastique cohabiter » a-t-il lancé. « Quand
j’entends un certain nombre de parlementaires, et vous savez à quel parti ils
appartiennent, parler de traîtres ou de gens qui font le jeu de Jospin, je
pourrais leur demander … ». Pour
notre part, il n’y avait aucun doute que cette construction de propos légitimés
par un homme politique sont historiquement faux, humainement blessantes,
juridiquement condamnables. Cette contre vérité diffusée à cette échelle,
de surcroît par la notoriété de l’auteur donne force de loi aux propos
incriminés. L’article
23de cette même loi, prévoit que « la diffamation envers les
particuliers par l’un des moyens énoncés sera punie d’une amende de 80
000F ; et que la diffamation commise par les mêmes moyens envers une
personne ou un groupe de personnes à raison de leur origine ou de leur
appartenance ou de leur non-appartenance à une ethnie, une nation, une race ou
une religion déterminée, sera punie d’un emprisonnement d’un an et d’une
amende de 300 000F ou de l’une de ces deux peines seulement » La plainte qui a été déposée et défendue par Maître
Philippe LESCENE du Barreau de Rouen est déclarée recevable par le Tribunal de
Grande instance de Rouen au cours d’une première audience du tribunal qui a
eu lieu le mercredi 16 mai 2001. Monsieur
Raymond BARRE est universitaire, homme de culture, et de surcroît ancien
Premier Ministre de la République. Il ne pouvait ignorer, tant l’existence de
cette population que l’impact des propos incriminés, sur celle-ci ». Le
mot Harkis avec un H majuscule
n’est pas un adjectif synonyme de traître, il est un nom de personnes, (de
citoyens français) au même titre que les Normands, Bretons, Corses, Alsaciens
ou autres composantes de la communauté nationale. Lui-même
en effet, a été désigné avec cette image, avec cette équation présentée
ci-dessus par certains de ses amis Députés U.D.F pour avoir pris la position
politique que l’on sait : Voter
l’inversion du calendrier électoral de la présidentielle avant la législative
avec le groupe socialiste à l’Assemblée nationale. La presse n’a pas
rapporté les noms de ces « amis U.D.F » qui ont usité cette
mise à l’index à l’encontre de M. BARRE, et nous n’avons pu intervenir
juridiquement aussi contre ces auteurs par défaut de preuve. Seule
une dépêche de l’Agence France Presse datée, mais qui n’est pas signée,
rapporte les mêmes propos incriminés et proférés par M. DONNEDIEU de VABRES,
bien avant le Congrès de l’U.D.F qui s’est déroulé à ANGERS du
1er au 3 décembre 2000. Il faut préciser que Messieurs BARRE
et DONNEDIEU de VABRES sont tous les deux membres de L’U.D.F. M.
Raymond BARRE au lieu de s’offusquer du lien qui est fait entre notre titre
identitaire Harkis et prendre notre défense, il s’en est accommodé et l’a
précisé en lui donnant le sens de « traître ». A
notre demande le colonel MILIANI nous a fait l’immense service de se déplacer
de Strasbourg et venir témoigner au procès,
ce mercredi 3 octobre 2001 au Tribunal correctionnel de Rouen pour l’honneur
des Harkis. Ce
même jugement a reconnu implicitement qu’il y a eu diffamation, en déboutant
également les 8 parties civiles en motivant son arrêt au seul motif que
« les Plaignants n’ont pas apporté la preuve qu’ils étaient visés
personnellement » (bien sur par les propos de M. BARRE ! ! !) Le
Président de G.M.H,
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